Petite histoire sur la couverture de Cinématière




La version finale de la couverture rétablit le sous "Arts et cinéma". Bien sûr le livre ne saurait couvrir l’ensemble des relations que le cinéma entretient avec toutes les formes artistiques. Je me suis concentré sur l’art contemporain, et la littérature... et pour être précis "l’art vidéo" et la littérature contemporaine.

Cette couverture a été possible grâce à l’immédiate et généreuse acceptation de Peter Tscherkassky, l’image étant un photogramme d’une de ces oeuvres de 1999, intitulée Outer Space.

Car, nous sommes, avec cette oeuvre de Tscherkassky, au coeur du projet : interroger les relations de l’image cinématographique avec les autres arts, les circulations des images et les formes qu’elles produisent.
Pour Outer Space, il s’agit d’inventer une lecture primitive d’un film de Sidney J. Furie The Entity (L’Emprise) avec Barbara Hershey, à partir du matériau même du film.
Derrière l’image d’autres images s’inventent.


Mais également, derrière ce choix de couverture pour Cinématière résonne un autre essai, un autre texte à venir. En effet, ce choix de Peter Tscherkassky renvoie directement et secrètement à une certaine Théorie des fantômes qui devraient paraître prochainement. Un effet d’anticipation, sans aucun doute.
Et de toute façon, dans Cinématière, il sera (nécessairement) question de fantômes. L’un mène à l’autre. Et inversement.

On peut découvrir l’oeuvre de Peter Tscherkassky sur son site et découvrir ses films un peu partout.





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Sébastien Rongier - 31 janvier 2015