Journal du dehors , Annie Ernaux

On l’a pris dans la bibliothèque sans savoir.

Un petit livre mais qui s’y colle, qui le tente ce pari, cette écriture, ces notations du réel.

On dirait un funambule. Elle ne sait pas trop quoi en faire de ce projet, de cette contrainte, mais on comprend que c’est sans doute pour elle le seul moyen d’apprivoiser la ville, cette ville nouvelle, d’apprivoiser l’angoisse, non pas de la ville, mais de soi dans la ville.

(Je m’aperçois que je cherche toujours les signes de la littérature dans la réalité.)



écrit-elle.

Sébastien Rongier - 28 novembre 2008