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	<title>Fragments (S&#233;bastien Rongier)</title>
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		<title>Fragments (S&#233;bastien Rongier)</title>
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		<title>Souvenir (de merde) de Silvio Berlusconi </title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier, S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>C'&#233;tait le 11 mars 2002, et me semble-t-il, le tout premier texte que je publiais. C'&#233;tait L'Humanit&#233; . Un ami m'avait propos&#233; de publier cet &#233;nervement d'alors. Je ne l'&#233;crirai sans doute plus de la m&#234;me fa&#231;on, mais je crois que je garderai assur&#233;ment l'essentiel, la trame, en un mot, la substance, ou la mati&#232;re. Mais si je le republie ici, c'est pour saluer le d&#233;part de l'Autre, m&#234;me s'il ne part pas comme on l'aurait, un bon coup de pied au cul par le peuple italien. Quant &#224; la question de la merde dans (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait le 11 mars 2002, et me semble-t-il, le tout premier texte que je publiais. C'&#233;tait &lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/node/443044&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;L'Humanit&#233; &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Un ami m'avait propos&#233; de publier cet &#233;nervement d'alors. Je ne l'&#233;crirai sans doute plus de la m&#234;me fa&#231;on, mais je crois que je garderai assur&#233;ment l'essentiel, la trame, en un mot, la substance, ou la mati&#232;re. Mais si je le republie ici, c'est pour saluer le d&#233;part de l'&lt;i&gt;Autre&lt;/i&gt;, m&#234;me s'il ne part pas comme on l'aurait, un bon coup de pied au cul par le peuple italien. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; la question de la merde dans l'art, l'&#233;nervement est intact. Il n'est qu'&#224; &#233;couter une &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-raphael-enthoven-le-monde-selon-de-raphael-enthoven-2011-11-08&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;r&#233;cente chronique&lt;/a&gt; du &quot;monde selon&quot; Rapha&#235;l Enthoven sur l'art contemporain. La r&#233;action est toute semblable. Oh les beaux jours !
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Alors juste de deux mots en forme de conclusion : Bren, bren !
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'univers Berlusconi&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 11 mars 2002)
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&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Italie contemporaine s'est trouv&#233;e, en la personne de Vittorio Sgarbi, un petit Hercule tapageur qui viendrait &quot; laver &quot; mus&#233;es et lieux d'exposition de l'art contemporain. On pourrait aligner les frasques de l'homme, les d&#233;clarations et les actes affligeants du politique, ou encore rappeler les m&#233;diocres provocations de la figure du spectacle. Car Sgarbi est tout cela &#224; la fois. Mais ce n'est pas ce m&#233;lange des genres qui le rend int&#233;ressant. Il est seulement, &#224; ce titre, un sympt&#244;me significatif des activit&#233;s m&#233;diatico-id&#233;ologiques et politico-financi&#232;res de l'univers Berlusconi. L'attaque contre le centre d'art Luigi Pecci a donc &#233;t&#233; une occasion pour le sous-secr&#233;taire d'&#201;tat aux Biens culturels de faire une mise au point (la sienne et celle du gouvernement) sur l'art contemporain. &quot; D&#233;chetterie de l'art contemporain &quot;, ce centre pr&#233;senterait un &quot; art excr&#233;mentiel &quot;. L'argument est connu, il a parcouru les si&#232;cles, notamment le XXe, et il n'&#233;pargnera pas le suivant. Alors oui, avouons-le, l'art contemporain, l'art moderne, l'art tout simplement est excr&#233;mentiel, ou plut&#244;t a quelque chose &#224; voir avec la &quot; merde &quot;.
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&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La modernit&#233; se constitue &#224; partir d'un sens critique aigu et un renversement des valeurs traditionnelles. Elle met &#224; nu les crit&#232;res classiques du jugement. La &quot; merde &quot; participe donc de ce renversement des valeurs, m&#234;me si l'on ne peut r&#233;duire cette question excr&#233;mentielle &#224; la seule modernit&#233;. Mais c'est pourtant elle, la modernit&#233;, qui interroge les aspects les plus r&#233;actionnaires de modes de pens&#233;es et de repr&#233;sentations, en faisant sauter le verrou qui identifiait le bon au beau, et l'esth&#233;tique &#224; ce jugement de go&#251;t. Effacer le d&#233;chet, &#233;purer la forme est bien ce retour r&#233;actionnaire qui touche aussi bien l'esth&#233;tique que la politique. Lorsque Sgarbi parle d'&quot; art excr&#233;mentiel &quot;, il d&#233;signe ces formes contemporaines de l'art qui explorent d'autres voies que la peinture repr&#233;sentative. En mettant dos &#224; dos les diff&#233;rences artistiques, en opposant Duchamp-Manzoni d'un c&#244;t&#233; et Balthus-Freund de l'autre, il rejoue la restauration de la repr&#233;sentation figurative contre toutes les autres formes contemporaines de l'art. Mais ce n'est pas ici du c&#244;t&#233; de l'esth&#233;tique qu'il faut comprendre cette opposition, mais bien du c&#244;t&#233; de l'id&#233;ologie. Elle renvoie &#224; une pens&#233;e restauratrice qui refuse toute mise en cause des formes de la tradition, qui condamne cet art qui ouvre &#224; la pens&#233;e et interroge le monde contemporain par des formes n&#233;cessairement autres, immanquablement nouvelles.
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&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reste que cette opposition n'est pas si tranch&#233;e puisque Sgarbi convoque des peintres qui interrogent eux-m&#234;mes l'art et la condition moderne. Comme le souligne le critique italien et historien d'art contemporain Giovanni Joppolo &#224; propos du fascisme italien, l'id&#233;ologie de la mobilit&#233;, initi&#233;e par Marinetti, repose sur une capacit&#233; d'adaptation &#233;lastique. En voulant brouiller les dimensions esth&#233;tiques, Sgarbi tente d'opacifier les enjeux. Pourtant, m&#234;me ces man&#339;uvres grossi&#232;res qui instrumentalisent ces peintres ne sauraient cacher l'id&#233;ologie sous-jacente &#224; ces propos. Dans une interview r&#233;cente, le nouveau &quot; Monsieur Propre &quot; des &#233;curies de l'art parlait en la d&#233;non&#231;ant de la pr&#233;sentation d'un urinoir. Non seulement il ne citait pas le nom de son auteur, Marcel Duchamp, artiste majeur de l'art moderne sur qui l'on fait reposer tous les maux de l'art, mais surtout, comme Pierre Pinoncelli dans un autre registre, il oblit&#233;rait totalement les enjeux esth&#233;tiques et linguistiques de Fontaine. C'est parce que ce &quot; ready made &quot; a &#233;t&#233; et reste encore un pav&#233; subversif dans la mare r&#233;actionnaire de l'art que Sgarbi le r&#233;duit par des approximations.
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&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est quand Sgarbi d&#233;nonce l'&quot; arte povera &quot; que l'on comprend le populisme primitif du politicien historien d'art. R&#233;duit &#224; &quot; des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et &#224; une mafia &quot;, ce mouvement exemplaire selon lui de l'art contemporain est donc d&#233;nonc&#233; comme corrompu et corrupteur. Transformant les enjeux esth&#233;tiques en un discours moral pour le moins douteux, Sgarbi alimente la d&#233;n&#233;gation des exp&#233;riences de la culture contemporaine par une d&#233;magogie affirmative qui neutralise l'ambivalence m&#234;me de tout art. En niant la valeur critique, en voulant noyer l'inconciliation n&#233;cessaire de l'&#233;v&#233;nement artistique et esth&#233;tique, Sgarbi propose - et peut-&#234;tre m&#234;me impose - une esth&#233;tique de la r&#233;conciliation, entendue comme pens&#233;e dominante du relativisme soumettant toute d&#233;marche r&#233;flexive critique &#224; un consensus r&#233;ificateur et conformiste.
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&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dario Fo, d&#233;non&#231;ant r&#233;cemment l'Italie berlusconienne comme l'arriv&#233;e d'un nouveau fascisme, nous engage &#224; &#234;tre attentifs aux effets de neutralisation de la vie publique d&#233;mocratique par des actions qui passent pour secondaires. Mais l'action de contr&#244;le politique de la culture a toujours &#233;t&#233; un des m&#233;canismes amor&#231;ant cette privation de la vie individuelle et collective de toute d&#233;marche autre qu'un mod&#232;le d&#233;termin&#233;. C'est pourquoi ce qui n'entre pas dans la mod&#233;lisation esth&#233;tique de l'art chez Sgarbi devient suspect. Il ne s'agit bien &#233;videmment pas ici de condamner ou d'induire un quelconque &quot; malaise &quot; face aux ouvres figuratives, mais bien de souligner l'instrumentalisation id&#233;ologique que l'on fait d'elles. Et l'on ne peut que rappeler l'action id&#233;ologique et politique du ministre fasciste Guieppe Bottai qui, durant le r&#233;gime mussolinien, exclut toute forme d'art autre que l'esth&#233;tique figurative, malgr&#233; l'esquisse d'un d&#233;bat falsifi&#233; se r&#233;duisant finalement au mouvement institutionnel du Novecento repr&#233;sent&#233; par le peintre Sironi. Pourtant des poches de r&#233;sistance se dessinent en Italie malgr&#233; Sgarbi. La culture, en renouant avec les enjeux politiques qui l'engagent, red&#233;couvre l'exercice critique inh&#233;rent &#224; l'acte de cr&#233;er, de penser. Les soubresauts politiques et diplomatiques du futur Salon du livre &#224; Paris en sont un indice, la mobilisation intellectuelle et artistique italienne en est un autre. On voit par ailleurs na&#238;tre un mouvement de fond qui construit des alternatives. Ainsi, les nouveaux territoires de l'art pourraient bien &#234;tre cette activation critique qui traverse la culture. L'art excr&#233;mentiel a donc de beaux jours devant lui...
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	</item>
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		<title>Couloir (Approche en forme de suites - 2)</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article175</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier, S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>Elle avait t&#226;tonn&#233; dans les d&#233;bris. Un peu &#224; gauche, dans la p&#233;nombre, elle savait qu'il restait un morceau de bougie. A cette heure, plus personne dans la cave ne s'agitait. Sinon dans leur sommeil. On avait tent&#233; de garder le rythme d'avant. Mais plus personne ne dormait vraiment. Comme elle, ils restaient recroquevill&#233;s dans leur coin, comme des tas d&#233;coupant le noir, de boules de nuit ramenant sur eux les morceaux de tissu et les feuilles de papier chiffonn&#233;s et alourdis par la poussi&#232;re. (...)

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	</item>
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		<title>Cher Jean Birnbaum (et autres questions num&#233;riques)</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article174</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier, S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>Cher Jean Birnbaum, Vous me permettrez cette familiarit&#233; bien que nous ne nous soyons jamais rencontr&#233;s et que, tr&#232;s vraisemblablement, vous n'ayez jamais eu l'occasion de rencontrer les textes que j'ai pu commettre, n'&#233;tant ni critique patent&#233;, ni intellectuel organique et/ou pr&#233;caire, et &#224; peine &#233;crivain. Mais j'ai l'habitude de vous lire dans les colonnes de ce &#171; journal gothique du soir &#187; autrement appel&#233; Le Monde. Cela cr&#233;e des liens. J'ai d&#233;couvert cet apr&#232;s-midi dans l'&#233;dition du vendredi 4 (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cher Jean Birnbaum,
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous me permettrez cette familiarit&#233; bien que nous ne nous soyons jamais rencontr&#233;s et que, tr&#232;s vraisemblablement, vous n'ayez jamais eu l'occasion de rencontrer les textes que j'ai pu commettre, n'&#233;tant ni critique patent&#233;, ni intellectuel organique et/ou pr&#233;caire, et &#224; peine &#233;crivain. Mais j'ai l'habitude de vous lire dans les colonnes de ce &#171; journal gothique du soir &#187; autrement appel&#233; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;. Cela cr&#233;e des liens.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai d&#233;couvert cet apr&#232;s-midi dans l'&#233;dition du vendredi 4 f&#233;vrier 2011, votre article intitul&#233; &#171; Internet, ce &#171; Waterworld &#187; antimoderne &#187; et fort heureuse pour moi, je ne porte pas chapeau car sinon j'aurais sans doute d&#251; le manger &#8211; ne portant que des bonnets lorsqu'il fait froid, je profite du radoucissement pour le retirer et donc me dispense d'un digestion difficile car je n'aurais eu que l'alternative de &#171; manger mon bonnet &#187; &#224; la lecture de votre article. Bien &#233;videmment, cette lecture est partiale et force peut-&#234;tre le trait de propos qui ne sont pas enti&#232;rement les v&#244;tres, d'extrapolations qui ne sont que les miennes.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est toujours un peu une f&#234;te lorsqu'on constate la pr&#233;sence d'Internet dans les pages du &#171; Monde des livres &#187; et en plus, en premi&#232;re page. Mais, l&#224;, avancer la personne d'Alain Finkielkraut pour &#233;voquer les pratiques contemporaines de l'internet, fussent-elles r&#233;actionnaires, ne me fait finalement pas rire, ni m&#234;me sourire.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'Alain Finkielkraut pratique l'impr&#233;cation &#224; l'&#233;gard d'Internet depuis &#171; 2001 &#187; est une &#233;vidence, que cela se poursuive depuis cette date l'est aussi. La &lt;i&gt;doxa&lt;/i&gt; intellectuelle, celle d'une pens&#233;e largement dominante, &#224; l'&#233;gard d'Internet est simplement une identification au &lt;i&gt;mal&lt;/i&gt;. Mais elle n'est finalement qu'une figure, qu'un fanal interchangeable en fonction des vents et configurations du temps. Dans cet article consacr&#233; &#224; la pr&#233;sence d'une pens&#233;e r&#233;actionnaire sur le net par ceux-l&#224; m&#234;me qui le fustigent, votre constat omet l'argument liquide de l'opportunisme : c'est un principe aqueux que de se glisser dans les anfractuosit&#233;s. D&#232;s lors, il faudrait peut-&#234;tre retourner la m&#233;taphore et penser Internet en terme de plasticit&#233; min&#233;rale, et nos pratiques comme des pratiques liquides. Mais ceci est une autre question qui n'int&#233;resse pas le sujet qui occupe votre article. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui est int&#233;ressant dans votre description des pratiques de ces contemporains m&#233;contents, c'est finalement d'&#234;tre l'acte m&#234;me qu'ils d&#233;noncent, &#224; savoir l'Internet comme mode d'expressivit&#233;, d'expansion expressive, et surtout l'Internet consid&#233;r&#233; comme simple outil m&#233;diatique parmi d'autres, un peu plus m&#233;pris&#233; et honteux, certes, mais finalement, rien de plus. A ce titre, &#233;tonnement de trouver le cas &lt;i&gt;Jourde&lt;/i&gt; dans ces paragraphes pr&#233;cisant que je n'ai pas plus de passion ou d'animosit&#233; &#224; l'&#233;gard de Jourde que de Finkielkraut). Je vous avoue que la petite gu&#233;guerre Jourde-&lt;i&gt;Le-Monde&lt;/i&gt; ne m'int&#233;resse pas une seconde. En revanche, sa pratique int&#233;resse. Je ne suis pas certain d'&#234;tre totalement d'accord avec lui lorsque, reprenant ses propos, vous lui faites dire que &#171; le blog constitu[rait] la forme id&#233;ale pour mener son combat &#187;. D'abord vous oubliez de dire que ce blog s'ins&#232;re dans la vie num&#233;rique d'un hebdomadaire, &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, et que la configuration g&#233;n&#233;rale de l'ensemble reproduit bon an, mal an la &#171; forme &#187; d'un journal, d'un hebdomadaire (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; accueille aussi des blogs sur son site). Il me semble que les textes publi&#233;s par Pierre Jourde appartiennent &#224; une tradition intellectuelle (appelez cela chronique, bloc-note, carnet intellectuel, tribune, on peut ergoter &#224; l'envi). Je ne vois pas en quoi le blog apporterait une quelconque sp&#233;cificit&#233; &#224; cette &#233;criture (son avis serait peut-&#234;tre int&#233;ressant &#224; cet endroit mais je ne le connais pas). En revanche, ce que son blog indique c'est l'impossibilit&#233; d&#233;sormais pour la presse (quotidienne, hebdomadaire) d'accueillir ces formes et ces format. Le paradoxe est que ce blog pose une question, mais une question destin&#233;e &#224; l'univers des m&#233;dias papiers (journaux, magazines, revues) mais absolument pas des pratiques num&#233;riques. C'est l&#224; qu'est le point aveugle, celui de pratiques litt&#233;raire, de d&#233;sir de litt&#233;rature (y compris une r&#233;flexion sur et avec les livres au grand dam des fausses cassandres ultra-anti-num&#233;rique qui confondent tout parce qu'ils ne veulent surtout pas voir et analyser ce qui serait peut-&#234;tre d&#233;stabilisant).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne me serais pas arr&#234;t&#233; &#224; &#233;crire ces &#233;l&#233;ments s'il n'y avait pas eu la date qui ouvre votre article. Je n'ai pas pour habitude d'&lt;i&gt;&#233;ditorialiser&lt;/i&gt; mes r&#233;flexions (encore une fois, je ne suis ni journaliste, ni intellectuel, pas m&#234;me &#171; blogueur &#187;&#8230; puisque je ne travaille que sur des sites). Mais la date de 2001 r&#233;sonne curieusement alors m&#234;me que nous venons de f&#234;ter avec all&#233;gresse les dix ans de l'association remue.net qui fait vivre la litt&#233;rature contemporaine sur Internet (et sp&#233;cifiquement sur internet&#8230; je veux dire aucune vocation ou tentation d'une vie papier pour ce qui appartient au travail de remue.net&#8230; ce qui ne signifie absolument pas dans mon esprit un rejet du papier, un anath&#232;me quelconque, les choses sont infiniment plus complexes et subtiles. Et c'est heureux). Certes l'association &#171; litt&#233;rature &#187;, &#171; contemporain &#187; et &#171; num&#233;rique &#187; peut para&#238;tre pour certains, beaucoup une association monstrueuse mais voil&#224; cela existe, et existait m&#234;me avant la publication de ce &lt;i&gt;Waterwold&lt;/i&gt; que j'irai sans doute lire (un jour). En somme, il y a quelque chose de tout &#224; fait symptomatique dans cette p&#233;rennisation de la c&#233;cit&#233; : la litt&#233;rature existe sur le num&#233;rique, en dehors des cadres du march&#233; et des institutions litt&#233;raires et se porte magnifiquement malgr&#233; ou avec le m&#233;pris g&#233;n&#233;ralis&#233; que peut l'entourer. Mais parfois, il y a un peu d'agacement &#224; voir s'afficher &#224; la une des pages litt&#233;raires ces angles d'attaque d'Internet quand, &#224; c&#244;t&#233; de cette pens&#233;e dominante et marchande (bon nombre des sites que vous &#233;voquez s'inscrivent dans ce mod&#232;le : n'y voir aucune critique mais le constater, le rappeler), il existe des espaces de cr&#233;ation, d'invention, de soutien de la cr&#233;ation litt&#233;raire (et pas seulement) contemporaine (et pas seulement), reposant justement sur un contre-mod&#232;le de gratuit&#233;, et de geste libre, ouvert, en dehors des clocheries mais reposant sur une exigence forte d'&#233;criture, de pens&#233;e, de litt&#233;rature. La liste de ces sites, et l'aventures de certains blogs sont faciles &#224; trouver. Il suffit de faire un clic-de-c&#244;t&#233;, comme d'autres pratiquent le pas de c&#244;t&#233;, d'aller &#224; l'&#233;cart de certaines lignes droites pour aller la rencontre de ces obliques qui inventent du &lt;i&gt;commun&lt;/i&gt; et rendent possible du sens contre les bruits de fonds de l'expressivit&#233; num&#233;rique. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS : &lt;i&gt;Waterworld&lt;/i&gt; est aussi un film paru en 1995 (moment o&#249; l'on commen&#231;ait &#224; parler d'Internet&#8230;) : en gros, c'est l'histoire de types qui se noient dans des verres d'eau.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS 2 : Apr&#232;s la couverture du &#171; Monde des livre &#187; o&#249; se trouve votre article, on peut lire en page 2 un article de Alain Beuve-M&#233;ry &#171; Vers une loi sur le livre num&#233;rique &#187;. C'est toujours curieux les effets de coh&#233;rence. Et l&#224; aussi des choses &#224; dire, et sans doute &#224; venir.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En lien l'article &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/02/10/internet-ce-waterworld-antimoderne_1477794_3260.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Internet, ce &#171; Waterworld &#187; antimoderne &#187;&lt;/a&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/02/10/vers-une-loi-sur-le-livre-numerique_1477796_3260.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Vers une loi sur le livre num&#233;rique &#187;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&quot;addthis_button&quot; href=&quot;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-eng8e37-d1431.gif&quot; width='125' height='16' alt=&quot;Bookmark and Share&quot; style='height:16px;width:125px;border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De France Culture &#224; Michaux : remue.net aller et retour</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article172</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sebastienrongier.net/spip.php?article172</guid>
		<dc:date>2011-01-14T22:21:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier, S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Bon, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Chatelier, Patrick</dc:subject>
		<dc:subject>De Jonckheere, Philippe</dc:subject>

		<description>Se rendre &#224; Radio France (c'est la premi&#232;re fois), c'est se dire qu'on va jeter un &#339;il &#224; l'int&#233;rieur du ventre et c'est se souvenir de ses propres vies radiophoniques, notamment autour des ann&#233;es 1983-1985 quand les radios fm &#233;taient encore interdites. On les disait m&#234;me pirates (d&#233;cid&#233;ment ces r&#233;surgences s&#233;mantiques, elles collent). Elle s'appelait Ohm 89 cette radio, au bas de la rue Joubert, dans l'arri&#232;re boutique d'un disquaire . On avait les cl&#233;s, la libert&#233;. C'&#233;tait l'enfance et un auditeur de temps (...)

-
&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Journal d&#233;bord&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier, S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Bon, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;Chatelier, Patrick&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot44" rel="tag"&gt;De Jonckheere, Philippe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se rendre &#224; Radio France (c'est la premi&#232;re fois), c'est se dire qu'on va jeter un &#339;il &#224; l'int&#233;rieur du ventre et c'est se souvenir de ses propres vies radiophoniques, notamment autour des ann&#233;es 1983-1985 quand les radios fm &#233;taient encore interdites. On les disait m&#234;me &lt;i&gt;pirates&lt;/i&gt; (d&#233;cid&#233;ment ces r&#233;surgences s&#233;mantiques, elles collent). Elle s'appelait &lt;i&gt;Ohm 89&lt;/i&gt; cette radio, au bas de la rue Joubert, dans l'arri&#232;re boutique d'un disquaire [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Pour ceux qui auraient oubli&#233;, c'&#233;tait un type qui fumait dans son magasin, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. On avait les cl&#233;s, la libert&#233;. C'&#233;tait l'enfance et un auditeur de temps &#224; autres.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me dans le bazar des travaux, Radio France, on sent tout de suite que c'est plus professionnel.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_215 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L180xH240/rondeur-cb7db.jpg' width='180' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:180px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute cette rondeur devrait rassurer ! Mais c'&#233;tait sans compter avec les ascenseurs. Pour se rendre au Studio 153, il faut monter cinq &#233;tages. Avantage du b&#226;timent moderne : l'ascenseur dont la fonction m&#233;canique est assez simple et heureuse : permettre gr&#226;ce &#224; une astucieuse machinerie reposant sur un syst&#232;me de contre-poids, de monter (ou descendre) des &#233;tages, des niveaux et tout un tas d'autres situations &#224; dominante verticales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Disons que l&#224; je l'ai bien senti la verticalit&#233;, et nous n'en menions pas large quand les hoquetements et crissements se sont r&#233;p&#233;t&#233;s au point que la machine faisait des sortes d'arr&#234;t technique autonome pour reprendre son souffle et tenter l'assomption d'un nouvel &#233;tape. &lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Life under de lift&lt;/i&gt; : &lt;a href=&quot;http://www.desordre.net/desordres_entier.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Philippe de Jonckheere&lt;/a&gt; tente des blagues sur un building &#224; Chicago, Fran&#231;ois Bon &lt;a href=&quot;http://twitter.com/fbon&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;twitte&lt;/a&gt;, Xavier de la Porte appelle des pompiers qui ne viennent pas, ou plus exactement qui nous cherchent &#224; des niveaux o&#249; nous ne sommes pas, et les autres, dont moi, ne pensent qu'&#224; une chose (calmement), le bonheur d'une petite s&#233;rie d'escalier, histoire de renforcer les abdo-fessiers. &lt;br&gt;
Par un m&#233;andre m&#233;canique qu'on n'explique et dont on ne cherche m&#234;me pas l'explication, les portes se sont ouvertes sur... le rez-de-chauss&#233;e. Une marche, deux marches, trois marches, etc. jusqu'au Studio 153, c'est assez chouette, cette visite des escaliers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si d'aventure, on avait &#224; m'inviter de nouveau &#224; Radio France (r&#234;vons un peu, et pas seulement d'escaliers), me sentirais assez comme cette petite fille, h&#233;sitant sur l'ascenseur.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_216 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L309xH240/ascenseur02-34b88.jpg' width='309' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:309px;' /&gt;&lt;/span&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Photogramme issu d'un film n&#233;erlandais non essentiel De Lift de 1983 dans (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'&#233;mission, on en dira rien, elle n'existe dimanche. Je vous rappelle que &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-web-et-litterature-les-10-ans-de-remue-net-reseaux-de-la-revolte-tunisien&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Place de la toile&lt;/a&gt;, c'est le dimanche.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tr&#232;s passionnante, pr&#233;cise et claire &lt;a href=&quot;http://www.laviedesidees.fr/_Dakhli-Leyla_.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Leyla Dakhli&lt;/a&gt; &#224; propos d'Internet et la Tunisie.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis apr&#232;s remue.net qui a pratiqu&#233; un bel &#233;toilement, avec des voix, des positions fortes, parfois distingu&#233;es, une belle &#233;nergie et le plaisir d'&#234;tre ensemble, le tout sous la conduite de Xavier de la Porte (un chaleureux merci &#224; lui pour son invitation, et un amical salut aux remuements annonc&#233;s de son c&#244;t&#233;...).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Philippe De Jonckheere (codeman) et &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?mot332&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Patrick Chatelier,&lt;/a&gt; &#224; l'&#233;coute
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_217 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/PC_PDJ_a_l_ecoute-ad90f.jpg' width='320' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Au second plan (suivez la m&#232;che), l'homme de la radio, Xavier de la Porte au travail
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_218 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/SR_de_la_Porte-26ffc.jpg' width='320' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et quand tout est fini, qu'on est tous repartis apr&#232;s un chouette moment sur d'autres &lt;i&gt;Ondes&lt;/i&gt;, bord-cadrer Fran&#231;ois Bon, et le laisser le regard flotter sur les lignes de celle qu'on &#233;coute.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_219 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/FB_bord-7f0eb.jpg' width='320' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class='spip_document_220 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/FB_dos-17569.jpg' width='320' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
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&lt;br&gt;
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&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois de retour, finir de pr&#233;parer les derni&#232;res lignes droites du &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?article4001&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;rendez-vous de samedi&lt;/a&gt;... et chercher, pour les raisons qu'on imagine, un texte extrait de &lt;i&gt;La nuit remue&lt;/i&gt; d'Henri Michaux. Relire. Et finalement trouver. Allez, en avant-premi&#232;re :
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Est-ce pour regarder qu'ils sont venus sur cette plage, ces deux-l&#224; ? Ou pour s'effrayer, pour &#234;tre glac&#233;s d'&#233;pouvante &#224; cet &#233;trange spectacle qu'ils voient, qu'ils sont seuls &#224; voir ?&lt;br/&gt;
Et rien pour dig&#233;rer leur &#233;pouvante. Aucun soutien. Pas de corps. Il n'y aura donc jamais personne pour avoir un corps ici.&lt;br/&gt;
Mais peut-&#234;tre l'effroi pass&#233;, tourneront-ils le dos au papier, amants, silencieux, appuyant l'un contre l'autre leur maigreur d&#233;licate, seuls &#224; eux deux, de l'autre c&#244;t&#233; du monde, venus ici comme un d&#233;tail du hasard, repartant inaper&#231;us vers d'autres landes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_221 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L500xH375/Radio_France-24a01.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
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&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Pour ceux qui auraient oubli&#233;, c'&#233;tait un type qui fumait dans son magasin, qui avait des go&#251;ts bizarres pour la majorit&#233; et qui vendait des vinyls : 33, 45, et maxi 45 tours&lt;br/&gt; &lt;span class='spip_document_214 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:278px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/IMG/gif/vinyl-record_93.gif' width=&quot;278&quot; height=&quot;240&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Photogramme issu d'un film n&#233;erlandais non essentiel &lt;i&gt;De Lift&lt;/i&gt; de 1983 dans lequel un ascenseur &lt;i&gt;fou&lt;/i&gt; (encore la faute de la technologie) tuait et &lt;i&gt;mangeait&lt;/i&gt; litt&#233;ralement les occupants... alors qu'on le sait bien c'est le moyen de transport le plus s&#251;r, apr&#232;s les escaliers de Radio France !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Derni&#232;res lignes droites avec le rendez-vous remue.net</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article171</link>
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		<dc:date>2011-01-09T21:46:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier, S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>remue.net</dc:subject>

		<description>L'aventure remue.net se poursuit. Et fortement. Les chantiers ouverts r&#233;cemment ont n&#233;cessit&#233; un fort investissement, et pas seulement de moi. Le dossier consacr&#233; aux r&#233;sidences Ile-de-France est aujourd'hui en place et fonctionne dr&#244;lement gr&#226;ce &#224; Patrick Chatelier et Gu&#233;na&#235;l Boutouillet... et moi je m'&#233;panouis dans les arcanes administratives du dossier. Il en faut. Le site poursuit ses modifications, ses &#233;volutions. Il faut travailler au c&#339;ur de la machine et du programme pour faire &#233;voluer la (...)

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&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Journal d&#233;bord&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier, S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;remue.net&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'aventure &lt;a href=&quot;http://remue.net/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;remue.net&lt;/a&gt; se poursuit. Et fortement.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chantiers ouverts r&#233;cemment ont n&#233;cessit&#233; un fort investissement, et pas seulement de moi.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?rubrique335&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dossier consacr&#233; aux r&#233;sidences Ile-de-France&lt;/a&gt; est aujourd'hui en place et fonctionne dr&#244;lement gr&#226;ce &#224; &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?rubrique104&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Patrick Chatelier&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?mot464&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Gu&#233;na&#235;l Boutouillet&lt;/a&gt;... et moi je m'&#233;panouis dans les arcanes administratives du dossier. Il en faut.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site poursuit ses modifications, ses &#233;volutions. Il faut travailler au c&#339;ur de la machine et du programme pour faire &#233;voluer la maquette, lancer de nouveaux gestes graphiques. Et l&#224; encore le travail de Patrick Chatelier, Gu&#233;na&#235;l Boutouillet avec &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; magnifique... et la bascule doit s'op&#233;rer au moment o&#249; ces mots s'&#233;crivent.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'occasion des &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?article4001&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dix ans de l'association&lt;/a&gt;, l'envie de marquer ce moment a &#233;t&#233; unanime. Apr&#232;s la pr&#233;paration de la programmation et de l'organisation de l'ensemble de tout cela avec l'&#233;quipe remue, je suis pass&#233; &#224; une autre phase, celle d'un envoi presse au sujet de ces &#171; dix ans &#187;... en ne me faisant aucune illusion l&#224;-dessus. Et pourtant. Dans la demi heure qui a suivi mon envoi Xavier de la Porte de France Culture m'a r&#233;pondu avec enthousiasme afin d'&#233;tablir un contact et de discuter. Il sera bien le seul, avec la revue &lt;a href=&quot;http://www.mouvement.net/enkiosque&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Mouvement&lt;/a&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;] qui nous a consacr&#233; un billet dans leur dernier num&#233;ro. Suites aux &#233;changes, nous arrivons &#224; cette belle proposition, ce rendez-vous pour l'&#233;mission &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-web-et-litterature-les-10-ans-de-remue-net-2011-01-16.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Place de la toile&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; diffus&#233;e le dimanche 16 janvier 2011 &#224; 17h. Et d'y retrouver &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_212 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH50/place_de_la_toile-1bcb9.png' width='320' height='50' alt=&quot;&quot; style='height:50px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Fran&#231;ois Bon qui, &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2397&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dans un r&#233;cent billet du tiers livre&lt;/a&gt;, rappelle l'aventure remue.net
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Patrick Chatelier &#233;crivain et membre de remue.net o&#249; il d&#233;veloppe (entre autre) une part du projet &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?rubrique105&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Philippe De Jonckheere, l'homme du &lt;a href=&quot;http://www.desordre.net/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Desordre.net&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;http://sebastienrongier.net/spip.php?article169&quot; class='spip_out'&gt;Fourbi.net&lt;/a&gt; dont j'ai parl&#233; r&#233;cemment
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; et moi-m&#234;me
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et samedi, ce sera &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?article4001&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;le rendez-vous des dix ans&lt;/a&gt; (apr&#232;s quelques &#233;changes techniques, quelques r&#233;glages et pr&#233;parations... on sera au point) avec d&#233;j&#224; des personnes qui ne pourront pas &#234;tre au rendez-vous. On en reparlera. Mais leurs textes seront l&#224;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Et tiens comme un avant-go&#251;t, une plong&#233;e dans l'arch&#233;ologie pour ceux qui se souviennent
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_213 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L300xH240/Image_remue-11180.jpg' width='300' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
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		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class='spip_document_211 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/IMG/jpg/une_mouv_58bis.jpg' width=&quot;170&quot; height=&quot;215&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Couloir (Approche en forme de suites - 1)</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article170</link>
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		<dc:date>2011-01-06T21:41:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier, S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>Arriver au bout. C'est ce que tu te dis toujours. Encore. Encore maintenant. Mais depuis combien de temps &#233;tais-tu toujours l&#224;, &#224; mesurer l'approche ? Juste apr&#232;s l'escalier, &#224; droite des lignes tubulaires, la perspective effrayante de l'infini. Tu te tiens droit devant la masse d'espace et projette ton corps qui avance. Et chaque mouvement ne d&#233;passe rien, ne rencontre rien. Seulement le m&#234;me pan de mur blanc jauni, sem&#233; de t&#226;ches et de griffures. Celles des autres. Ceux qui passent et laissent les (...)

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&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier, S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_210 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L500xH375/Couloir-76dbe.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arriver au bout. C'est ce que tu te dis toujours. Encore. Encore maintenant. Mais depuis combien de temps &#233;tais-tu toujours l&#224;, &#224; mesurer l'approche ?
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Juste apr&#232;s l'escalier, &#224; droite des lignes tubulaires, la perspective effrayante de l'infini. Tu te tiens droit devant la masse d'espace et projette ton corps qui avance. Et chaque mouvement ne d&#233;passe rien, ne rencontre rien. Seulement le m&#234;me pan de mur blanc jauni, sem&#233; de t&#226;ches et de griffures. Celles des autres. Ceux qui passent et laissent les traces d'un mouvement, ceux qui ne regardent que la m&#233;canique du corps et sentent l'&#233;branlement du pied qui agrippe le sol, de la cuisse qui se raidit &#224; l'alarme de la vibration des chairs et des muscles quand la jambe se tend, que le corps se projette et fend ce qui l'instant d'avant n'&#233;tait qu'un vide, et imm&#233;diatement apr&#232;s le redevient. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu avances sur une surface mol&#233;culaire stable. C'est ce que te disent tes sens. Mais tu ne con&#231;ois pas le mouvement qui ne s'effectue pas malgr&#233; tes simulacres : gestes, sensation, impression de tenir la corde et d'atteindre, ce point au loin qu'on appellerait &lt;i&gt;bout&lt;/i&gt; s'il menait quelque part.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu te rassures. Tu absorbes l'information de ton pouls, sa r&#233;gularit&#233;. De -ci, de -l&#224;, un flux et son reflux. M&#233;tronomique. Tout fonctionne alors. Le corps est aliment&#233;, le cerveau oxyg&#233;n&#233;. Mais tu n'oses pas regarder tes mains. Ou tes pieds. Par peur. Celle d'un tremblement, d'un vacillement qui trahirait un malaise. Parce qu'autour de toi, objectivement, rien ne bouge. Dis-tu. rien ne bouge. C'est ce que tu te r&#233;p&#232;tes, c'est que ton cerveau, se r&#233;p&#232;te, te r&#233;p&#232;te.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est devant toi ce point extr&#234;me, ce point d'infini sur lequel tu r&#234;ves de buter. Comme si, au terme du chemin, il y avait une jet&#233;e : l'oc&#233;an, les embruns, peut-&#234;tre m&#234;me un bruit volatile et l'air iod&#233; qui br&#251;lerait tes sinus, le temps de s'y faire. Tu remonterais le col de ta chemise en regardant l'horizon qui s'infinirait dans tes yeux et penserais, marin, aux &#233;corchures des ponts des bateaux quand tu demanderais de hisser la grand-voile.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais tu ne bouges pas. Tu ne le sais pas. A peine. Tu pressens. Tu per&#231;ois. Tu tournes autour de la sensations pour ne pas laisser la peur t'envahir. Celle d'une immobilit&#233;. D'un emprisonnement dans le temps d'un couloir.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu n'aurais qu'un pas &#224; faire, un seul : celui-l&#224;, celui qui chaque jour t'emm&#232;ne, habituellement, de ce point &#224; un autre, celui qui trace des tangentes de ton corps dans les rues de la villes, dans les cubes des b&#226;timents. Ce pas qui te lie au sol par les intermittences de la marches.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Juste ce pas qui ne vient pas, qui s'est arr&#234;t&#233; dans ta nuque raide, ton torse droit, ton regard ferme sur les lignes d'un couloir qui t'absorbe et t'entra&#238;ne dans un d&#233;dale que tu ne comprends pas, qui s'approche de toi, qui arrive sur toi.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une silhouette hitchcockienne (vers la g&#233;n&#233;alogie de Samuel)</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article168</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sebastienrongier.net/spip.php?article168</guid>
		<dc:date>2011-01-03T22:42:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>



		<description>Combien de fois l'avais-je vu ce film ? Des s&#233;quences qu'on connaissait par c&#339;ur (ou presque), les choses lus, entendues. Enfin tout de m&#234;me, on parle d'Hitchcock et de North by Northwest. Vous savez bien... ou encore J'en ai pass&#233; du temps, comme beaucoup sur cette s&#233;quence de l'avion, sur la vente aux ench&#232;res, sur le baiser hitchcockien, sur l'incroyable s&#233;quence de drague dans le train, etc., etc. Tout le monde se souvient de l'avion qui vient, revient, explose, de la poursuite sur le mont (...)

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&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Journal d&#233;bord&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Combien de fois l'avais-je vu ce film ?
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des s&#233;quences qu'on connaissait par c&#339;ur (ou presque), les choses lus, entendues.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin tout de m&#234;me, on parle d'Hitchcock et de &lt;i&gt;North by Northwest&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous savez bien...
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_206 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH179/MT_avion-b3643.jpg' width='320' height='179' alt=&quot;&quot; style='height:179px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ou encore
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_207 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:314px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L314xH240/MT2-bd5f6.jpg' width='314' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:314px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'en ai pass&#233; du temps, comme beaucoup sur cette s&#233;quence de l'avion, sur la vente aux ench&#232;res, sur le baiser hitchcockien, sur l'incroyable s&#233;quence de drague dans le train, etc., etc. Tout le monde se souvient de l'avion qui vient, revient, explose, de la poursuite sur le mont Rushmore, de la m&#232;re de Thorhill, de impeccable James Mason, etc., etc. et de toutes les erreurs ou incoh&#233;rences qui fourmillent dans le film (le r&#233;cent livre de J.J. Marimbert (dir.) sur &lt;a href=&quot;http://www.vrin.fr/html/main.htm&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;La mort aux trousses&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; le rappelle bien). Bien s&#251;r de s'arr&#234;ter sur le g&#233;n&#233;rique, sur les questions d'architecture et de mouvements, sur le jeu de Cary Grant (ah, la houppette apr&#232;s le passage du camion), etc. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et de lire les textes importants, ceux de Rohmer-Chabrol, celui (historique) de Truffaut, et puis Douchet, Bellour (&lt;i&gt;L'analyse du film&lt;/i&gt;... quel livre !),et les autres, les articles aval&#233;s divers et vari&#233;s. Je n'irai sans doute pas aux conf&#233;rences de la Cin&#233;math&#232;que (&lt;a href=&quot;http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retrospectives/fiche-cycle/alfred-hitchcock,308.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;r&#233;trospective oblige&lt;/a&gt;) mais ce devrait &#234;tre un r&#233;gal. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, ayant &#224; travailler sur le film pour des &#233;l&#232;ves, il a fallu tout reprendre &#224; plat : rien de plus traitre qu'un film qu'on croit conna&#238;tre. Alors tout reprendre. Et m&#234;me l&#224;. M&#234;me l&#224;, malgr&#233; les visionnages, les arr&#234;ts sur images, et tout cela, il y a encore des choses qui &#233;chappe. On a beau avoir un cours tout pr&#234;t. Paf ! &lt;i&gt;Quelque chose arrive&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ce &lt;i&gt;quelque-chose-arrive&lt;/i&gt; qu'il s'agit d'&#233;voquer : apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; le g&#233;n&#233;rique [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='footnote' title='parce qu'il s'agit d'un g&#233;n&#233;rique Saul Bass' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;], commencer l'&#233;tude de la premi&#232;re s&#233;quence : on voit, on revoit... et l&#224; on &lt;i&gt;voit&lt;/i&gt;, je &lt;i&gt;vois&lt;/i&gt; quelque chose qui a sans doute sauter aux yeux de beaucoup (peut-&#234;tre la glose s'est-elle longuement empar&#233; de de cela mais je ne l'ai pas lu ou, pire, je l'ai oubli&#233;) : Hitchcock filme les rues de New-York de la fin des ann&#233;es cinquante. D&#233;cor naturel, images de la ville, des mouvements, leur boucle. Effet de boucle justement. V&#233;ritable sampling du r&#233;el. Soudain, le plan d'ouverture et aussi le plan qui ach&#232;ve cette s&#233;quence de mouvement de vie fourmillante de New-York. C'est l'image d'une sortie de bureau. Et comble du hasard (ou du calcul hitchcockien), on lit pr&#233;cis&#233;ment ces phrases du g&#233;n&#233;rique sur ce plan redoubl&#233; : &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_209 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH192/Petite_taille_MT_Hitch_1ter_-_copie-c1eae.png' width='320' height='192' alt=&quot;&quot; style='height:192px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;The events, characters and firms depicted in this photoplay are fictitious, and similarity to actual persons, living or dead, or to actual firms, is purely coincidental.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Cette d&#233;couverte, &lt;i&gt;purely coincidental&lt;/i&gt;, m'a stup&#233;fait, arr&#234;t&#233;.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien s&#251;r, l'id&#233;e premi&#232;re (et que je pense faire un jour prochain) est de reprendre le travail sur le double, la duplication chez Hitchcock... th&#232;me oh combien fondamental chez lui tant sur le plan formel que sur le plan psychique, se souvenir de &lt;i&gt;Vertigo&lt;/i&gt;, pour ne prendre que cet exemple. Hitchcock est un h&#233;raut de la &lt;i&gt;schize&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais c'est tout &#224; fait autre chose qui m'a frapp&#233; : la jeune femme blonde, l&#224;, &#224; droite, en tailleur bleu ; la seule &#224; rester immobile, &#224; attendre, appuy&#233;e contre le mur. Silhouette parfaite. Hitchcockienne.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du grain &#224; moudre. Encore.&lt;br/&gt;
Oui, mais l&#224;, rien de th&#233;orique. Ce n'est pas le cervelet th&#233;orique qui a fonctionn&#233; &#224; ce moment pr&#233;cis. Non, c'est un neurone fictionnel : cette silhouette blonde m&#233;ritait bien qu'un hasard de fiction (qui ne s'emp&#234;cherait aucune digression th&#233;orique) se penche sur elle.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fallait d&#233;sormais ouvrir un espace de fiction pour elle, pour comprendre, envisager, cette pr&#233;sence cin&#233;matographique forte, puissance, cette quintessence hitchcockienne en quasi palimpseste. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors y aller... m&#234;me si j'ai commenc&#233; par &lt;a href=&quot;http://sebastienrongier.net/spip.php?article166&quot; class='spip_out'&gt;un certain d&#233;tour.&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et bien s&#251;r, toute ressemblance avec des &#233;v&#233;nements ou des personnes existantes ou ayant exist&#233; ne serait que pure co&#239;ncidence. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
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		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3-1' id='nb3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] parce qu'il s'agit d'un g&#233;n&#233;rique Saul Bass&lt;br/&gt;&lt;span class='spip_document_208 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/IMG/jpg/la_mort_aux_trousses_titre_generique_original.jpg' width=&quot;320&quot; height=&quot;235&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Godard, tendance Jean-Luc ?</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article167</link>
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		<dc:date>2011-01-02T20:58:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>



		<description>Longtemps, j'ai pr&#233;f&#233;r&#233;, quand on me parlait de Godard, afficher un amour immod&#233;r&#233; pour Paulette. C'&#233;tait ma tendance Goddard . Je ne vois pas comment on pourrait ne pas &#234;tre imm&#233;diatement amoureux de la gamine des Temps modernes, ou d'Hannah dans Le Dictateur. Bref, glisser de Godard &#224; Chaplin, c'&#233;tait un peu du snobisme suissophile mais surtout un agacement : la divinisation de Godard n'a toujours insupport&#233;. Le cin&#233;aste God-Ar(t)d en joue, la critique et la th&#233;orie fran&#231;aises, parfois trop. Alors (...)

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&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Journal d&#233;bord&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Longtemps, j'ai pr&#233;f&#233;r&#233;, quand on me parlait de Godard, afficher un amour immod&#233;r&#233; pour Paulette. C'&#233;tait ma &lt;i&gt;tendance&lt;/i&gt; Goddard [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='footnote' title='' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]. Je ne vois pas comment on pourrait ne pas &#234;tre imm&#233;diatement amoureux de la gamine des &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt;, ou d'Hannah dans &lt;i&gt;Le Dictateur&lt;/i&gt;. Bref, glisser de Godard &#224; Chaplin, c'&#233;tait un peu du snobisme suissophile mais surtout un agacement : la divinisation de Godard n'a toujours insupport&#233;. Le cin&#233;aste God-Ar(t)d en joue, la critique et la th&#233;orie fran&#231;aises, parfois trop. Alors souvent, pratiquer l'&#233;vitement, ce qui m'a longtemps valu une image d'anti-godardien. M&#234;me si c'est injuste et surtout faux, ce n'est finalement pas si grave. Cela dit, dans la vie hexagonale, si on n'est ni normalien, ni agr&#233;g&#233;, ni fils de quelque chose et de quelqu'un, ni radicalement godardien (voire godardol&#226;tre), on est comme le dit Beck (ni Ulrich, ni Philippe, ni m&#234;me Jeff, mais le chanteur contemporain... d&#233;sol&#233;), un &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x3klmo_beck-loser_music&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;pas-grand-chose&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref. L'effet aura &#233;t&#233; un &#233;loignement progressif avec l'&#339;uvre m&#234;me si je continuais d'aller en salle voir les films et les admirer. Mais, incontestablement, je me suis coup&#233; d'un horizon critique, d'une possibilit&#233; de r&#233;flexion. M&#233;canique un peu idiote, je le conc&#232;de volontiers, de ne plus aller vers l'&#339;uvre du bonhomme tant les discours hagiographiques dominants pouvaient para&#238;tre pesants. Me restaient pourtant les films et les lieux o&#249; on les a vu : pour Godard, cela me fait cela quasiment &#224; chaque fois : tous les derniers films, &lt;i&gt;Notre Musique&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Eloge de l'amour&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;For ever Mozart&lt;/i&gt;, c'&#233;tait au Cin&#233;ma des cin&#233;astes (Paris), &lt;i&gt;JLG/JLG&lt;/i&gt;, c'&#233;tait &#224; la Pagode (Paris), &lt;i&gt;Nouvelle Vague&lt;/i&gt; &#224; L'Eldorado (Dijon), &lt;i&gt;D&#233;tective&lt;/i&gt; &#224; l'Alpha (Auxerre). Et ce que m'ont appris les films de Godard, c'est que ce n'est pas grave de ne pas tout comprendre, que l'&#339;uvre rec&#232;le une part profonde d'ind&#233;cidable, et d'&#224;-venir, bien avant d'avoir lu Blanchot ou Adorno. Seulement l&#224;, c'&#233;tait intuitif. C'est bien parce qu'il y avait cette intuition-l&#224; que je continuais de voir ses films, d'avancer dans son cin&#233;ma, parce qu'aussi j'avan&#231;ais, moi, de mon c&#244;t&#233;, un peu !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis le hasard des dvdth&#232;ques m'a permis de revoir, de reprendre langue : encha&#238;ner &lt;i&gt;A bout de souffle&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Une Femme est une femme&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pierrot le fou&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Vivre sa vie&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;One+One&lt;/i&gt; en attendant les autres sur la pile. Et de mesurer la puissance de ce cin&#233;ma, et de cette libert&#233;. Et de me dire maintenant qu'arrivera sans doute un jour un espace de r&#233;flexion plus pr&#233;cis ; et d&#233;sormais ce moment-l&#224; je l'attends avec bonheur : bonheur d'un &#233;change avec une &#339;uvre. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et comme la boucle m&#233;ritait d'&#234;tre d&#233;-boucl&#233;e, sur la pile des livres &#224; la t&#234;te du lit, la biographie offerte d'Antoine de Baecque [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Parmi les nombreux livres et travaux du prolifique Antoine de Baecque, il (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;] sur un certain Jean-Luc Godard. C'est le vice de la quadrature du cercle qu'on a trop caress&#233;. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; baign&#233; par le structuralisme dans ma formation, le biographique rattrape, sans pourtant entre dans une saint-beuvisme effr&#233;n&#233; (nouvelle manie de l'&#233;poque soit dit en passant).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais qu'on se le dise, il restera toujours dans mon c&#339;ur une place pour Paulette G... ainsi que Claudine Longet. Mais ceci est une autre histoire de cin&#233;ma.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
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&lt;img src='http://sebastienrongier.net/IMG/jpg/Paulette_Goddard.jpg' width=&quot;305&quot; height=&quot;240&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4-2' id='nb4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class='spip_document_204 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:250px;'&gt;
&lt;img src='http://sebastienrongier.net/IMG/jpg/Godard_Grasset.jpg' width=&quot;250&quot; height=&quot;380&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;
Parmi les nombreux livres et travaux du prolifique Antoine de Baecque, il faut avoir lu &lt;i&gt;L'Histoire-cam&#233;ra&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>(Les &#233;pisodes de Samuel - 1)</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article166</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>



		<description>Il lui restait combien de temps. Cinq minutes ? Peut-&#234;tre moins. Il ne regardait plus sa montre. Elle n'&#233;tait pas arr&#234;t&#233;e, seulement elle n'&#233;tait pas, comme on dit, &#224; l'heure. Elle fonctionnait, indiquait une heure, des minutes. Deux aiguilles qui fonctionnaient. Deux m&#233;caniques qui irr&#233;sistiblement &#233;voluaient, r&#233;volutionnaient mais pas au point d'&#234;tre en concordance avec l'&#233;poque, son &#233;poque. Il portait une montre non-contemporaine, incapable de soutenir ses vaines tentatives. Pas un d&#233;calage, ou un retard. (...)

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&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Journal d&#233;bord&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il lui restait combien de temps. Cinq minutes ? Peut-&#234;tre moins. Il ne regardait plus sa montre. Elle n'&#233;tait pas arr&#234;t&#233;e, seulement elle n'&#233;tait pas, comme on dit, &lt;i&gt;&#224; l'heure&lt;/i&gt;. Elle fonctionnait, indiquait une heure, des minutes. Deux aiguilles qui fonctionnaient. Deux m&#233;caniques qui irr&#233;sistiblement &#233;voluaient, r&#233;volutionnaient mais pas au point d'&#234;tre en concordance avec l'&#233;poque, son &#233;poque. Il portait une montre non-contemporaine, incapable de soutenir ses vaines tentatives. Pas un d&#233;calage, ou un retard. Mais un parfait d&#233;sordre. Une parfaite absence de raccordement. Pourtant, il ne la quittait pas. C'&#233;tait rassurant. Elle lui permettait de marcher plus tranquillement. Impossible de savoir s'il &#233;tait en avance ou en retard, s'il raterait son rendez-vous, son train, sa s&#233;ance de cin&#233;ma. Il s'accordait avec la puissance de ce hasard. L'absolue incertitude horlog&#232;re. Pourtant, elle avait tout pour elle : une neutralit&#233; diamantaire, une finesse du bo&#238;tier qui lui permettait de la dissimuler sous la manche d'une chemise ou d'un col roul&#233;, un bracelet de cuir &#233;galement l&#233;ger, loin des lourds et clinquant bracelets d'acier qui grossissaient les poignets. Il lui avait fallu apprendre &#224; s'organiser avec ces variations insaisissables du temps, de son temps. L'&#233;laboration d&#233;sormais constante d'un &lt;i&gt;contretemps&lt;/i&gt;, une vie enti&#232;rement remplie d&#233;sormais de &lt;i&gt;contretemps&lt;/i&gt;. Autant dire une mort certaine, catastrophique et peut-&#234;tre tragique pour qui ne r&#233;pond pas &#224; la mesure, au nombrable. Sans le savoir d'abord, en l'apprenant progressivement, gr&#226;ce &#224; quelques livres, quelques observations, intimes pour commencer, sociales pour avancer, et m&#233;taphysiques pour se perdre avec &#233;l&#233;gance, il se construisait une vie &lt;i&gt;incommensurable&lt;/i&gt;. Ou peut-&#234;tre &#233;tait-ce une vie incommensurable qui se construisait (versant impersonnel). Toujours est-il qu'elle impliquait des sacrifices, provoquait des malentendus, des souffrances : les heures, leurs rendez-vous dictaient tant. Son esprit n'&#233;tait pas de contradiction. Il faisait seulement sienne une tension inh&#233;rente &#224; l'existence : il serait en retard &#224; son mariage qui serait annul&#233;, il profiterait des meilleurs places de la Cour d'honneur parce qu'il serait largement en avance des autres, etc. Sa vie s'&#233;tait finalement bien accord&#233;e avec celle des trains, parce que lui-m&#234;me s'est impos&#233; une rigueur qu'un de ces biographes avait qualifi&#233; d'&lt;i&gt;inchoative&lt;/i&gt;. Ses arri&#232;re-petit enfants se demandaient toujours ce que l'universitaire de Harvard avait bien pu vouloir dire dans cette partie tr&#232;s s&#233;rieuse qui ouvrait &#224; la page 652 le chapitre consacr&#233; &#224; la vie amoureuse de celui qui, un temps (&#224; peine un mois en v&#233;rit&#233;), serait le leader charismatique d'un groupe rock, tendance post-quelque chose qu'ils n'avaient jamais compris car eux n'&#233;coutaient plus que de la techno &lt;i&gt;warp&lt;/i&gt;, les petits-enfants qui adoraient les histoires de cet arri&#232;re-grand p&#232;re. Ils soup&#231;onnaient pourtant le digne professeur de Cambridge d'avoir trop arros&#233; de Bourbon cette partie des entretiens avec Samuel, seule raison objective selon eux d'un tel embarras conceptuel pour d&#233;signer la complexe sinon d&#233;sastreuse vie sexuelle de leur a&#239;eul. En revanche, ils &#233;taient en profond d&#233;saccord avec l'interpr&#233;tation universitaire, qu'il s'agisse de l'ouvrage du biographe am&#233;ricain Roger O. Jeffries ou des pages biographiques de l'essayiste fran&#231;ais Fran&#231;ois Doinel, quant &#224; l'origine de la fameuse &lt;i&gt;montre&lt;/i&gt; de Samuel. Jeffries a longtemps favoris&#233; la piste du cadeau vol&#233;, largement d&#233;menti par l'autobiographie posthume du neveu du roi du Danemark. Doinel, dans sa posture sartrienne de psychabiographie, noie litt&#233;ralement le poisson dans l'eau en adoptant la technique dite de &lt;i&gt;la boite noire&lt;/i&gt; : on ne sait pas ce qui s'est pass&#233;, comment c'est arriv&#233;, mais c'est arriv&#233; : la veille, elle n'&#233;tait pas l&#224;, le lendemain si ! Admettons-le une bonne fois pour toute comme un simple fait et passons &#224; autre chose. Lili avait bien ri, non pas parce qu'elle &#233;tait psychanalyste &#8212; cela dit, elle l'&#233;tait &#8212; mais parce que dans sa famille avait toujours couru la l&#233;gende que la fameuse montre &#233;tait un cadeau de Cary Grant &#224; la m&#232;re de Samuel. Elle se souvient m&#234;me qu'on avait longtemps racont&#233; que, sa m&#232;re, &#233;perdument amoureuse de l'acteur, avait men&#233; une v&#233;ritable &#233;pop&#233;e cin&#233;matographique pour rencontrer l'homme qui l'avait &#233;conduit pour les raisons que l'on sait... mais en lui offrant, malgr&#233; tout, une montre, celle que Samuel avait r&#233;cup&#233;r&#233;, h&#233;ritage troublant s'il en est. C'est d'ailleurs sur ce r&#233;cit que Lili avait &#233;chafaud&#233; sa propre th&#233;orie sur Samuel, la montre &#233;tant en quelque sorte le symbole m&#234;me des d&#233;r&#232;glements amoureux et sexuels de la figure maternelle, confondue dans un inqui&#233;tant morphing analytique avec le visage de l'acteur hollywoodien, le tout venant expliquer le parcours de Samuel. Enfin, selon elle. Mais la publication de son essai autour de la figure de Samuel a &#233;t&#233; largement controvers&#233;e autour du monde. Tr&#232;s mal re&#231;u dans les diff&#233;rents centre d'&#233;tude samuellienne chinois, attaqu&#233;s pour d'&#233;videntes raisons politiques sur les campus am&#233;ricains et britanniques, la r&#233;ception fran&#231;aise qui a largement repos&#233; sur le terrain de la doxa psychanalytique a accueilli le livre avec cette extr&#234;me ti&#233;deur que l'on d&#233;finit souvent sous le terme g&#233;n&#233;rique de &lt;i&gt;glacial&lt;/i&gt;.
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Introduction en forme de (ir)r&#233;solutions</title>
		<link>http://sebastienrongier.net/spip.php?article165</link>
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		<dc:date>2010-12-31T13:30:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier, S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>R&#233;solution : ne pas en avoir (je veux vraiment, c'est-&#224;-dire aucune de ces r&#233;solutions vraies qui sont celles qu'on ne tiendra jamais au-del&#224; de leur &#233;nonciation contre-performative puisqu'elles sont de circonstance et ont souvent l'arrogance avin&#233;e). Irr&#233;solution n&#176;1 : reprendre le fil de la vie de ce site en tentant au quotidien d&#232;s 2011 quelques lignes d'un Journal d&#233;bord&#233;. Parce que je donne beaucoup de temps et d'&#233;nergie &#224; la vie de remue.net (c&#244;t&#233; administratif et organisationnel), j'ai un peu trop (...)

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&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Journal d&#233;bord&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier, S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


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&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Irr&#233;solution n&#176;1&lt;/strong&gt; : reprendre le fil de la vie de ce site en tentant au quotidien d&#232;s 2011 quelques lignes d'un &lt;i&gt;Journal d&#233;bord&#233;&lt;/i&gt;. Parce que je donne beaucoup de temps et d'&#233;nergie &#224; la vie de remue.net (c&#244;t&#233; administratif et organisationnel), j'ai un peu trop laiss&#233; de c&#244;t&#233; les projets personnels. Tenter de reprendre ce chemin via cet espace... se refaire ici des ballons d'oxyg&#232;ne. On verra bien.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Irr&#233;solution n&#176;2&lt;/strong&gt; : lister les projets en cours, les rendez-vous &#224; prendre :
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Avancer le livre sur les fant&#244;mes. C'est une affaire de temps, une affaire de concentration que ne permet toujours pas le quotidien. Mais voil&#224;, on avance doucement : on a travers&#233; Platon, Aristote, Descartes, Spinoza et quelques autres. On s'achemine vers Derrida. Ensuite, on mettra entre parenth&#232;se le Moyen-Age pour f&#233;vrier, et on attaque l'image photographique et cin&#233;matographique.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Reprendre le chemin de roman en cours, en attente, celui de l'enfance et de la m&#233;moire, d'une m&#233;moire qui vacille et butte sur une image, un d&#233;part et qui est travers&#233;e par les m&#233;moires de l'Histoire, les n&#244;tres, celles qui s'inscrivent en h&#233;ritage dans nos chairs.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Commencer le chantier d'une r&#233;flexion sur le stup&#233;fiant et magnifique &lt;i&gt;CosmoZ&lt;/i&gt; de Claro. Je viens enfin de le lire. Il &#233;tait temps ! Maintenant se mettre au travail et tenter d'avancer sur cet horizon qu'on b&#226;tit, celle de la &lt;i&gt;cin&#233;mati&#232;re&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Pr&#233;parer la mise en ligne d'un boulot sur &lt;i&gt;L'Homme &#224; la cam&#233;ra&lt;/i&gt; de Vertov, travail initialement professionnel, formalis&#233; par une demande de la &lt;i&gt;Nouvelle Revue P&#233;dagogique&lt;/i&gt; &#224; l'occasion d'un num&#233;ro sp&#233;cial &#171; Ecrivains enseignants &#187; &#224; para&#238;tre en mars. Ayant largement, tr&#232;s largement d&#233;bord&#233; les demandes initiales, je retravaille une version longue, et allong&#233;e intitul&#233;e &#171; La toupie du cordonnier &#187;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Finir la pr&#233;paration des prochains rendez-vous : remue.net en pointe : il y aura les &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?article4001&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;10 ans le 15 janvier 2011&lt;/a&gt;, une invitation France Culture (&lt;a href=&quot;http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-web-et-litterature-les-10-ans-de-remue-net-2011-01-16.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Xavier de la Porte, Place de la toile&lt;/a&gt;), enregistrement la 14, diffusion le 16 janvier 2011 ; 1er avril rencontre remue.net autour des &#233;ditions &lt;a href=&quot;http://www.argol-editions.fr/f/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Argol&lt;/a&gt; ; et puis invitation par la Maison des &#233;crivains &#224; intervenir dans des lyc&#233;es, d'une part comme auteur de critiques pour accompagner des lyc&#233;ens participant au Goncourt des lyc&#233;ens, occasion de travailler sur le dernier Mathias Enard, et d'autre part, ailleurs, cette fois-ci comme auteur de fiction... on verra tout cela.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Dernier rendez-vous universitaire en avril avec ma participation au s&#233;minaire &lt;a href=&quot;http://sebastienrongier.net/spip.php?article162&quot; class='spip_out'&gt;interarts&lt;/a&gt;, avec le sentiment un vague que ce dernier &#233;pisode sera pour moi une ultime activit&#233; &lt;i&gt;universitaire&lt;/i&gt;, sans tambour ni trompette, une dernier petit tour et puis s'en va. J'y parlerai fiction et r&#233;alit&#233; dans la litt&#233;rature contemporaine, avec comme contrainte personnelle, choisir uniquement parmi des parutions r&#233;centes, disons une grosse ann&#233;e.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Irr&#233;solution n&#176;3&lt;/strong&gt; : Se pr&#233;cipiter chez mon librairie au moment de la parution du dernier livre de Fr&#233;d&#233;rique Cl&#233;men&#231;on, en janvier prochain, &lt;i&gt;Les Petits&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions de l'Olivier.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Irr&#233;solution n&#176;4&lt;/strong&gt; : Avancer (et terminer) la lecture &#224; haute voix du Comte de Monte Cristo de Dumas.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Irr&#233;solution n&#176;5&lt;/strong&gt; : rappeler le travail fondamental de &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2389&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;publie.net&lt;/a&gt; et esp&#233;rer pouvoir proposer &#224; Fran&#231;ois Bon d'autres contributions dans les temps &#224; venir.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Irr&#233;solution n&#176;6&lt;/strong&gt; : les v&#339;ux ? A part ceux de &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xgcbml_les-vyux-de-stephane-hessel-pour-2011-sur-mediapart_news&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;St&#233;phane Hessel&lt;/a&gt;, je ne vois pas.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Irr&#233;solution n&#176;6bis&lt;/strong&gt; : aucun ach&#232;vement &#224; la liste des irr&#233;solutions.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
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