François Bon et Ce matin

Je ne lui avais rien dit du texte, ou de l’écriture. Alors il a découvert le manuscrit presque par hasard en regardant parmi d’autres. En lisant mon nom, il a dit « Mais j’le connais celui-là ». Il a pris son téléphone et s’est moqué gentiment de moi avant de me faire part de sa découverte. Une pudeur, un chemin que j’essayais de tenir... un peu comme on peut. Je me souviens précisément de l’endroit où j’étais ce jour-là, à la recherche d’un appartement que je ne trouverais pas à Montreuil, devant un immeuble orange passé, dénué de tout intérêt. Cette journée reste gravée parce qu’elle est le fruit de ces hasards objectifs qui font tenir, qui produisent un peu d’électricité quand on est au fond du doute.
Après... c’est une autre aventure. Sa lecture et ses encouragements, les mille détail de la vie numérique, les projets qui n’auront pu être tenus, et les autres qui avancent sur publie.net [1].

Je ne vais pas ce soir me lancer dans un exercice d’admiration qui le mettrait mal-à-l’aise, mais quand même ce signe sur tiers-livre aujourd’hui cela fait drôlement chaud... et la température augmente d’autant quand Dominique Dussidour sur remue.net met en ligne ce texte.

La soirée m’est belle d’amitié. Merci.

Sébastien Rongier - 25 janvier 2009

[1] où il a immédiatement accueilli la nouvelle Au troisième étage, et le recueil d’essais Littérature d’aujourd’hui, mais aussi a permis l’émergence de la collection Art, pensée & Cie