Les romans et récits publiés depuis 2009





Les désordres du monde. Walter Benjamin à Port-Bou
Récit, Paris, Pauvert-Fayard, 2017.



Quatrième de couverture :
Conscient que sa tentative de fuir l’Europe était vouée à l’échec, Walter Benjamin s’est suicidé à Port-Bou en 1940.
Avec lui, c’est une part de la conscience européenne qui a trouvé la mort.
Sébastien Rongier s’est retrouvé par hasard dans la petite localité espagnole, lieu à la fois solaire et tragique où les apports majeurs de l’écrivain et philosophe allemand à l’histoire de l’art et de la pensée prennent un relief particulier.
Où mieux qu’ici prendre conscience de la fragilité d’une pensée face au totalitarisme ? L’auteur trace le chemin qui l’a conduit vers ce penseur, au milieu des livres et des villes. Il dessine son portrait, entre souvenirs et mémoire des dernières années de l’existence de Benjamin. Celui qui avait à cœur de penser en dehors des systèmes s’est pourtant retrouvé acculé dans une impasse par le pire des systèmes qui soient. Et c’est autant l’impossibilité de penser autrement que celle de fuir qui l’a conduit à son geste fatal.
En ce début de XXIe siècle, cette impossibilité ne menace-t-elle pas à nouveau ?

Quelques compléments ici.


78
Roman, Paris, Fayard, 2015.



Quatrième de couverture :
Il y a cet homme qui a gardé le réflexe de tendre la main sous la table pour caresser son chien, alors que son chien est mort. Cette femme qui boit du Get 27 pour oublier que son amant marié ne viendra pas. Ce militant d’extrême-droite qui cherche à embrigader le patron de la brasserie. A l’abri des regards, dans la cuisine, il y a le rescapé d’une nuit d’octobre. Et puis il y a l’enfant. L’enfant qu’un adulte accompagnait mais qui est seul à présent devant son verre vide. L’enfant qui attend que l’adulte revienne.
Nous sommes en 1978, dans une brasserie près de la cathédrale de Sens. C’est un instantané de la France et d’une époque. Mais c’est aussi le récit atemporel et poignant de la perte de l’enfance, dans le bourdonnement indifférent de cette ruche française.


Sébastien Rongier fait d’un café une chambre d’échos, où résonnent les voix d’un France pays venant tout juste de basculer dans la crise. Avec les guerres mondiales et coloniales, le paysage social, se décompose et se recompose. Et les différentes lignes de forces du passé et du présent se croisent toutes, dans ce bar, dressant un portrait à la fois morcelée, humble et puissante de ce qu’a pu être le XXe siècle français.

Quelques compléments ici.


Ce matin
Roman, Paris, Flammarion, 2009.



Quatrième de couverture :
Accident :
événement fortuit, imprévisible
fâcheux, malheureux
imprévu et soudain qui entraîne des dégâts, des dangers (blessure, mort)


Quand on aura traversé les lieux de l’enfance, les souvenirs et la forme des villes, on fera face à la dislocation des journées. On affrontera un mot, accident, qui n’interrompra jamais la brutalité d’une disparition : au petit matin, un samedi de juin, une camionnette percute une voiture sur une route de Vendée. A Paris, le téléphone sonne dans l’appartement d’un jeune homme.

Ce matin est le premier roman de Sébastien Rongier
Quelques compléments ici.

Sébastien Rongier - 27 juin 2018