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Des oeuvres dans La Famille
mercredi 11 mars 2026, par
Des années 1960 à aujourd’hui, des cabarets de la rive gauche au musée de Pont-Aven en passant par le juke-box d’un bar, des cinémas de quartier aux bibliothèques, des mondes se croisent et s’entrechoquent, se lient ou se font écho, malgré eux parfois.
Une petite traversée donc dans ces références qui forment une vie, des vies... un livre.
Une vie de vinyles
Il y a d’abord la découverte d’une partie de la chanson française totalement oubliée, celui des chanteurs des cabarets de la rive gauche. Quelques noms célèbres restent accrochés à cette période (Brassens, Ferré, Gréco, Barbara, etc.). Mais de nombreux autres ont été oubliés. Reprenant le chemin de quelques vinyles récupérés in extremis, j’ai découvert des mondes musicaux, parfois incroyables.
PAUL BARRAULT
— Album sans titre, Concert Hall SPS 1300 (1969) ; première chanson "La Mariette"
JACQUES BERTIN
— Album sans titre, une sélection "la fine fleur", disques BAM, C 425 (1967) ; première chanson "Corentin"
JACQUES HUSTIN
— Album sans titre, EMI-Pathé, SPTX 340625 (1968) ; première chanson "Quand je m’endors contre ta bouche"
JEHAN JONAS
— Album sans titre, AZ, LP LPS 8 (1966) ; première chanson "Comme dirait Zazie"
— Album sans titre, AZ, LP STEC 46 (1968) ; première chanson "L’Autre"
JACQUES MARCHAIS
— Récital n°1, BAM (1965)
— Récital n°2, BAM (1966)
— Album sans titre, BAM, édition la fine fleur (n°10) (1969)
— On a chanté les voyous, Vogue (1969)
— Je chante pour..., L’escargot, (1973)
HELENE MARTIN
— Album sans titre édition la fine fleur (n°1) (1967) ; première chanson "Sans nouvelles"
MARC MORO
— 7 Chansons Subjectives De Mc Ormor (Alias Marc Moro) 6 Chansons Objectives De Marc Moro (Alias Mc. Ormor), éditions Jacques Canetti (48817 Médium) (1967)
MARC OGERET
— Marc Ogeret chante Aragon (1967)
LUC ROMANN
— Les Uns par les autres (1969)
JEAN VASCA
— Album sans titre édition la fine fleur (n°4) (1967)
— Vivre en flèche (1970)
— Rêve ou meurs (1976)
ANNE VANDERLOVE
— Ballade en novembre, Pathé (1967)
PAUL VILLAZ
— Album sans titre, EMI-Pathé, C 06210183 (1966) ; première chanson "L’Académie française"
Une autre discothèque occupe une place particulière dans la vie des personnages, celle de Didier en particulier, il s’agit des disques d’Eddy Mitchell, et pour la période plus précise allant de la fin des années 1960 au début des années 1980 :
EDDY MITCHELL
— Sept colts pour Schmoll (1968)
— Mitchellville (1969)
— Rocking in Nashville (1974
— Made in USA (1975)
— Sur la route de Memphis (1976)
— La Dernière Séance (1977)
— Après minuit (1978)
— C’est bien fait (1979)
— Happy Birthday (1980)
— Le Cimetière des éléphants (1982)
Quelques 45 tours évoqués qu’on entendait dans le JUKE-BOX du bar d’Auxerre :
— Astrud Gilberto, João Gilberto and Stan Getz, The Girl from Ipanema (1964)
— Eddy Mitchel, Pas de boogie woogie (1976)
— Sex Pistols, Holiday in the Sun (1977)
— Sex Pistols, God save the Queen (1977)
— The Clash, London Calling (1979)
— Eddy Mitchell, Couleur menthe à l’eau (1980)
— Patrick Coutin, J’aime… regarder les filles (1981)
— The Clash, Rock in the Casbah (1982)
— Chagrin d’Amour, Chacun Fait (C’Qui Lui Plait) (1982)
— Eddy Mitchell, Le Cimetière des éléphants (1982)
— Michaël Jackson, Thriller (1982)
— Jean-Jacques Goldman, Quand la musique est bonne (1982)
— Les Forbans, Chante (1982)
— Indochine, L’Aventurier (1982)
— Rose Laurens, Africa (1983)
— Jackie Quartz, Mise au point (1983)
— Eurythmics, Sweet Dreams (1983)
— David Bowie, Let’s dance (1983)
— Bonnie Tyler, Total Eclipse of the Heart (1983)
Les salles de cinéma projettent durant le roman :
— François Truffaut, Les 400 coups (1959)
— Jean-Pierre Melville, Le Doulos (1963)
— Domenico Paolella, Hercule contre les tyrans de Babylone (1964)
— Tanio Boccia, Maciste et les filles de la vallée (1964)
— Sergio Leone, Et pour quelques dollars de plus (1965)
— Ferdinando Baldi, Texas, Addio (1966)
— Robert Aldrich, Les Douze salopards (1967)
— Jean-Pierre Melville, Le Samouraï (1967)
— Lewis Gilbert, On ne vit que deux fois (1967)
— Blake Edwards, The Party (1968)
— Claude Zidi, Les Bidasses en folie (1971)
— Bertrand Blier, Les Valseuses (1974)
— Jean-Jacques Annaud, Coup de tête (1979)
— Wes Craven, Les Griffes de la nuit (1984)
— Alain Resnais, Smoking (1993)
— Clint Eastwood, Un monde parfait (1993)
Des livres dans le livre
— François Rabelais, Pantagruel (1532)
— Emmanuel Kant, Critique de la raison pure (1781)
— Gustave Flaubert, Madame Bovary (1856)
— Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857)
— Victor Hugo, Les Misérables (1862)
— Jean Tardieu, Le Fleuve caché (1938-1961)
— Raymond Queneau. Zazie dans le métro (1959)
— Danielle Collobert, Dire (1972)
— Georges Perec, Espèces d’espaces (1974)
— Alejandro Jodorowsky et Moebius, L’Incal (1980)
— Raymond Carver, Cathedral (1981)
— Thierry Metz, Le Journal d’un manœuvre (1990), L’Homme qui penche (1997)
— François Bon, Rock’n roll. Un portrait de Led Zeppelin (2008)
Des oeuvres à voir
— Édouard Manet, L’Asperge (1880)
— Edward Fields, Intérieur d’atelier (1884)
— Émile Bernard, Paysage de Pont-Aven aux peupliers (1888)
— Paul Sérusier, Le Talisman, L’Aven au Bois d’Amour (1888)
— Paul Sérusier, Les Porcelets (1889)
— Claude-Émile Schuffenecker, Portrait de Madame Champsaur (1890)
— Charles Filiger. Paysage rocheux, Le Pouldu (1891)
— Maurice Denis, Régates à Perros-Guirec (1892)
— Paul Gauguin, Deux têtes bretonnes (1894)
Eléments bibliographiques complémentaires
— Claire Bernardi (dir.) et Estelle Guille des Buttes-Fresneau, Le talisman de Paul Sérusier. Une prophétie de la couleur, RMN, 2018.
— Virginie Foutel, Sérusier, un prophète, de Paris à Châteauneuf-du-Faou, Locus Solus, 2014.
— Estelle Guille des Buttes-Fresneau, Musée De Pont-Aven. Une Collection En Mouvement(S), Locus Solus, 2020.
— Bruno Joubrel, Chez Georges, L’Harmattan, 2012.
— Nicholas Pileggi, Les Affranchis, So Lonely, 2020.
— Gilles Schlesser, Le Cabaret "rive gauche", L’Archipel, 2006.
