Remaking the world

On a vu où ils se concentraient.

On a déchiffré leur code fétiche.

Il convient désormais, dans cette archéologie extraterrestre, de cerner leurs coutumes et et pratiques en posant quelques règles articulées à quelques films car c’est là qu’on les découvre avec une grande évidence (se souvenir des Trois jours du condor... et donc de la très grande dangerosité d’un tel travail). #####

Règle numéro 1

Un extraterrestre ne va pas en prison. Et de regarder la bande-annonce du remake de Le jour où la terre s’arrêta ! Il y a d’abord le film de 1951 de Robert Wise Le jour où la terre s’arrêta. Mais c’est la bande-annonce du remake avec Keanu Reeves qui nous apprend bien des choses [1]. Laissons de côté la fable écologique opportune/iste (cela s’articule au remake, pas aux extraterrestres) qui nous apprend que l’homme détruit la terre, et constatons seulement qu’un extraterrestre ne reste pas en prison. Il a peut-être été pris la main dans le sac d’extraterrestrerie malversative, il échappe à la vigilance de tous pour aller s’ébattre dans la forêt.

C’est tout pareil pour Bernard.

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Règle numéro 2

Un extraterrestre ne meurt jamais. Il se transforme. On avait vu dans le remake The Thing de John Carpenter qu’il ne faut pas décongeler un extraterrestre car il en profite pour changer de formes, varier les postures, etc. [2].

C’est tout pareil pour Jean-Marie M.

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Et d’apprendre aujourd’hui la mort de Patrick McGoohan, comédien qui incarnait The Prisoner... alors même qu’on évoque un remake de la série (encore un hasard !).

I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN !... il disait.

Pas sûr, pas sûr. Avec tous ces extraterrestres.

Sébastien Rongier - 15 janvier 2009

[1] Entreprendre de ne parler de certains films qu’à partir de leur bande-annonce et autres trailers : c’est une méthodologie d’analyse comme une autre.

[2] Rappelons que La Chose d’un autre monde (The Thing from Another World) réalisé par Christian Nyby (et le coup de main de Howard Hawks) date de 1951... comme l’initial Jour où la terre s’arrêta (Hum, Hum... troublante coïncidence), ce film donc mettant en scène une grosse et vilaine pomme de terre carnivore pré-transgénique.