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	<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>&#171; Au fond du puits obscur &#187;, Le risque de l'histoire de Dominique Dussidour</title>
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		<dc:date>2008-12-12T18:27:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Dussidour, Dominique</dc:subject>
		<dc:subject>Ranci&#232;re, Jacques</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Paru aux &#233;ditions Laurence Teper en septembre 2008&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Dussidour, Dominique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Ranci&#232;re, Jacques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L157xH250/risque_histoire-2-b86a0.jpg?1750104421' width='157' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Dominique Dussidour publi&#233; aux &lt;a href=&#034;http://www.editionslaurenceteper.com/fiche-livre.asp?Clef=33&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Laurence Teper&lt;/a&gt; est passionnant, d&#233;vorant, d&#233;rangeant. Il ne laisse pas indemne. Il marque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois parties composent ce livre &#224; la recherche d'une voix qui dirait la guerre, une voix impossible qui t&#233;moignerait de l'horreur de cette puissante de destruction. Au creux de toute voix possible, et pour toutes ces voix impossibles, l'&#233;criture comme seul moyen pour arracher l'homme &#224; l'oubli. Car l'Histoire efface les individus. Non seulement les humains sont tortur&#233;s, massacr&#233;s, extermin&#233;s dans la souffrance, mais ils sont en plus effac&#233;s par les m&#233;canismes du r&#233;cit historique. Reste un &#233;v&#233;nement, une date, quelques figures peut-&#234;tre, rarement une voix. Dans &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article143&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le roman est-il concevable ? Mat&#233;riaux pour un roman&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; paru sur &lt;i&gt;publie.net&lt;/i&gt; &#224; la fin de l'&#233;t&#233; 2008, on peut lire cette assertion de Dominique Dussidour : &#171; L'individu disparu a encore une histoire. &#187; (p. 6), phrase qui alimente le questionnement avec Ossip Mandelstam autour de l'effritement, de la perte d'une conscience de l'individu dans le roman qui devrait &#171; articuler au monde l'individu travers&#233; par le langage et la conscience de la mort, l'adosser &#224; l'histoire de fa&#231;on que ses coordonn&#233;es s'y inscrivent, ses initiales s'y gravent, le rendre acteur in&#233;luctable, sujet inoubliable du temps et de l'espace. &#187; (p. 5)
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tr&#232;s exactement sur ce point de rupture et dans cette exigence que se situe le roman de Dominique Dussidour. &lt;i&gt;Le risque de l'histoire&lt;/i&gt; se place tr&#232;s exactement dans cette tension. En ce sens, elle rejoint la &lt;i&gt;Politique de la litt&#233;rature&lt;/i&gt;. Pour Jacques Ranci&#232;re, la litt&#233;rature articule un nouveau r&#233;gime d'ad&#233;quation entre signification des mots et visibilit&#233; des choses dans l'exp&#233;rience de l'effondrement des repr&#233;sentations traditionnelles, impliquant d'inventer de nouveaux rapports entre langage et monde. Cette exp&#233;rience de tensions dans l'acte d'&#233;crire s'articule fondamentalement &#224; la soci&#233;t&#233;, &#224; la politique &#224; partir de ce qui n'est pas compt&#233;, entendu (donner la voix aux sans voix, une part aux sans part affirmait d&#233;j&#224; &lt;i&gt;La M&#233;sentente&lt;/i&gt; du m&#234;me Ranci&#232;re). &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, m&#233;sentente politique et malentendu litt&#233;raire s'articulent : &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; La m&#233;sentente invente des noms, des &#233;nonciations, argumentations et d&#233;monstrations qui instituent des collectifs nouveaux o&#249; n'importe qui peut se faire compter au compte des incompt&#233;s, le malentendu travaille le rapport et le compte d'un autre c&#244;t&#233;, en suspendant les formes d'individualit&#233;s par lesquelles la logique consensuelle noue les corps aux significations. &#187; (&lt;i&gt;Politique de la litt&#233;rature&lt;/i&gt;, Galil&#233;e, 2008, p. 52)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'histoire de Zita, son exil de la Croatie pour des raisons &#233;conomiques, sa vie en Allemagne, et le pays lointain auquel on pense. C'est l'histoire d'une m&#233;moire, celle d'un pays, d'un village, d'une maison construite pierre apr&#232;s pierre, comme un village, comme un pays. Zita, c'est la voix du lointain qui incarne un d&#233;chirement, et fait lien avec l'horreur connue, tue et pleur&#233;e jusqu'&#224; la mort par la vieille Znerka : &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Elle n'avait pas support&#233; de devoir quitter sa maison, elle &#233;tait trop vieille. Elle est morte ici, de tristesse. Un matin, elle ne s'est pas r&#233;veill&#233;e. Nous n'avons pas encore ramen&#233; son corps au village, il est toujours enterr&#233; &#224; Munich. Je comprenais bien les raisons de la douleur qui nourrissait ses reproches mais comment accepter le destin dont elle m'accablait : tu ne seras jamais propri&#233;taire que de ton cercueil ? Et pourtant aujourd'hui, n'est-ce pas un cimeti&#232;re que j'abrite sous le toit de ma maison ? &#187; (&lt;i&gt;Le risque de l'histoire&lt;/i&gt;, Edtions Laurence Teper, 2008, p. 68)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re partie du livre raconte ce lointain, la vie de cet exil, des histoires travers&#233;es, port&#233;es de villes en pays, de langues en accouchements, de s&#233;parations et mariages. Le r&#233;cit plonge dans les profondeurs de l'exil, son quotidien le plus banal, loin des clich&#233;s, proche de ceux qui composent les d&#233;parts &#233;conomiques, et les sursauts tragiques de l'Histoire. Car le livre de Dominique Dussidour est tension permanente entre histoire et Histoire, entre cette possibilit&#233; de faire r&#233;cit l&#224; o&#249; l'Histoire balaye les vies et les voix. Du r&#233;cit historique (voire du r&#233;cit national), Dominique Dussidour pr&#233;f&#232;re le r&#233;cit romanesque : ses vies et ses troues, le myst&#232;re de certaines causes, l'apprentissage des langues, l'errance des corps et des d&#233;sirs. Le risque de l'histoire, c'est d'abord tenter l'indiscernable, aller vers l'approche inqui&#232;te du possible.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Dans mon village, dit-elle [c'est Zita qui parle], on construisait sa maison l&#224; o&#249; un &#233;tranger avait fait halte. L&#224; o&#249; il s'endormirait, disait-on, ses r&#234;ves ne manqueraient pas de s'&#233;chapper de lui, malgr&#233; lui. A celui qui se tiendrait &#224; proximit&#233; de les recueillir. On disait aussi : le monde est comme cent chevaux indomptables et les r&#234;ves sont leurs cavaliers fous, ils appartiennent &#224; tous, chacun peut les chevaucher et y adosser les murs de sa maison. (p. 54)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de ce que peut saisir le roman pour dire la fragilit&#233; des vies, il y a des rideaux de dentelle blanche, et les plis de m&#233;moire qu'ils conservent.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie du livre semble tourner le dos &#224; la premi&#232;re. C'est une apparence. Le r&#233;cit d'une propri&#233;t&#233; fran&#231;aise, le Sumac, est l'occasion pour l'&#233;crivaine d'approfondir les enjeux du livre par l'&#233;cart. Elle semble prendre une autre direction (quitter la vieille Znerka pour la vieille Ciccia, abandonner Zita pour Mauricette, pour d'autres maisons, d'autres rideaux et tentures). Mais au d&#233;tour de ce r&#233;cit, c'est celle de l'&#233;criture qui se d&#233;couvre. Le Sumac est l'occasion de r&#234;ver les &#233;crivains, de penser &#224; Bukowski, de dialoguer avec Faulkner qui vous appelle &#171; petite &#187;. D&#232;s lors, cette partie centrale du livre est celle de la l&#233;gende, mais une l&#233;gende &#224; prendre au sens strict du terme : ce qui doit &#234;tre lu.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le Sumac est un r&#233;servoir de r&#233;cits o&#249; d&#233;rivent des vivants et des morts, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ce qui doit &#234;tre lu, ce sont les r&#233;cits, c'est ce qui doit &#234;tre &#233;crit par l'&#233;crivaine au Sumac. C'est l&#224; o&#249; se fomente le risque de l'histoire contre l'Histoire, contre l'effondrement des voix qu'elle provoque. Faulkner vient appuyer cette d&#233;marche et redire : &#171; toute langue doit rester vivante &#187; (p. 155). C'est elle qui permet de dire les morts contre l'effacement de l'Histoire.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la troisi&#232;me partie qui revient dans ce village de Croatie, celui de Zita, Znerka, et cette maison d'o&#249; tout se voit&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Sa maison donnerait sur les quatre horizons : vers la vall&#233;e, vers l'autre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, d'o&#249; tout peut se dire.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une vision fragmentaire et violente, la troisi&#232;me partie compose un v&#233;ritable panoptique de l'horreur. Chaque chapitre, l'histoire d'un habitant du village. Chaque r&#233;cit nous plonge dans l'horreur des tortures et des morts : les mains qu'on coupe &#224; la hache en guise d'interrogatoire, les unes qu'on viole encore et encore, les autres qu'un sniper abat, les cordes qu'on tend pour en finir, les corps qu'on jette au fond d'un puits&#8230;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Il n'y a que terreur dans le bien et le mal, il n'y aura plus que douleur dans le paysage ensoleill&#233;. Seul existera mon cri qui restera plant&#233; comme un &#233;clat de m&#233;tal dans un &#339;il aveugl&#233;. Je suis celui qui va d&#233;sapprendre la langue qu'on parle et hurler la langue qu'on n'articule pas, je suis le corps sans issue o&#249; vont sarabander &#224; jamais le bien et le mal qui ont martyris&#233; mon p&#232;re. &#187; (p. 198)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les deux premi&#232;res parties du livre expriment un lointain, cette derni&#232;re partie nous place au c&#339;ur de l'insoutenable, &#224; hauteur de l'humain, hauteur de corps en souffrance qu'on r&#233;duit au rebut, au n&#233;ant. Mais qu'on ne s'y trompe pas, ce ne sont pas les r&#233;cits qui sont insoutenables, c'est la guerre qui l'est, seulement elle. Ne pas l'oublier.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on referme &lt;i&gt;Le risque de l'histoire&lt;/i&gt; de Dominique Dussidour, on comprend la place de l'&#233;criture, la tension violente de l'histoire pour faire &#233;merger une voix &#233;touff&#233;e par la mort, &#224; l'image d'Anielka.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au fond du puits obscur, Anielka a entendu les morts de la vie ou la mort et elle a connu la vraie histoire du monde, ayez piti&#233; d'elle qui arpente seule l'en dehors. &#187; (p. 222)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dominique Dussidour est membre du comit&#233; de r&#233;daction de la revue et du site remue.net. &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?rubrique67&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;On retrouve ses textes et articles ici&lt;/a&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve sur remue.net :
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2818&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le risque de l'histoire&lt;/i&gt; par Cathie Barreau.&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?rubrique235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Journal du compte &#224; rebours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve sur publie.net :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Dussidour | &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/tnc/spip.php?rubrique74&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Une guerre. De l'avant-r&#233;cit au livre, quels mat&#233;riaux, quelles &#233;tapes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le Sumac est un r&#233;servoir de r&#233;cits o&#249; d&#233;rivent des vivants et des morts, des voix, des images, des mati&#232;res, des odeurs, des fragments de temps. L'hypoth&#232;se d'une histoire close sur elle-m&#234;me qui emporterait tout vers une chute logique, un d&#233;nouement in&#233;luctable, est sans cesse d&#233;mentie par un simple carr&#233; d'as abattu sur la toile cir&#233;e. Bien s&#251;r &#8211; ma pens&#233;e se d&#233;roulais et je suivais ce d&#233;roulement, &#8211; ces r&#233;cits se refl&#232;tent, se font &#233;cho, se conjuguent parfois, mais selon ce paradoxe : chacun contient tous les autres et cependant s'en &#233;carte avec soin. &#187; (p. 152)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Sa maison donnerait sur les quatre horizons : vers la vall&#233;e, vers l'autre colline, vers l'&#233;glise, vers la maison de Mina. Elle franchirait l'un ou l'autre des seuils selon qu'elle irait l&#224; ou l&#224;. (p. 88)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Politique de la litt&#233;rature, Jacques Ranci&#232;re</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article28</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article28</guid>
		<dc:date>2008-11-28T22:13:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Ranci&#232;re, Jacques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Poursuivant sa pens&#233;e du litt&#233;raire, et plus certainement de l'&#233;criture dans ce nouveau livre apr&#232;s bien d'autres, on lit cette phrase page 52 : &lt;br class='autobr' /&gt; La m&#233;sentente invente des noms, des &#233;nonciations, argumentations et d&#233;monstrations qui instituent des collectifs nouveaux o&#249; n'importe qui peut se faire compter au compte des incompt&#233;s, le malentendu travaille le rapport et le compte d'un autre c&#244;t&#233;, en suspendant les formes d'individualit&#233;s par lesquelles la logique consensuelle noue les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Ranci&#232;re, Jacques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Poursuivant sa pens&#233;e du litt&#233;raire, et plus certainement de l'&#233;criture dans ce nouveau livre apr&#232;s bien d'autres, on lit cette phrase page 52 : &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; La m&#233;sentente invente des noms, des &#233;nonciations, argumentations et d&#233;monstrations qui instituent des collectifs nouveaux o&#249; n'importe qui peut se faire compter au compte des incompt&#233;s, le malentendu travaille le rapport et le compte d'un autre c&#244;t&#233;, en suspendant les formes d'individualit&#233;s par lesquelles la logique consensuelle noue les corps aux significations.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se dit (en essayant de rester modeste) qu'on a peut-&#234;tre compris et exp&#233;riment&#233; cette articulation m&#233;sentente et litt&#233;rature dans un texte, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article89&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; le nom de &lt;i&gt;peuple&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt; (autour de Kaplan, Bon, Goux et groupes Medvedkine).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et constatant que Ranci&#232;re ne parle jamais de la litt&#233;rature contemporaine, on aimerait bien l'interroger un peu sur ce sujet, pourquoi pas dans le cadre des rencontres remue.net de 2009. A creuser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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