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	<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>Le G&#233;n&#233;ral Instin, le hasard &#224; l'&#339;uvre</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Instin</dc:subject>
		<dc:subject>Chatelier, Patrick</dc:subject>
		<dc:subject>Dussidour, Dominique</dc:subject>
		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Recherches en esth&#233;tique, &#171; Art et hasard &#187;, num&#233;ro 22, janvier 2017&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nouvelle contribution &#224; la revue de Dominique Berthet.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_919 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L335xH480/hasard_ree_-_copie-73017.jpg?1751018167' width='335' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;strong&gt; &lt;strong&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;, le hasard &#224; l'&#339;uvre&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Le hasard produit les rencontres. Enonc&#233; ainsi, le propos rec&#232;le, ou r&#233;v&#232;le imm&#233;diatement une tension, une contradiction logique. Quelque chose coince, ou grince. En effet, si l'on consid&#232;re le hasard comme un ph&#233;nom&#232;ne ne s'inscrivant dans aucun processus d&#233;termin&#233;, cette ind&#233;termination du hasard peut difficilement &#234;tre envisag&#233;e comme une causalit&#233; pr&#233;visible, une production causale. Ce que le hasard produit ce sont des &lt;i&gt;effets&lt;/i&gt; d'incertitude, lesquels prennent souvent la forme de l'art. Non seulement les &#339;uvres peuvent naitre de ces hasards, participer d'une esth&#233;tique (pensons &#224; Mallarm&#233;, Duchamp ou &#224; quelques surr&#233;alistes), ou &#234;tre l'objet d'une &#233;criture. La modernit&#233;, rompant avec les habitudes classiques, s'est confront&#233;e aux formes du temps, au chaos du monde, produisant n&#233;cessairement de nouveaux modes d'expression ou d'&#233;criture. Ecrire le hasard est devenu une forme de cette modernit&#233;. Etre au milieu du chaos urbain, c'est inventer de nouvelles configurations du regard, et s'ouvrir aux hasards d'une rencontre. La g&#233;n&#233;alogie de cette modernit&#233; est peut-&#234;tre &#224; tirer du po&#232;me de Charles Baudelaire &#171; &#192; une passante &#187;. Ce po&#232;me de la ville est celui &lt;i&gt;&#233;crit&lt;/i&gt; pour la premi&#232;re fois l'intensit&#233; moderne de la rencontre, le hasard d'un impossible transform&#233; en chant d'amour. Ce po&#232;me des &#171; Tableaux parisiens &#187; saisit en fragment la figure d'une passante, objet d'un amour impossible et d'une &#233;criture qui troue et d&#233;construit d&#233;j&#224; la forme classique du sonnet. Andr&#233; Breton s'en souvient-il avec sa rencontre parisienne dans &lt;i&gt;Nadja&lt;/i&gt; ? Le hasard objectif n&#233;e de cette rencontre parisienne fonde une logique des effets, la causalit&#233; relevant peut-&#234;tre plus de rapprochements, de comparaisons, d'associations de co&#239;ncidences afin de former &#224; partir d'une trouble, non pas une explication du monde, mais son &lt;i&gt;&#233;criture&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Cette br&#232;ve et rapide incursion dans le hasard a &#233;t&#233; l'occasion d'une question simple : y-a-t-il dans les pratiques artistiques contemporaines des formes n&#233;es du hasard, avec le hasard ? Une &#233;vidence s'est impos&#233;e : oui bien s&#251;r, c'est le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; ! Pour pr&#233;senter et &#233;voquer cette grande aventure litt&#233;raire et artistique, il faut encore suivre les pas de Baudelaire qui, d&#233;licatement, nous indique le chemin d'un cimeti&#232;re. En effet, pourquoi le po&#232;te de &#171; &#192; une passante &#187; tombe-t-il si &#233;perdument amoureux de cette femme ? Sa beaut&#233; ? Sans doute. Elle a l'agilit&#233;, la noblesse, cette &#171; jambe de statue &#187; comme un r&#234;ve de perfection. Mais est-ce tout ? L'attirance pour cette silhouette &lt;i&gt;longue&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;mince&lt;/i&gt; suffit-elle au d&#233;sir contrari&#233; de l'auteur des &lt;i&gt;Fleurs du mal&lt;/i&gt; ? Assur&#233;ment, non. Il y a plus. Il y a le trouble de la beaut&#233; douloureuse, de la perfection en souffrance. Cette femme est &#171; en grand deuil &#187;. O&#249; la passante ? D'o&#249; vient-elle peut-&#234;tre ? D'un cimeti&#232;re &#233;videmment. Le hasard objectif du lyrisme baudelairien est enti&#232;rement dans cette ambivalence dessin&#233;e par la passante, et le chemin du cimeti&#232;re, propos&#233;e en creux du po&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Une &#233;criture de cimeti&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le cimeti&#232;re est un monde d'&#233;criture. Ce n'est pas un monde &#224; part, un monde inversant les donn&#233;es du r&#233;el. Il est le r&#233;el travers&#233; de nos paradoxes, de nos angoisses, de nos hantises. Les &#233;crivains ont souvent fait &lt;i&gt;leurs&lt;/i&gt; ces endroits, parfois secrets. On en conna&#238;t qui r&#233;guli&#232;rement viennent en promenade, en &#233;criture, en fr&#233;quentations. Il faudrait plonger au fond de ces gouffres d'&#233;criture pour comprendre qu'il existe une v&#233;ritable &lt;i&gt;litt&#233;rature de cimeti&#232;re&lt;/i&gt;. Ce n'est pas Balzac, ni des romantiques ou des surr&#233;alistes qui m'ont ouvert ce chemin. C'est d'abord Baudelaire, c'est surtout Maupassant, et ses nouvelles de &lt;i&gt;La Maison Tellier&lt;/i&gt; : &#171; Les Tombales &#187; en a &#233;t&#233; le catalyseur, moins pour la prostitu&#233;e faussement &#233;plor&#233;e que le narrateur rencontre &lt;i&gt;par hasard&lt;/i&gt; dans le cimeti&#232;re, mais parce que Maupassant tisse une curieuse lecture des cimeti&#232;res dans ce texte. Cette nouvelle est &#233;galement passionnante parce qu'elle forme une boucle entre le premier et le dernier geste litt&#233;raire de l'auteur de &lt;i&gt;Une vie&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;La Maison Tellier&lt;/i&gt; est le premier recueil publi&#233; par Maupassant en 1881. En 1891, il ajoute &#224; l'&#233;dition du recueil, cette nouvelle &#171; Les Tombales &#187; qu'il place imm&#233;diatement apr&#232;s la fameuse &#171; Maison Tellier &#187;. C'est le dernier geste litt&#233;raire de l'&#233;crivain avant sa mort. Sans doute ne le pensait-il pas ultime mais &#224; partir de 1892, la sant&#233; de Maupassant se d&#233;grade, il tente de se suicider, et sombre, comme on dit pudiquement, dans la folie, la maladie venant faire concurrence &#224; l'&#233;tat mental de l'&#233;crivain.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; La nouvelle de Maupassant m&#233;tamorphose le &lt;i&gt;topos&lt;/i&gt; litt&#233;raire du cimeti&#232;re. Il inverse dans une digression stup&#233;fiante son amour des cimeti&#232;res, l'endroit rec&#233;lant finalement plus de vie que la ville elle-m&#234;me. Car le cimeti&#232;re n'est pas seulement m&#233;moire, il est aussi &lt;i&gt;ville&lt;/i&gt;, un lieu o&#249; la visite des morts est parfois plus vivante que les vivants eux-m&#234;mes. C'est le lieu du fl&#226;neur, le lieu, par excellence, moderne des rencontres esth&#233;tiques, hantologiques et &#233;rotiques. La logique urbaine induit presque la rencontre, comme celle de Baudelaire et de sa &lt;i&gt;passante&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;i&gt;&#171; J'aime beaucoup les cimeti&#232;res, moi, &#231;a me repose et me m&#233;lancolise j'en ai besoin. Et puis, il y a aussi de bons amis l&#224; dedans, de ceux qu'on ne va plus voir ; et j'y vais encore, moi, de temps en temps.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Justement, dans ce cimeti&#232;re Montmartre, j'ai une histoire de c&#339;ur, une ma&#238;tresse qui m'avait beaucoup pinc&#233;, tr&#232;s &#233;mu, une charmante petite femme dont le souvenir, en m&#234;me temps qu'il me peine &#233;norm&#233;ment, me donne des regrets&#8230; des regrets de toute nature. Et je vais r&#234;ver sur sa tombe&#8230; C'est fini pour elle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, j'aime aussi les cimeti&#232;res, parce que ce sont des villes monstrueuses, prodigieusement habit&#233;es. Songez donc &#224; ce qu'il y a de morts dans ce petit espace, &#224; toutes les g&#233;n&#233;rations de Parisiens qui sont log&#233;s l&#224;, pour toujours, troglodytes d&#233;finitifs enferm&#233;s dans leurs petits caveaux, dans leurs petits trous couverts d'une pierre ou marqu&#233;s d'une croix, tandis que les vivants occupent tant de place et font tant de bruit, ces imb&#233;ciles. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Puis encore, dans les cimeti&#232;res, il y a des monuments presque aussi int&#233;ressants que dans les mus&#233;es. Le tombeau de Cavaignac m'a fait songer, je l'avoue, sans le comparer, &#224; ce chef-d'&#339;uvre de Jean Goujon le corps de Louis de Br&#233;z&#233;, couch&#233; dans la chapelle souterraine de la cath&#233;drale de Rouen ; tout l'art dit moderne et r&#233;aliste est venu de l&#224;, messieurs. Ce mort, Louis de Br&#233;z&#233;, est plus vrai, plus terrible, plus fait de chair inanim&#233;e, convuls&#233;e encore par l'agonie, que tous les cadavres tourment&#233;s qu'on tortionne aujourd'hui sur les tombes.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Mais au cimeti&#232;re Montmartre on peut encore admirer le monument de Baudin, qui a de la grandeur ; celui de Gautier, celui de Murger, o&#249; j'ai vu l'autre jour une seule pauvre couronne d'immortelles jaunes, apport&#233;e par qui ? par la derni&#232;re grisette, tr&#232;s vieille, et concierge aux environs, peut-&#234;tre ? C'est une jolie statuette de Millet, mais que d&#233;truisent l'abandon et la salet&#233;. Chante la jeunesse, &#244; Murger ! &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Me voici donc entrant dans le cimeti&#232;re Montmartre, et tout &#224; coup impr&#233;gn&#233; de tristesse, d'une tristesse qui ne faisait pas trop, de mal, d'ailleurs, une de ces tristesses qui vous font penser, quand on se porte bien : &#171; &#199;a n'est pas dr&#244;le, cet endroit-l&#224;, mais le moment n'en est pas encore venu pour moi&#8230; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; L'impression de l'automne, de cette humidit&#233; ti&#232;de qui sent la mort des feuilles et le soleil affaibli, fatigu&#233;, an&#233;mique, aggravait en la po&#233;tisant la sensation de solitude et de fin d&#233;finitive flottant sur ce lieu, qui sent la mort des hommes. Je m'en allais &#224; petits pas dans ces rues de tombes, o&#249; les voisins ne voisinent point, ne couchent plus ensemble et ne lisent pas de journaux. Et je me mis, moi, &#224; lire les &#233;pitaphes. &#199;a, par exemple, c'est la chose la plus amusante du monde. Jamais Labiche, jamais Meilhac ne m'ont fait rire comme le comique de la prose tombale. Ah quels livres sup&#233;rieurs &#224; ceux de Paul de Kock pour ouvrir la rate que ces plaques de marbre et ces croix o&#249; les parents des morts ont &#233;panch&#233; leurs regrets, leurs v&#339;ux pour le bonheur du disparu dans l'autre monde, et leur espoir de le rejoindre &#8211; et blagueurs ! &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Mais j'adore surtout, dans ce cimeti&#232;re, la partie abandonn&#233;e, solitaire, pleine de grands ifs et de cypr&#232;s, vieux quartier des anciens morts qui redeviendra bient&#244;t un quartier neuf, dont on abattra les arbres verts, nourris de cadavres humains, pour aligner les r&#233;cents tr&#233;pass&#233;s sous de petites galettes de marbre. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guy de Maupassant, La Maison Tellier, &#171; Les Tombales &#187;, Paris, Folio, 2010, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; La logique du cimeti&#232;re qui conduit bient&#244;t au hasard d'une rencontre d&#233;plie d'abord un espace esth&#233;tique fondamental. Le cimeti&#232;re est le lieu o&#249; se d&#233;finit l'arch&#233;ologie de l'art moderne. Ces pages de Maupassant ouvre une litt&#233;rature de cimeti&#232;re qui nous m&#232;nent jusqu'au &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Ce qui force &#224; penser, c'est la rencontre. Cette intuition deleuzienne que l'on peut lire dans &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gilles Deleuze, Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition, Paris, P.U.F., 2000, p. 182.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;est au c&#339;ur de l'aventure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. Car, au travers d'une rencontre hasardeuse, se d&#233;plie une exp&#233;rience esth&#233;tique contemporaine qui d&#233;place les lignes d'&#233;critures. L'immense &lt;i&gt;work in progress&lt;/i&gt; que constitue l'aventure collective du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; r&#233;pond &#224; une logique d'&#233;criture qui ne scinde pas les champs ni les espaces de cr&#233;ation. Sans doute est-ce d'un trait caract&#233;ristique d'un contemporain litt&#233;raire qui s'invente dans l'imbrication des formes &#233;ditoriales, et non leur s&#233;paration.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L350xH480/ge_ne_ral_instin_vitrail_c_juliette_soubrier_-_copie-ebc5c.jpg?1751018167' width='350' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;Ge&#769;ne&#769;ral Instin Vitrail&#169;Juliette Soubrier&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Origine du G&#233;n&#233;ral Instin : g&#233;n&#233;alogie du manque &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le G&#233;n&#233;ral Adolphe Hinstin (1831-1905) est un militaire de l'arm&#233;e fran&#231;aise de la fin du XIXe si&#232;cle. Son unique connexion notable avec la litt&#233;rature, avant le XXIe si&#232;cle num&#233;rique, est son fr&#232;re Gustave qui fut professeur d'Isidore Ducasse (Lautr&#233;amont lui d&#233;dicace ses &lt;i&gt;Po&#233;sies&lt;/i&gt;). Il faut attendre 1996 pour que l'&#233;crivain Patrick Chatelier, d&#233;couvrant au cimeti&#232;re du Montparnasse un mausol&#233;e d&#233;cr&#233;pit, s'arr&#234;te devant l'image du militaire, effac&#233;e par la d&#233;t&#233;rioration des mat&#233;riaux chimiques de la photographie, image trouble de disparition du disparu lui-m&#234;me. C'est un hasard, un regard saisi au milieu de d'une fl&#226;nerie de cimeti&#232;re. &#201;tonn&#233;, troubl&#233; par cette rencontre, Patrick Chatelier s'empare de cette figure et d&#233;cide de lui donner une vie litt&#233;raire. Il commence par lui donner une nouvelle identit&#233; en supprimant le &#171; H &#187; initial du nom. Il devient donc le &#171; G&#233;n&#233;ral Instin &#187;. Le projet de Chatelier n'a pas &#233;t&#233; d'&#233;crire une histoire du G&#233;n&#233;ral, mais de proposer une &#233;criture collective du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, une &#233;criture collective et plastique ouverte &#224; toutes les propositions, comme s'il s'agissait d'un manque &#224; combler, d'une absence &#224; signifier. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Dans un essai r&#233;cent intitul&#233; &lt;i&gt;Th&#233;orie des fant&#244;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S&#233;bastien Rongier, Th&#233;orie des fant&#244;mes, Paris, Les Belles Lettres, 2016.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, j'envisage la figure du fant&#244;me comme la trace d'un mort, d'un disparu, une apparition rendue possible par le r&#233;cit et notamment par l'image. Pour t&#233;moigner, pour &lt;i&gt;faire r&#233;cit&lt;/i&gt;, le fant&#244;me doit trouver une forme, &lt;i&gt;faire image&lt;/i&gt;. Ce que le fant&#244;me forme d'abord, ce sont des corps d'apparition, des corps incertains, infiniment dialectiques et n&#233;gatifs, des ombres d'o&#249; naissent les r&#233;cits et les &#339;uvres de l'art. Le fant&#244;me qui &lt;i&gt;fait image&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;fait r&#233;cit&lt;/i&gt; ne produit pas seulement un dispositif de m&#233;moire, c'est plus essentiellement un acte esth&#233;tique. En ce sens, la photographie rong&#233;e du cimeti&#232;re du Montparnasse est un effacement qui convoque une l&#233;gende, une fantaisie militaire appelant un r&#233;cit perdu. C'est la g&#233;n&#233;alogie du manque qui ouvre l'aventure d'&#233;criture. Chaque geste d'&#233;criture, chaque acte artistique qui se saisit de la figure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; est une mani&#232;re de donner forme &#224; ce fant&#244;me, de donner corps &#224; ce manque.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Au d&#233;part, il y a donc un G&#233;n&#233;ral de l'arm&#233;e fran&#231;aise. L'ensemble des textes, &#339;uvres et interventions qui composent &#224; ce jour le nom &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, &#233;crit sans &#171; H &#187; initial, peut se concevoir comme une &lt;i&gt;biofiction&lt;/i&gt;, au sens o&#249; Alexandre Gefen interroge les formes d'&#233;criture litt&#233;raire du biographique. Avec &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt;, il ne s'agit plus de biographie, mais de fiction biographique, d'invention &#224; partir d'une figure, ou plus exactement, d'une figure en &#233;tat de manque. La &lt;i&gt;biofiction&lt;/i&gt; instinienne vient &#233;branler la fronti&#232;re entre fiction et non fiction. Le projet &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt; s'inscrit dans une perspective contemporaine de l'invention d'une vie comme le d&#233;crit Alexandre Gefen : &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &#171; Pour le moment contemporain, &#233;crire une vie, m&#234;me au prisme du langage litt&#233;raire, c'est refuser une m&#233;taphysique de la condition humaine et une ontologie substantielle du sujet, pour arriver &#224; penser la dispersion de l'identit&#233;, c'est interroger, incessamment et sans m&#233;nagement, par le risque de la fiction, nos r&#234;ves d'insularit&#233; comme l'ambition normative de nos discours. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alexandre Gefen, Inventer une vie. LA fabrique litt&#233;raire de l'individu, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Ce que l'exp&#233;rience d'&#233;criture du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; nous montre, c'est d'abord un renversement des normes par le commun, ouvert gr&#226;ce au num&#233;rique notamment. C'est un risque de l'ouverture et de la multiplicit&#233; que le projet porte, le risque esth&#233;tique de la fiction par un hasard objectif.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_916 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/campagne_instin_istanbul_2016_c_sp83.jpg?1638611734' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;Campagne Instin (Istanbul 2016)&#169;SP83&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Situation d'&#233;criture : une exp&#233;rience plastique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Quelles sont les formes que prennent les interventions autour de cette figure fictionnelle. Elles sont multiples. Elles ne se r&#233;duisent pas &#224; une simple mati&#232;re litt&#233;raire, une simple accumulation de textes autour de la figure manquante du G&#233;n&#233;ral. La proposition ouverte par Patrick Chatelier prend et agr&#232;ge toutes les formes (&#233;criture, performance, danse, th&#233;&#226;tre, arts plastiques, &lt;i&gt;street art&lt;/i&gt;, musique, photographie, happening, et d'autres encore). L'exp&#233;rience litt&#233;raire du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; n'est sans doute pas unique. &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt; n'invente &#233;videmment pas l'&#233;criture collective, le d&#233;placement des formes et leurs interrelations. En revanche, la dur&#233;e dans laquelle s'inscrit le projet lui donne une &#233;paisseur et une dimension rare sinon in&#233;dite.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Sans doute le num&#233;rique participe-t-il de cette dur&#233;e. Car la vie num&#233;rique qu'a prise le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; &#224; partir de 2007 sur &lt;i&gt;remue.net&lt;/i&gt; (sous la forme d'un feuilleton ouvert d'abord, puis d'un mini site interne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) explique sans doute cette dur&#233;e, mani&#232;re d'aller contre l'id&#233;e toujours r&#233;pandue du num&#233;rique litt&#233;raire et de la forme br&#232;ve et de simple actualit&#233;. Le num&#233;rique appara&#238;t ici comme un n&#339;ud, un espace ouvert qui concentre et diffuse en m&#234;me temps. En effet, le num&#233;rique, du blog au site, en passant par les r&#233;seaux sociaux, accueille et re&#231;oit. Pour l'&#233;criture du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, c'est un espace d'exp&#233;rimentation qui repose sur un principe de mouvement et de prolif&#233;ration. Un des effets les plus surprenant est peut-&#234;tre la production d'un commun, non pas d'une communaut&#233;, m&#234;me litt&#233;raire, mais la production d'un point de rencontre partag&#233; ouvrant un dialogue artistique. C'est bien ce &lt;i&gt;commun&lt;/i&gt; qui cr&#233;e les interactions entre le &lt;i&gt;r&#233;el&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;virtuel&lt;/i&gt; (si l'on conserve encore un peu ces cat&#233;gories et ces distinctions). C' que le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; produit, c'est un mouvement infini, un incessant va-et-vient entre r&#233;el et virtuel, cr&#233;ant un espace d'interactions qui abolit ces fronti&#232;res suppos&#233;es. En effet, r&#233;fl&#233;chir sur l'&#233;criture du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, c'est n&#233;cessairement faire tenir ensemble des exp&#233;riences du num&#233;riques et des formes inscrites dans nos villes, dans nos espaces culturels et artistiques. La vie num&#233;rique du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; est indissociable des festivals cr&#233;&#233;s autour de cette figure. Le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; a &#233;galement &#233;t&#233; en r&#233;sidences d'&#233;criture. Des rencontres et des lectures ont &#233;t&#233; organis&#233;es autour de lui, tout comme des exp&#233;riences plastiques, musicales, ou encore th&#233;&#226;trales. En ce sens les livres &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; dont je vais parler confortent cette logique de r&#233;seau plus qu'ils ne l'abolissent.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Un cas exemplaire peut retenir l'attention rencontre-compte de cette mobilit&#233; artistique, celui du street-artiste SP-38. Ce dernier sillonne les continents du globe et colle dans le monde entier des affiches portant la simple inscription &#171; Instin &#187;. Ces affiches coll&#233;es de la &#171; campagne Instin &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont souvent photographi&#233;es et r&#233;inject&#233;es dans le circuit num&#233;rique via les sites et les r&#233;seaux sociaux. Mais ce qu'il est plus important d'envisager, c'est le mode de d&#233;placement, la mani&#232;re dont la fiction envahit litt&#233;ralement le r&#233;el. Cette logique de r&#233;seau international de SP38 ne vient pas subvertir le r&#233;seau num&#233;rique mais l'approfondir.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_917 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/campagne_instin_montreal_2010_c_sp83_montreal_2010.jpg?1638611837' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;Campagne Instin (montreal 2010)&#169;SP83&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Ce que l'aventure &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt; montre c'est d'abord une exp&#233;rience de la plasticit&#233; de la cr&#233;ation, au sens o&#249; Catherine Malabou d&#233;finit la plasticit&#233; comme une &#171; structure diff&#233;rentielle de la forme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, La Plasticit&#233; au soir de l'&#233;criture. Dialectique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La &lt;i&gt;plasticit&#233;&lt;/i&gt; est ici le trait g&#233;n&#233;ral de la mall&#233;abilit&#233;, un espace de tension qui fait tenir ensemble l'h&#233;t&#233;rog&#232;ne. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le terme est esth&#233;tique. Son sens original renvoie &#224; l'art du sculpteur, au modelage. Le &lt;i&gt;plassein&lt;/i&gt; grec signifier &#171; modeler &#187;. La question est d'abord artistique. Les termes grecs &lt;i&gt;plassein&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;plasma&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;plastes&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;plastikos&lt;/i&gt; d&#233;signent l'art de fa&#231;onner et de former. C'est &#171; ce qui est susceptible de recevoir comme de donner la forme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, L'Avenir de Hegel. Plasticit&#233;, temporalit&#233;, dialectique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Partant de ce constat, la philosophe Catherine Malabou &#233;claire la conceptualisation du terme &lt;i&gt;plasticit&#233; &lt;/i&gt;en passant par Hegel qui l'&#233;voque dans &lt;i&gt;La Ph&#233;nom&#233;nologie de l'Esprit&lt;/i&gt; pour d&#233;finir la subjectivit&#233;. La question esth&#233;tique prenant acte de la conceptualisation de Catherine Malabou permet d'envisager le &lt;i&gt;mat&#233;riau&lt;/i&gt; comme la d&#233;termination du sujet h&#233;g&#233;lien (le sujet &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; Hegel), &#224; savoir non plus une &#171; instance fixe et solide &#187; (termes de Hegel) &#171; mais une instance &lt;i&gt;plastique &lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, &#171; Le V&#339;u de plasticit&#233; &#187; dans Plasticit&#233;, sous la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. D&#232;s lors la subjectivit&#233; devient le lieu de l'auto-diff&#233;renciation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, L'Avenir de Hegel, Op. Cit., p. 54.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; c'est-&#224;-dire un processus de libre interpr&#233;tation d'elle-m&#234;me. Ce processus dialectique repose sur une tension entre fixit&#233; et dissolution, r&#233;sistance et fluidit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 26.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La plasticit&#233; traduit pour Hegel le sujet, c'est-&#224;-dire recevoir et former son propre contenu, c'est-&#224;-dire s'auto-diff&#233;rencier. On peut alors penser la &lt;i&gt;plasticit&#233;&lt;/i&gt; comme une logique de l'&#233;cart : &#171; La plasticit&#233; qui entre d&#232;s lors en sc&#232;ne avec la possibilit&#233; de &lt;i&gt;former le sens&lt;/i&gt; n'est plus r&#233;ductible &#224; une logique de l'incorporation ou de la sculpture signifiante dans l'espace de la pr&#233;sence, puisqu'elle permet pr&#233;cis&#233;ment d'ouvrir cet espace &#224; son alt&#233;rit&#233;, de le &lt;i&gt;faire glisser vers son autre : l'&#233;cart&lt;/i&gt;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 32.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Cette id&#233;e d'une plasticit&#233; reposant sur une logique de l'&#233;cart permet d'envisager l'espace litt&#233;raire et artistique du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. L'&#233;criture num&#233;rique n'&lt;i&gt;invente&lt;/i&gt; pas la plasticit&#233; de l'&#233;criture mais exp&#233;rimente de nouvelles formes de d&#233;lin&#233;risation et d'&#233;criture comme milieu. J'avais propos&#233; au sujet du site de Fran&#231;ois Bon une logique asymptotique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S&#233;bastien Rongier &#171; Tiers Livre, une structure en constellation &#187;, dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, c'est-&#224;-dire un principe de profusion, de multiplication d'exp&#233;riences et de modes d'&#233;critures qui tiennent toutes ensembles, l'asymptote devenant m&#233;taphore de l'infini, et de la multiplication. Cette logique me semble correspondre d'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale &#224; l'&#233;criture num&#233;rique, le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; r&#233;pond &#224; cette logique, celle du d&#233;bordement et de la multiplication, ayant pour caract&#232;re originel le hasard. Comme si le hasard produisait cette logique esth&#233;tique de l'&#233;cart et du d&#233;bordement.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Il faut enfin &#233;voquer dans cette morphologie mouvante et infinie, sans hi&#233;rarchie ni finalit&#233; le dernier festival &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; qui s'est tenu en juin 2015 rue D&#233;noyez &#224; Belleville, rue parisienne vou&#233;e au &lt;i&gt;street-art&lt;/i&gt;, mais aussi rue vou&#233;e &#224; la destruction et &#224; de nouveaux projets urbains plus sages. Le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, &#224; l'occasion de ce festival a proclam&#233; l'ind&#233;pendance de la rue D&#233;noyez en convoquant &#224; cette occasion diverses voix artistiques et intellectuelles pour penser les sources insurrectionnelles du quartier de Belleville et de l'art urbain avec Patrick Boucheron, Eric Hazan, ou Paul Ardenne notamment. Occasion de vivre la rue, l'espace urbain &#224; l'&#233;cart du flux, et en inversant le cours d'une mort annonc&#233;e. Et sans doute, l'occasion de croiser ces fl&#226;neurs, enfants Baudelaire ou de Maupassant.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Multiplication et d&#233;bordement&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Lorsque Gilles Deleuze distingue le virtuel du possible, il d&#233;place les cat&#233;gories de la m&#233;taphysique pour envisager un plan d'immanence. Cependant, il pense le &#171; possible &#187; comme diff&#233;rent du r&#233;el, une image du r&#233;el fabriqu&#233;e apr&#232;s-coup, une forme d'identit&#233; et de ressemblance, posant un univers de limitation. En revanche, le &#171; virtuel &#187; est r&#233;alit&#233; par lui-m&#234;me, son processus est celui de l'actualisation. C'est une multiplicit&#233; qui exclue l'identique. Son actualisation se fait par diff&#233;renciation. Pour Deleuze, c'est un univers de cr&#233;ation. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le &#171; possible et le virtuel se distinguent encore parce que l'un renvoie &#224; la forme d'identit&#233; dans le concept, tandis que l'autre d&#233;signe une multiplicit&#233; pure dans l'Id&#233;e, qui exclut radicalement l'identique comme condition pr&#233;alable. Enfin, dans la mesure o&#249; le possible se propose &#224; la &#171; r&#233;alisation &#187;, il est lui-m&#234;me con&#231;u comme l'image du r&#233;el, et le r&#233;el, comme la ressemblance du possible. C'est pourquoi l'on comprend si peu ce que l'existence ajoute au concept, en doublant le semblable par le semblable. (&#8230;) Au contraire, l'actualisation du virtuel se fait toujours par diff&#233;rence, divergence ou diff&#233;renciation. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gilles Deleuze, Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition, Op. Cit., p. 273.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; C'est ce qui permet de distinguer la multiplicit&#233; du multiple. Si le multiple est toujours rapport&#233; &#224; une ext&#233;riorit&#233; totalisante, la multiplicit&#233;, elle, n'est pas subordonn&#233;e &#224; une dimension suppl&#233;mentaire. Elle est non totalisable, non-d&#233;nombrable et non-nomable. Quelque chose manquera toujours. C'est ce manque qui engage sans doute le mouvement et permet de penser l'&#233;criture comme d&#233;bordement.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; On peut &#233;galement s'appuyer sur deux propositions conceptuelles pour penser cette logique d'&#233;criture, l'id&#233;e de &lt;i&gt;limitrophie&lt;/i&gt; chez Derrida et la notion d'effrangement chez Adorno. Il s'agit de d&#233;placer les cat&#233;gories et les limites, de les compliquer et de les interroger pour envisager les pratiques contemporaines. Jacques Derrida probl&#233;matise cette question en terme de &lt;i&gt;limitrophie&lt;/i&gt; : &#171; il s'agira de ce qui pousse et cro&#238;t &#224; la limite, autour de la limite, en s'entretenant de la limite, (&#8230;) de ce qui &lt;i&gt;nourrit la limite&lt;/i&gt;, la g&#233;n&#232;re, l'&#233;l&#232;ve et la complique. Tout ce que je dirai ne consistera surtout pas &#224; effacer la limite, mais &#224; multiplier ses figures, &#224; compliquer, &#233;paissir, d&#233;lin&#233;ariser, plier, diviser la ligne justement en la faisant cro&#238;tre et multiplier. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Derrida, L'animal que donc je suis, Paris, Galil&#233;e, 2006, p. 51.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La bordure ne doit pas &#234;tre envisag&#233;e comme une fronti&#232;re ou une s&#233;paration. Elle est au contraire la ligne instable d'un passage, s'accomplissant seulement dans son d&#233;bordement. La bordure se pense alors comme une exploration du passage, du d&#233;centrement, une ligne mobile, toujours outrepass&#233;e par elle-m&#234;me, une logique de multiplication.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; En 1966, dans &#171; l'art et les arts &#187;, Adorno questionne le vacillement de la notion de genre. Les fronti&#232;res des genres sont incertaines, &#171; leurs lignes de d&#233;marcations s'effrangent &#187;. Ce &#171; brouillage des cat&#233;gories &#187; r&#233;v&#232;le les angoisses de la civilisation et marque une inqui&#233;tude face au principe d'unit&#233;. L'effrangement comme forme de r&#233;sistance passe par la fragmentation et par la question du montage. Il souligne une contradiction et ouvre l'art &#224; sa diff&#233;rence. L'effrangement ne comble pas l'&#233;cart qui fait de l'art un art. Il explore au contraire cette tension dynamique. L'id&#233;e d'Adorno est que &#171; [c]haque &#339;uvre a des mat&#233;riaux qui, h&#233;t&#233;rog&#232;nes, font face au sujet, et des proc&#233;d&#233;s qui d&#233;rivent autant des mat&#233;riaux que de la subjectivit&#233; ; sa teneur de v&#233;rit&#233; ne s'&#233;puise pas dans celle-ci, elle est bien plut&#244;t redevable &#224; une objectivation qui requiert certes le sujet comme son ex&#233;cutant, mais qui, gr&#226;ce &#224; la relation immanente &#224; cet autre, indique un au-del&#224; du sujet. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Theodor W. Adorno, &#171; L'Art et les arts &#187;, dans L'Art et les arts, Traduction (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; L'art ne tient plus dans un concept qui subsumerait les arts. C'est au contraire l'expression d'un d&#233;bordement et d'une insatisfaction que le philosophe prend en charge par une dialectisation de l'art et des arts. La notion d'effrangement permet d'&#233;chapper &#224; la fermeture d'une d&#233;finition univoque. Le non-savoir devient l'exp&#233;rience de l'art, laissant entrer en elle ce qui lui est &#233;tranger. Face &#224; la &#171; discipline du territoire &#187;, Adorno envisage un enjeu critique o&#249; la forme artistique est &lt;i&gt;tension&lt;/i&gt;. Le contenu de l'art est dans la n&#233;gativit&#233; de son concept. L'effrangement est un mouvement de soustraction de la notion de genre et de l'unit&#233; de l'art, mouvement proprement historique de l'&#233;volution du dialogue des arts.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Les notions de limitrophie et d'effrangement permettent donc de penser l'&#233;criture num&#233;rique comme multiplication et d&#233;bordement des cat&#233;gories et des fronti&#232;res, permettant de faire tenir ensemble l'h&#233;t&#233;rog&#232;ne et de &lt;i&gt;faire commun&lt;/i&gt;. Ainsi, le cas du &#171; portrait g&#233;omantique du G&#233;n&#233;ral Instin &#187; men&#233; par l'&#233;crivaine Dominique Dussidour et le photographe Alain Subilia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est-il, de ce point de vue, exemplaire, projet de relation et de dialogue entre le r&#233;cit et le photographique. Le projet est une tentative de cerner la figure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; par un protocole aussi vertigineux qu'insolite puisqu'il s'agit de relever les traces du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; dans la forme des villes, dans les structures g&#233;ographiques qui composent une ville : des lignes sur les murs griffonn&#233;s de la ville, des formes de villes relev&#233;es par la photographie et r&#233;v&#233;lant par l'&#233;criture litt&#233;raire la pr&#233;sence du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le sens m&#234;me des cat&#233;gories se d&#233;place sous le double &#233;clairage du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; et du num&#233;rique. Les formes et les &#233;critures ne cessent de se reconfigurer dans le mouvement d'agr&#233;gation et de travers&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de cette figure manquante. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Le hasard comme &lt;strong&gt; &lt;strong&gt;effet&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt; (une logique)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; La notion d'&lt;i&gt;effet&lt;/i&gt; est complexe. Elle est d'abord d&#233;velopp&#233;e par Roland Barthes en 1968 avec l'article &#171; l'effet de r&#233;el &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Roland Barthes, &#171; L'Effet de r&#233;el &#187;, Communications, n&#176;11, mars 1968. Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans lequel il analyse les d&#233;tails textuels manifestant une volont&#233; mim&#233;tique, et lui permettant d'interroger l'illusion mim&#233;tique. Dans une autre perspective, la th&#233;orie de la r&#233;ception s'est empar&#233;e du terme Wolfgang Iser envisage la notion d'&lt;i&gt;effet&lt;/i&gt; comme prise en compte du r&#233;cepteur, comme l'action du texte sur le lecteur, et ses conditions de r&#233;ception. Pour Iser, &#171; ce n'est pas la ressemblance mais bien la diff&#233;rence per&#231;ue qui produit un effet. [&#8230;] [C'] est la non-identit&#233; qui d&#233;termine l'effet produit chez le lecteur comme constitution du sens textuel. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Wolfgang Iser, L'Acte de lecture. Th&#233;orie de l'effet esth&#233;tique, traduit de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'effet devient une strat&#233;gie esth&#233;tique d'&#233;criture pour &#171; approcher l'ambivalence &#224; l'&#339;uvre &#187; ajoute Mireille Calle-Gruber qui propose une th&#233;orie de &lt;i&gt;l'effet-fiction&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mireille Calle-Gruber, L'effet-fiction. De l'illusion romanesque, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans la r&#233;flexion litt&#233;raire, on conna&#238;t notamment l'&lt;i&gt;effet-personnage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Arnaud Welfringer reprend cette question &#224; propos des animaux des Fables de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; de Vincent Jouve&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Vincent Jouve, L'effet-personnage dans le roman, Paris, PUF, 1992.&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; l' &#171; effet de recueil &#187; d'Emmanu&#232;le Grandadam&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Emmanu&#232;le Grandadam, Contes et nouvelles de Maupassant : pour une po&#233;tique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle est &#233;galement discut&#233;e par Christian Metz et surtout par Jean-Louis Baudry autour de l'&#171; effet cin&#233;ma &#187; dans le champ esth&#233;tique et politique. Il s'agit donc de prolonger la logique esth&#233;tique de l'&lt;i&gt;effet&lt;/i&gt; pour le hasard en reprenant ce parcours autour du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; en insistant finalement sur cette g&#233;n&#233;alogie du manque produite par le hasard. Ainsi, le cas du &#171; portrait g&#233;omantique du G&#233;n&#233;ral Instin &#187; men&#233; par l'&#233;crivaine Dominique Dussidour et le photographe Alain Subilia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est-il, de ce point de vue, exemplaire, projet de relation et de dialogue entre le r&#233;cit et le photographique. Le projet est une tentative de cerner la figure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; par un protocole aussi vertigineux qu'insolite puisqu'il s'agit de relever les traces du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; dans la forme des villes, dans les structures g&#233;ographiques qui composent une ville : des lignes sur les murs griffonn&#233;s de la ville, des formes de villes relev&#233;es par la photographie et r&#233;v&#233;lant par l'&#233;criture litt&#233;raire la pr&#233;sence du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. C'est au hasard d'une rue, d'une ombres, de traits dessin&#233;es par le monde urbain que la figure litt&#233;raire se d&#233;ploie, s'invente, s'interroge.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_918 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/portrait_ge_omantique_du_ge_ne_ral_instin_c_alain_subilia.jpg?1638611886' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;Portrait ge&#769;omantique du Ge&#769;ne&#769;ral Instin&#169;Alain Subilia&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Le hasard est &#224; l'&#339;uvre et peut-&#234;tre l'&#339;uvrement continu de ce collectif. Si nous sommes bien devant un processus collectif riche de sa multiplicit&#233; et de sa dur&#233;e, c'est peut-&#234;tre parce qu'il se fonde justement sur ce hasard. Ce point de rencontre avec l'ind&#233;termination agr&#232;ge vers lui un d&#233;sir de cr&#233;ation, parce que le geste inaugural n'est pas celui d'une volont&#233;, ou d'une causalit&#233;. L'ind&#233;termin&#233; est peut-&#234;tre plus essentiellement l'origine de l'&#339;uvre. En ce sens, le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; est bien le corps artistique commun donn&#233; &#224; un manque, l'autre nom d'un hasard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guy de Maupassant, &lt;i&gt;La Maison Tellier&lt;/i&gt;, &#171; Les Tombales &#187;, Paris, Folio, 2010, p. 64 et suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gilles Deleuze, &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;, Paris, P.U.F., 2000, p. 182.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;S&#233;bastien Rongier, &lt;i&gt;Th&#233;orie des fant&#244;mes&lt;/i&gt;, Paris, Les Belles Lettres, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alexandre Gefen, &lt;i&gt;Inventer une vie. LA fabrique litt&#233;raire de l'individu&lt;/i&gt;, Paris, Le Impressions nouvelles, 2015, p. 250.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://remue.net/instin&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/instin&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://www.sp38.de/modules.php?op=modload&amp;name=galerie&amp;file=index&amp;req=voirparcat&amp;cat=113&amp;catnom=STREET-ART-CAMPAGNE%20INSTIN&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.sp38.de/modules.php?op=modload&amp;name=galerie&amp;file=index&amp;req=voirparcat&amp;cat=113&amp;catnom=STREET-ART-CAMPAGNE%20INSTIN&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;La Plasticit&#233; au soir de l'&#233;criture. Dialectique, destruction, d&#233;construction&lt;/i&gt;, Paris, Editions L&#233;o Scheer, 2005, p. 16.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;L'Avenir de Hegel. Plasticit&#233;, temporalit&#233;, dialectique&lt;/i&gt;, Paris, Vrin, 1996, p. 20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &#171; Le V&#339;u de plasticit&#233; &#187; dans &lt;i&gt;Plasticit&#233;&lt;/i&gt;, sous la direction de Catherine Malabou, Paris, Editions L&#233;o Scheer, 2000, p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;L'Avenir de Hegel&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;, p. 26.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;S&#233;bastien Rongier &#171; Tiers Livre, une structure en constellation &#187;, dans &lt;i&gt;Tiers Livre, d&#233;pouille &amp; cr&#233;ation&lt;/i&gt;, Komodo 21, 2015 &lt;a href=&#034;http://komodo21.fr/tiers-livre-structure-constellation/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://komodo21.fr/tiers-livre-structure-constellation/&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gilles Deleuze, &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 273.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Derrida, &lt;i&gt;L'animal que donc je suis&lt;/i&gt;, Paris, Galil&#233;e, 2006, p. 51.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Theodor W. Adorno, &#171; L'Art et les arts &#187;, dans &lt;i&gt;L'Art et les arts&lt;/i&gt;, Traduction Jean Lauxerois et Peter Szendy, Paris, Descl&#233;e de Brouwer, 2002, p. 55.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?rubrique388&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?rubrique388&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Roland Barthes, &#171; L'Effet de r&#233;el &#187;, &lt;i&gt;Communications&lt;/i&gt;, n&#176;11, mars 1968. Le texte est repris dans le recueil &lt;i&gt;Le Bruissement de la langue.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Wolfgang Iser, &lt;i&gt;L'Acte de lecture. Th&#233;orie de l'effet esth&#233;tique&lt;/i&gt;, traduit de l'allemand par Evelyne Sznycer, Bruxelles, Pierre Mardaga &#233;diteur, 1987, p. 83.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mireille Calle-Gruber, &lt;i&gt;L'effet-fiction. De l'illusion romanesque&lt;/i&gt;, Paris, Nizet, 1989, p. 12. Elle ajoute comme une approche m&#233;thodologique de l'effet : &#171; effet-fiction &#8211; cela vise &#224; concilier deux degr&#233;s : l'intelligence du texte, l'intelligence de cette intelligence. C'est lire, et lire la lecture : ce qui conduit &#224; d&#233;chiffrer comment le texte s'&#233;crit, et non pas comment il &lt;i&gt;s'est&lt;/i&gt; &#233;crit, car sans fin il s'&#233;crit, &#224; chaque parcours d'une instance lectrice. &#187;, p. 13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Arnaud Welfringer reprend cette question &#224; propos des animaux des &lt;i&gt;Fables&lt;/i&gt; de La Fontaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Vincent Jouve, &lt;i&gt;L'effet-personnage dans le roman&lt;/i&gt;, Paris, PUF, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Emmanu&#232;le Grandadam, &lt;i&gt;Contes et nouvelles de Maupassant : pour une po&#233;tique du recueil&lt;/i&gt;, Mont-Saint-Aignan, Publication des universit&#233;s de Rouen et du Havre, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?rubrique388&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?rubrique388&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le G&#233;n&#233;ral Instin. Les vies multiples du litt&#233;raire</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article411</link>
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		<dc:date>2021-12-03T23:12:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Instin</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Conf&#233;rence de 2016 &#224; Lyon &#224; l'invitation de Gilles Bonnet&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique63" rel="directory"&gt;2016&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Instin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot156" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Colloque international &#171; Internet est un cheval de Troie : la litt&#233;rature, du Web au livre &#187;, 10 et 11 mars 2016, Universit&#233; Jean Moulin Lyon 3, organis&#233; par Gilles Bonnet (MARGE). Communication : vendredi 11 mars : &#171; Le G&#233;n&#233;ral Instin. Les vies multiples du litt&#233;raire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne sont donc pas si nombreux les colloques authentiquement amicaux et chaleureux. Celui qu'avait organis&#233; Gilles Bonnet avait &#233;t&#233; de ceux-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_912 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L343xH480/internetchevaldetroie-3c8a4.png?1751018092' width='343' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, les vies multiples du litt&#233;raire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Ce qui force &#224; penser, c'est la rencontre. Cette intuition deleuzienne que l'on peut lire dans &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gilles Deleuze, Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition, Paris, P.U.F., 2000, p. 182.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;est au c&#339;ur de l'aventure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. Car, au travers d'une rencontre hasardeuse, se d&#233;plie une exp&#233;rience esth&#233;tique contemporaine qui d&#233;place les lignes d'&#233;critures et permet de penser les relations &#233;ditoriales entre le num&#233;rique et le papier selon des rapports de multiplicit&#233;. L'immense &lt;i&gt;work in progress&lt;/i&gt; que constitue l'aventure collective du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; r&#233;pond &#224; une logique d'&#233;criture qui ne scinde pas les champs ni les espaces de cr&#233;ation. Sans doute est-ce d'un trait caract&#233;ristique d'un contemporain litt&#233;raire qui s'invente dans l'imbrication des formes &#233;ditoriales, et non leur s&#233;paration.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Origine du G&#233;n&#233;ral Instin : g&#233;n&#233;alogie du manque &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le G&#233;n&#233;ral Adolphe Hinstin (1831-1905) est un militaire de l'arm&#233;e fran&#231;aise de la fin du XIXe si&#232;cle. Son unique connexion notable avec la litt&#233;rature, avant le XXIe si&#232;cle num&#233;rique, est son fr&#232;re Gustave qui fut professeur d'Isidore Ducasse (Lautr&#233;amont lui d&#233;dicace ses &lt;i&gt;Po&#233;sies&lt;/i&gt;). Il faut attendre 1996 pour que l'&#233;crivain Patrick Chatelier, d&#233;couvrant au cimeti&#232;re du Montparnasse un mausol&#233;e d&#233;cr&#233;pit, s'arr&#234;te devant l'image du militaire, effac&#233;e par la d&#233;t&#233;rioration des mat&#233;riaux chimiques de la photographie, image trouble de disparition du disparu lui-m&#234;me. &#201;tonn&#233;, troubl&#233; par cette rencontre, Patrick Chatelier s'empare de cette figure et d&#233;cide de lui donner une vie litt&#233;raire. Il commence par lui donner une nouvelle identit&#233; en supprimant le &#171; H &#187; initial du nom. Il devient donc le &#171; G&#233;n&#233;ral Instin &#187;. Le projet de Chatelier n'a pas &#233;t&#233; d'&#233;crire une histoire du G&#233;n&#233;ral, mais de proposer une &#233;criture collective du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, une &#233;criture collective et plastique ouverte &#224; toutes les propositions, comme s'il s'agissait d'un manque &#224; combler, d'une absence &#224; signifier. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Dans un essai r&#233;cent intitul&#233; &lt;i&gt;Th&#233;orie des fant&#244;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S&#233;bastien Rongier, Th&#233;orie des fant&#244;mes, Paris, Les Belles Lettres, 2016.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, j'envisage la figure du fant&#244;me comme la trace d'un mort, d'un disparu, une apparition rendue possible par le r&#233;cit et notamment par l'image. Pour t&#233;moigner, pour &lt;i&gt;faire r&#233;cit&lt;/i&gt;, le fant&#244;me doit trouver une forme, &lt;i&gt;faire image&lt;/i&gt;. Ce que le fant&#244;me forme d'abord, ce sont des corps d'apparition, des corps incertains, infiniment dialectiques et n&#233;gatifs, des ombres d'o&#249; naissent les r&#233;cits et les &#339;uvres de l'art. Le fant&#244;me qui &lt;i&gt;fait image&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;fait r&#233;cit&lt;/i&gt; ne produit pas seulement un dispositif de m&#233;moire, c'est plus essentiellement un acte esth&#233;tique. En ce sens, la photographie rong&#233;e du cimeti&#232;re du Montparnasse est un effacement qui convoque une l&#233;gende, une fantaisie militaire appelant un r&#233;cit perdu. C'est la g&#233;n&#233;alogie du manque qui ouvre l'aventure d'&#233;criture. Chaque geste d'&#233;criture, chaque acte artistique qui se saisit de la figure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; est une mani&#232;re de donner forme &#224; ce fant&#244;me, de donner corps &#224; ce manque.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Au d&#233;part, il y a donc un G&#233;n&#233;ral de l'arm&#233;e fran&#231;aise. L'ensemble des textes, &#339;uvres et interventions qui composent &#224; ce jour le nom &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, &#233;crit sans &#171; H &#187; initial, peut se concevoir comme une &lt;i&gt;biofiction&lt;/i&gt;, au sens o&#249; Alexandre Gefen interroge les formes d'&#233;criture litt&#233;raire du biographique. Avec &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt;, il ne s'agit plus de biographie, mais de fiction biographique, d'invention &#224; partir d'une figure, ou plus exactement, d'une figure en &#233;tat de manque. La &lt;i&gt;biofiction&lt;/i&gt; instinienne vient &#233;branler la fronti&#232;re entre fiction et non fiction. Le projet &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt; s'inscrit dans une perspective contemporaine de l'invention d'une vie comme le d&#233;crit Alexandre Gefen : &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &#171; Pour le moment contemporain, &#233;crire une vie, m&#234;me au prisme du langage litt&#233;raire, c'est refuser une m&#233;taphysique de la condition humaine et une ontologie substantielle du sujet, pour arriver &#224; penser la dispersion de l'identit&#233;, c'est interroger, incessamment et sans m&#233;nagement, par le risque de la fiction, nos r&#234;ves d'insularit&#233; comme l'ambition normative de nos discours. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alexandre Gefen, Inventer une vie. LA fabrique litt&#233;raire de l'individu, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Ce que l'exp&#233;rience d'&#233;criture du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; nous montre, c'est d'abord un renversement des normes par le commun, ouvert gr&#226;ce au num&#233;rique notamment. C'est un risque de l'ouverture et de la multiplicit&#233; que le projet porte, le risque esth&#233;tique de la fiction.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Situation d'&#233;criture : une exp&#233;rience plastique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Quelles sont les formes que prennent les interventions autour de cette figure fictionnelle. Elles sont multiples. Elles ne se r&#233;duisent pas &#224; une simple mati&#232;re litt&#233;raire, une simple accumulation de textes autour de la figure manquante du G&#233;n&#233;ral. La proposition ouverte par Patrick Chatelier prend et agr&#232;ge toutes les formes (&#233;criture, performance, danse, th&#233;&#226;tre, arts plastiques, &lt;i&gt;street art&lt;/i&gt;, musique, photographie, happening, et d'autres encore). L'exp&#233;rience litt&#233;raire du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; n'est sans doute pas unique. &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt; n'invente &#233;videmment pas l'&#233;criture collective, le d&#233;placement des formes et leurs interrelations. En revanche, la dur&#233;e dans laquelle s'inscrit le projet lui donne une &#233;paisseur et une dimension rare sinon in&#233;dite.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Sans doute le num&#233;rique participe-t-il de cette dur&#233;e. Car la vie num&#233;rique qu'a prise le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; &#224; partir de 2007 sur &lt;i&gt;remue.net&lt;/i&gt; (sous la forme d'un feuilleton ouvert d'abord, puis d'un mini site interne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) explique sans doute cette dur&#233;e, mani&#232;re d'aller contre l'id&#233;e toujours r&#233;pandue du num&#233;rique litt&#233;raire et de la forme br&#232;ve et de simple actualit&#233;. Le num&#233;rique appara&#238;t ici comme un n&#339;ud, un espace ouvert qui concentre et diffuse en m&#234;me temps. En effet, le num&#233;rique, du blog au site, en passant par les r&#233;seaux sociaux, accueille et re&#231;oit. Pour l'&#233;criture du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, c'est un espace d'exp&#233;rimentation qui repose sur un principe de mouvement et de prolif&#233;ration. Un des effets les plus surprenant est peut-&#234;tre la production d'un commun, non pas d'une communaut&#233;, m&#234;me litt&#233;raire, mais la production d'un point de rencontre partag&#233; ouvrant un dialogue artistique. C'est bien ce &lt;i&gt;commun&lt;/i&gt; qui cr&#233;e les interactions entre le &lt;i&gt;r&#233;el&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;virtuel&lt;/i&gt; (si l'on conserve encore un peu ces cat&#233;gories et ces distinctions). C' que le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; produit, c'est un mouvement infini, un incessant va-et-vient entre r&#233;el et virtuel, cr&#233;ant un espace d'interactions qui abolit ces fronti&#232;res suppos&#233;es. En effet, r&#233;fl&#233;chir sur l'&#233;criture du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, c'est n&#233;cessairement faire tenir ensemble des exp&#233;riences du num&#233;riques et des formes inscrites dans nos villes, dans nos espaces culturels et artistiques. La vie num&#233;rique du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; est indissociable des festivals cr&#233;&#233;s autour de cette figure. Le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; a &#233;galement &#233;t&#233; en r&#233;sidences d'&#233;criture. Des rencontres et des lectures ont &#233;t&#233; organis&#233;es autour de lui, tout comme des exp&#233;riences plastiques, musicales, ou encore th&#233;&#226;trales. En ce sens les livres &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; dont je vais parler confortent cette logique de r&#233;seau plus qu'ils ne l'abolissent.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Un cas exemplaire peut retenir l'attention rencontre-compte de cette mobilit&#233; artistique, celui du street-artiste SP-38. Ce dernier sillonne les continents du globe et colle dans le monde entier des affiches portant la simple inscription &#171; Instin &#187;. Ces affiches coll&#233;es de la &#171; campagne Instin &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont souvent photographi&#233;es et r&#233;inject&#233;es dans le circuit num&#233;rique via les sites et les r&#233;seaux sociaux. Mais ce qu'il est plus important d'envisager, c'est le mode de d&#233;placement, la mani&#232;re dont la fiction envahit litt&#233;ralement le r&#233;el. Cette logique de r&#233;seau international de SP38 ne vient pas subvertir le r&#233;seau num&#233;rique mais l'approfondir.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Ce que l'aventure &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt; montre c'est d'abord une exp&#233;rience de la plasticit&#233; de l'&#233;criture num&#233;rique, au sens o&#249; Catherine Malabou d&#233;finit la plasticit&#233; comme une &#171; structure diff&#233;rentielle de la forme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, La Plasticit&#233; au soir de l'&#233;criture. Dialectique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La &lt;i&gt;plasticit&#233;&lt;/i&gt; est ici le trait g&#233;n&#233;ral de la mall&#233;abilit&#233;, un espace de tension qui fait tenir ensemble l'h&#233;t&#233;rog&#232;ne. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le terme est esth&#233;tique. Son sens original renvoie &#224; l'art du sculpteur, au modelage. Le &lt;i&gt;plassein&lt;/i&gt; grec signifier &#171; modeler &#187;. La question est d'abord artistique. Les termes grecs &lt;i&gt;plassein&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;plasma&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;plastes&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;plastikos&lt;/i&gt; d&#233;signent l'art de fa&#231;onner et de former. C'est &#171; ce qui est susceptible de recevoir comme de donner la forme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, L'Avenir de Hegel. Plasticit&#233;, temporalit&#233;, dialectique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Partant de ce constat, la philosophe Catherine Malabou &#233;claire la conceptualisation du terme &lt;i&gt;plasticit&#233; &lt;/i&gt;en passant par Hegel qui l'&#233;voque dans &lt;i&gt;La Ph&#233;nom&#233;nologie de l'Esprit&lt;/i&gt; pour d&#233;finir la subjectivit&#233;. La question esth&#233;tique prenant acte de la conceptualisation de Catherine Malabou permet d'envisager le &lt;i&gt;mat&#233;riau&lt;/i&gt; comme la d&#233;termination du sujet h&#233;g&#233;lien (le sujet &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; Hegel), &#224; savoir non plus une &#171; instance fixe et solide &#187; (termes de Hegel) &#171; mais une instance &lt;i&gt;plastique &lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, &#171; Le V&#339;u de plasticit&#233; &#187; dans Plasticit&#233;, sous la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. D&#232;s lors la subjectivit&#233; devient le lieu de l'auto-diff&#233;renciation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, L'Avenir de Hegel, Op. Cit., p. 54.&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; c'est-&#224;-dire un processus de libre interpr&#233;tation d'elle-m&#234;me. Ce processus dialectique repose sur une tension entre fixit&#233; et dissolution, r&#233;sistance et fluidit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 26.&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La plasticit&#233; traduit pour Hegel le sujet, c'est-&#224;-dire recevoir et former son propre contenu, c'est-&#224;-dire s'auto-diff&#233;rencier. On peut alors penser la &lt;i&gt;plasticit&#233;&lt;/i&gt; comme une logique de l'&#233;cart : &#171; La plasticit&#233; qui entre d&#232;s lors en sc&#232;ne avec la possibilit&#233; de &lt;i&gt;former le sens&lt;/i&gt; n'est plus r&#233;ductible &#224; une logique de l'incorporation ou de la sculpture signifiante dans l'espace de la pr&#233;sence, puisqu'elle permet pr&#233;cis&#233;ment d'ouvrir cet espace &#224; son alt&#233;rit&#233;, de le &lt;i&gt;faire glisser vers son autre : l'&#233;cart&lt;/i&gt;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 32.&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Cette id&#233;e d'une plasticit&#233; reposant sur une logique de l'&#233;cart permet d'envisager l'espace litt&#233;raire et artistique du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. L'&#233;criture num&#233;rique n'&lt;i&gt;invente&lt;/i&gt; pas la plasticit&#233; de l'&#233;criture mais exp&#233;rimente de nouvelles formes de d&#233;lin&#233;risation et d'&#233;criture comme milieu. J'avais propos&#233; au sujet du site de Fran&#231;ois Bon une logique asymptotique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S&#233;bastien Rongier &#171; Tiers Livre, une structure en constellation &#187;, dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, c'est-&#224;-dire un principe de profusion, de multiplication d'exp&#233;riences et de modes d'&#233;critures qui tiennent toutes ensembles, l'asymptote devenant m&#233;taphore de l'infini, et de la multiplication. Cette logique me semble correspondre d'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale &#224; l'&#233;criture num&#233;rique, le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; r&#233;pond &#224; cette logique, celle du d&#233;bordement et de la multiplication.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Multiplication et d&#233;bordement&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Lorsque Gilles Deleuze distingue le virtuel du possible, il d&#233;place les cat&#233;gories de la m&#233;taphysique pour envisager un plan d'immanence. Cependant, il pense le &#171; possible &#187; comme diff&#233;rent du r&#233;el, une image du r&#233;el fabriqu&#233;e apr&#232;s-coup, une forme d'identit&#233; et de ressemblance, posant un univers de limitation. En revanche, le &#171; virtuel &#187; est r&#233;alit&#233; par lui-m&#234;me, son processus est celui de l'actualisation. C'est une multiplicit&#233; qui exclue l'identique. Son actualisation se fait par diff&#233;renciation. Pour Deleuze, c'est un univers de cr&#233;ation. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le &#171; possible et le virtuel se distinguent encore parce que l'un renvoie &#224; la forme d'identit&#233; dans le concept, tandis que l'autre d&#233;signe une multiplicit&#233; pure dans l'Id&#233;e, qui exclut radicalement l'identique comme condition pr&#233;alable. Enfin, dans la mesure o&#249; le possible se propose &#224; la &#171; r&#233;alisation &#187;, il est lui-m&#234;me con&#231;u comme l'image du r&#233;el, et le r&#233;el, comme la ressemblance du possible. C'est pourquoi l'on comprend si peu ce que l'existence ajoute au concept, en doublant le semblable par le semblable. (&#8230;) Au contraire, l'actualisation du virtuel se fait toujours par diff&#233;rence, divergence ou diff&#233;renciation. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gilles Deleuze, Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition, Op. Cit., p. 273.&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; C'est ce qui permet de distinguer la multiplicit&#233; du multiple. Si le multiple est toujours rapport&#233; &#224; une ext&#233;riorit&#233; totalisante, la multiplicit&#233;, elle, n'est pas subordonn&#233;e &#224; une dimension suppl&#233;mentaire. Elle est non totalisable, non-d&#233;nombrable et non-nomable. Quelque chose manquera toujours. C'est ce manque qui engage sans doute le mouvement et permet de penser l'&#233;criture num&#233;rique comme d&#233;bordement.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; On peut &#233;galement s'appuyer sur deux propositions conceptuelles pour penser cette logique d'&#233;criture, l'id&#233;e de &lt;i&gt;limitrophie&lt;/i&gt; chez Derrida et la notion d'effrangement chez Adorno. Il s'agit de d&#233;placer les cat&#233;gories et les limites, de les compliquer et de les interroger pour envisager les pratiques contemporaines. Jacques Derrida probl&#233;matise cette question en terme de &lt;i&gt;limitrophie&lt;/i&gt; : &#171; il s'agira de ce qui pousse et cro&#238;t &#224; la limite, autour de la limite, en s'entretenant de la limite, (&#8230;) de ce qui &lt;i&gt;nourrit la limite&lt;/i&gt;, la g&#233;n&#232;re, l'&#233;l&#232;ve et la complique. Tout ce que je dirai ne consistera surtout pas &#224; effacer la limite, mais &#224; multiplier ses figures, &#224; compliquer, &#233;paissir, d&#233;lin&#233;ariser, plier, diviser la ligne justement en la faisant cro&#238;tre et multiplier. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Derrida, L'animal que donc je suis, Paris, Galil&#233;e, 2006, p. 51.&#034; id=&#034;nh2-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La bordure ne doit pas &#234;tre envisag&#233;e comme une fronti&#232;re ou une s&#233;paration. Elle est au contraire la ligne instable d'un passage, s'accomplissant seulement dans son d&#233;bordement. La bordure se pense alors comme une exploration du passage, du d&#233;centrement, une ligne mobile, toujours outrepass&#233;e par elle-m&#234;me, une logique de multiplication.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; En 1966, dans &#171; l'art et les arts &#187;, Adorno questionne le vacillement de la notion de genre. Les fronti&#232;res des genres sont incertaines, &#171; leurs lignes de d&#233;marcations s'effrangent &#187;. Ce &#171; brouillage des cat&#233;gories &#187; r&#233;v&#232;le les angoisses de la civilisation et marque une inqui&#233;tude face au principe d'unit&#233;. L'effrangement comme forme de r&#233;sistance passe par la fragmentation et par la question du montage. Il souligne une contradiction et ouvre l'art &#224; sa diff&#233;rence. L'effrangement ne comble pas l'&#233;cart qui fait de l'art un art. Il explore au contraire cette tension dynamique. L'id&#233;e d'Adorno est que &#171; [c]haque &#339;uvre a des mat&#233;riaux qui, h&#233;t&#233;rog&#232;nes, font face au sujet, et des proc&#233;d&#233;s qui d&#233;rivent autant des mat&#233;riaux que de la subjectivit&#233; ; sa teneur de v&#233;rit&#233; ne s'&#233;puise pas dans celle-ci, elle est bien plut&#244;t redevable &#224; une objectivation qui requiert certes le sujet comme son ex&#233;cutant, mais qui, gr&#226;ce &#224; la relation immanente &#224; cet autre, indique un au-del&#224; du sujet. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Theodor W. Adorno, &#171; L'Art et les arts &#187;, dans L'Art et les arts, Traduction (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; L'art ne tient plus dans un concept qui subsumerait les arts. C'est au contraire l'expression d'un d&#233;bordement et d'une insatisfaction que le philosophe prend en charge par une dialectisation de l'art et des arts. La notion d'effrangement permet d'&#233;chapper &#224; la fermeture d'une d&#233;finition univoque. Le non-savoir devient l'exp&#233;rience de l'art, laissant entrer en elle ce qui lui est &#233;tranger. Face &#224; la &#171; discipline du territoire &#187;, Adorno envisage un enjeu critique o&#249; la forme artistique est &lt;i&gt;tension&lt;/i&gt;. Le contenu de l'art est dans la n&#233;gativit&#233; de son concept. L'effrangement est un mouvement de soustraction de la notion de genre et de l'unit&#233; de l'art, mouvement proprement historique de l'&#233;volution du dialogue des arts.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Les notions de limitrophie et d'effrangement permettent donc de penser l'&#233;criture num&#233;rique comme multiplication et d&#233;bordement des cat&#233;gories et des fronti&#232;res, permettant de faire tenir ensemble l'h&#233;t&#233;rog&#232;ne et de &lt;i&gt;faire commun&lt;/i&gt;. Ainsi, le cas du &#171; portrait g&#233;omantique du G&#233;n&#233;ral Instin &#187; men&#233; par l'&#233;crivaine Dominique Dussidour et le photographe Alain Subilia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&#034; id=&#034;nh2-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est-il, de ce point de vue, exemplaire, projet de relation et de dialogue entre le r&#233;cit et le photographique. Le projet est une tentative de cerner la figure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; par un protocole aussi vertigineux qu'insolite puisqu'il s'agit de relever les traces du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; dans la forme des villes, dans les structures g&#233;ographiques qui composent une ville : des lignes sur les murs griffonn&#233;s de la ville, des formes de villes relev&#233;es par la photographie et r&#233;v&#233;lant par l'&#233;criture litt&#233;raire la pr&#233;sence du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le sens m&#234;me des cat&#233;gories se d&#233;place sous le double &#233;clairage du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; et du num&#233;rique. Les formes et les &#233;critures ne cessent de se reconfigurer dans le mouvement d'agr&#233;gation et de travers&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de cette figure manquante. Une des cons&#233;quence de cette situation me semble &#234;tre la vibration, voire l'effacement de la question auctoriale et un principe d'intensification.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Question auctoriale&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Nicole Caligaris dans &#171; L'auteur comme copiste &#187; indique clairement la place qu'occupe d&#233;sormais l'auteur :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &#171; Le G&#233;n&#233;ral Instin r&#233;unit sous son nom les fondements d'une litt&#233;rature d'apr&#232;s la disparition de l'auteur : le texte vestige, fragment, sa transmission par citations, par &#233;vocations, par interpr&#233;tations, gloses, variantes qui donnent naissance &#224; tout un r&#233;seau de versions parall&#232;les et successives, &#224; une litt&#233;rature spectrale en somme, le doute essentiel sur l'id&#233;e d'original, d'identit&#233; &#233;tablie, de &#171; le&#231;on &#187; de r&#233;f&#233;rence, autrement dit d'autorit&#233;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nicole Caligaris, &#171; L'auteur comme copiste &#187;, dans G&#233;n&#233;ral Instin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; L'instance auctoriale se d&#233;place. Une fois de plus, le num&#233;rique n'invente pas ce d&#233;placement. Roland Barthes, Maurice Blanchot ou Michel Foucault ont conceptualis&#233; cet &#233;branlement. Le num&#233;rique exp&#233;rimente, prolonge et intensifie ce d&#233;placement. La publication de deux livres &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; aux &#233;ditions Le nouvel Attila confirmera cette piste. Cependant, le constat d'un d&#233;placement auctorail par le num&#233;rique a &#233;t&#233; propos&#233; par Milad Doueihi dans &lt;i&gt;Pour un humanisme num&#233;rique&lt;/i&gt;. Ce livre de 2011 constate pour le num&#233;rique que &#171; la notion m&#234;me d'auteur s'est &#233;largie &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Milad Doueihi, Pour un humanisme num&#233;rique, Seuil, 2011, p. 45.&#034; id=&#034;nh2-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cet &#233;largissement est d'abord v&#233;cu dans l'espace num&#233;rique du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; qui a multipli&#233; les espaces de d'&#233;criture &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; d'&#233;criture du web. Car c'est aussi ce qui importe dans les multiplications num&#233;riques du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, c'est que l'&#233;criture est &#233;galement une exploration des possibilit&#233;s de l'&#233;criture num&#233;rique : historiquement, le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; est d'abord depuis 2007 un feuilleton sur le site &lt;i&gt;remue.net&lt;/i&gt; que l'on a d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;. La revue num&#233;rique &lt;i&gt;Hors-sol&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&#034; id=&#034;nh2-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; accueille &#233;galement une s&#233;rie de contributions &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. A l'occasion de la parution du livre &lt;i&gt;Climax&lt;/i&gt;, Patrick Chatelier a d&#233;velopp&#233; un site sp&#233;cifique generalinstin.net qui propose notamment une g&#233;n&#233;alogie tr&#232;s document&#233;e du procession d'&#233;criture du livre &lt;i&gt;Climax&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&#034; id=&#034;nh2-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Enfin, &#224; l'occasion d'une r&#233;sidence &#224; &lt;i&gt;la Panac&#233;e&lt;/i&gt; de Montpellier en 2013, une partie du collectif &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; a non seulement travaill&#233; &#224; partir de la ville de Montpellier, mais aussi de &lt;i&gt;Textopoly&lt;/i&gt; est un espace de cr&#233;ation Web imagin&#233; par Eli Commins. Passage du r&#233;el au virtuel. Aller et retour de sens et d'exp&#233;rience qui semble caract&#233;riser le mouvement d'&#233;criture du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Textopoly&lt;/i&gt; est une carte virtuellement infinie utilisable par tout le monde. En m&#234;me temps que &#201;ric Caligaris, Beno&#238;t Vincent, SP-38 et Patrick Chatelier envahissaient la ville de Montpellier, cette partie du collectif &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; ont, en parall&#232;le, pris place dans cet espace num&#233;rique qu'est &lt;i&gt;Textopoly&lt;/i&gt;, en y configurant des fragments de la ville, des morceaux de travail et de travail en cours, pouvant &#234;tre reconfigur&#233; et manipul&#233; par d'autres &#224; l'int&#233;rieur de cette carte infinie. Cette double relation du r&#233;el au virtuel reconfigure une fois de plus l'id&#233;e m&#234;me d'auteur en un principe mobile et multiple, un geste esth&#233;tique collaboratif et ouvert. Enfin, il faut &#233;galement &#233;voquer l'existence du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; sur les r&#233;seaux sociaux (&lt;i&gt;Facebook&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Twitter&lt;/i&gt;), pr&#233;sence qui amplifie cette m&#234;me logique d'une pr&#233;sence auctoriale diss&#233;min&#233;e puisque derri&#232;re le compte, il y a plusieurs auteurs. Il est donc quasiment impossible de savoir qui publie sur ces comptes&#8230; sinon le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; L'autre enjeu de d&#233;placement de l'instance auctoriale tient &#233;videmment &#224; la multiplication des auteurs et des formes, cet incessant passage du num&#233;rique aux murs des villes asiatiques, d'un site &#224; une performance, d'un texte &#224; une chanson. Le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; ne peut se d&#233;finir qu'&#224; partir de cette multiplicit&#233; ind&#233;cidable. C'est cet ensemble ouvert et asymptotique qui conditionne le &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; comme dynamique de cr&#233;ation, mouvement d'&#233;criture. C'est en cela que ce projet produit un v&#233;ritable &#233;cosyst&#232;me de l'&#233;criture. Le terme est commun &#224; Milad Doueihi qui parle d'&#233;cosyst&#232;me social de l'individu et &#224; Fran&#231;ois Bon qui utilise le terme pour souligner les sp&#233;cificit&#233;s de l'&#233;criture num&#233;rique. Pr&#233;f&#233;rer le terme &lt;i&gt;&#233;criture&lt;/i&gt; &#224; celui d'&lt;i&gt;&#233;crivain&lt;/i&gt;, c'est donc indiquer que le num&#233;rique d&#233;place l'instance auctoriale. L'&#233;criture ne se r&#233;duit pas &#224; un espace identifi&#233; ni &#224; un m&#233;dia, ni m&#234;me &#224; un auteur.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Intensification &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Gilles Deleuze envisageait le moment cin&#233;matographique comme intensification de l'exp&#233;rience de l'image. Le num&#233;rique rel&#232;ve de ce moment pour l'&#233;criture, et plus particuli&#232;rement pour le champ litt&#233;raire. Ce que le num&#233;rique exp&#233;rimente, c'est une intensification de l'&#233;criture : l'intensit&#233; est ici &#224; entendre comme force de d&#233;placement et d'&#233;volution. C'est un d&#233;bordement et un &#233;branlement des contour et une singularit&#233; dans un ensemble. Deleuze utilise l'expression de &#171; trait intensif &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gilles Deleuze et F&#233;lix Guattari, Qu'est-ce que la philosophie ?, Paris, Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour d&#233;signer la singularit&#233; des composantes qui co&#239;ncident pourtant dans le concept. On retrouverait ici l'enjeu d'une auto-diff&#233;renciation de la forme plastique. L'&#233;criture num&#233;rique s'offre &#233;galement comme un ciel ouvert, un chantier, une progression ininterrompue et non t&#233;l&#233;ologique, un dialogue constant et tendu avec les formes. En s'offrant comme milieu, comme &#233;cosyst&#232;me, l'exp&#233;rience directe du processus de l'&#233;criture s'intensifie. Car c'est l'exp&#233;rience d'une &#233;criture comme &lt;i&gt;commun&lt;/i&gt;, la logique exigeante d'une relation inclusive qui ne cesse de reconfigurer les formes. C'est assur&#233;ment l'exemple le plus probant d'une esth&#233;tique rhizomatique : une morphologie mouvante et infinie, sans hi&#233;rarchie ni finalit&#233;, l'oeuvrement plut&#244;t que l'&#339;uvre, c'est aussi, me semble-t-il, une dynamique que propose le num&#233;rique et la logique du r&#233;seau qui pr&#233;side au &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Quant aux livres ?&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;strong&gt;Le livre comme exp&#233;rience de la multiplication&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; La logique de d&#233;placement du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; n'est pas celle d'une verticalit&#233; qui conduirait au livre. Car n'est qu'un moment, un passage, et non une finalit&#233;. Depuis la d&#233;couverte du tombeau Hinstin par l'&#233;crivain Patrick Chatelier en 1996, et le d&#233;but du feuilleton litt&#233;raire sur &lt;i&gt;remue.net&lt;/i&gt; en 2007, le collectif &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt;, sous l'impulsion de Patrick Chatelier multipli&#233; les rendez-vous (quatre festivals autour du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; r&#233;unissant &#224; chaque fois plusieurs dizaines d'artistes et d'auteurs, de nombreuses des soir&#233;es, lectures, r&#233;sidences, ou ateliers d'&#233;critures). A l'automne 2015, la vie litt&#233;raire du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; s'est amplifi&#233;e par la publication aux &#233;ditions &lt;i&gt;Le Nouvel Attila&lt;/i&gt;, avec la collaboration de &lt;i&gt;remue.&lt;/i&gt;net, de deux livres estampill&#233;s &#171; G&#233;n&#233;ral Instin &#187;, deux livres publi&#233;s dans une collection que Benoit Virot (le directeur des &#233;ditions &lt;i&gt;Le Nouvel Attila&lt;/i&gt;) a intitul&#233; &#171; Othello &#187;. Le premier livre qui s'intitule &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin anthologie&lt;/i&gt; est, comme son titre l'indique une anthologie des traces du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;, traces visuelles, sonores et litt&#233;raires, le livre &#233;tant accompagn&#233; par un CD. Le second livre, intitul&#233; &lt;i&gt;Climax&lt;/i&gt;, et sous-titre &lt;i&gt;Une fiction, encore ?&lt;/i&gt;, est une fiction collective et anonyme autour de la figure du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Ces deux livres participent pleinement de l'&#233;cosyst&#232;me d'&#233;criture propre au collectif &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt;. Ils ne sont pas la finalit&#233; de l'&#233;criture num&#233;rique, un aboutissement suppos&#233; ou fantasm&#233;, mais un moment de cette &#233;criture, la partie d'un infini qui se poursuit et se prolonge avec et au-del&#224; des objets papiers, en portant surtout dans leur &#233;laboration un &lt;i&gt;effet &lt;/i&gt;num&#233;rique.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; La notion d'&lt;i&gt;effet&lt;/i&gt; est complexe. Elle est d'abord d&#233;velopp&#233;e par Roland Barthes en 1968 avec l'article &#171; l'effet de r&#233;el &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Roland Barthes, &#171; L'Effet de r&#233;el &#187;, Communications, n&#176;11, mars 1968. Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans lequel il analyse les d&#233;tails textuels manifestant une volont&#233; mim&#233;tique, et lui permettant d'interroger l'illusion mim&#233;tique. Dans une autre perspective, la th&#233;orie de la r&#233;ception s'est empar&#233;e du terme Wolfgang Iser envisage la notion d'&lt;i&gt;effet&lt;/i&gt; comme prise en compte du r&#233;cepteur, comme l'action du texte sur le lecteur, et ses conditions de r&#233;ception. Pour Iser, &#171; ce n'est pas la ressemblance mais bien la diff&#233;rence per&#231;ue qui produit un effet. [&#8230;] [C'] est la non-identit&#233; qui d&#233;termine l'effet produit chez le lecteur comme constitution du sens textuel. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Wolfgang Iser, L'Acte de lecture. Th&#233;orie de l'effet esth&#233;tique, traduit de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'effet devient une strat&#233;gie esth&#233;tique d'&#233;criture pour &#171; approcher l'ambivalence &#224; l'&#339;uvre &#187; ajoute Mireille Calle-Gruber qui propose une th&#233;orie de &lt;i&gt;l'effet-fiction&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mireille Calle-Gruber, L'effet-fiction. De l'illusion romanesque, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans la r&#233;flexion litt&#233;raire, on conna&#238;t notamment l'&lt;i&gt;effet-personnage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Arnaud Welfringer reprend cette question &#224; propos des animaux des Fables de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; de Vincent Jouve&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Vincent Jouve, L'effet-personnage dans le roman, Paris, PUF, 1992.&#034; id=&#034;nh2-26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; l' &#171; effet de recueil &#187; d'Emmanu&#232;le Grandadam&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Emmanu&#232;le Grandadam, Contes et nouvelles de Maupassant : pour une po&#233;tique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle est &#233;galement discut&#233;e par Christian Metz et surtout par Jean-Louis Baudry autour de l'&#171; effet cin&#233;ma &#187; dans le champ esth&#233;tique et politique. Il s'agit donc ici de prolonger la logique esth&#233;tique de l'&lt;i&gt;effet&lt;/i&gt; pour envisager un effet interm&#233;dial du num&#233;rique dans le livre papier. On peut cerner les s&#233;diments du num&#233;rique dans ces publications, tant d'un point de vue micrologique que structurel.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le premier livre est une &lt;i&gt;anthologie&lt;/i&gt; c'est-&#224;-dire un pr&#233;l&#232;vement fragmentaire dans un ensemble. Non seulement l'anthologie vient confirmer la logique de r&#233;seau, le mouvement du commun, mais il confirme &#233;galement la pluralit&#233; et la multiplicit&#233; de l'aventure &lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt; tant par la nature des textes que les traces photographiques des &#339;uvres et des performances, ou la pr&#233;sence d'un cd audio. De m&#234;me, l'anthologie qui multiplie les auteurs et les participants met &#224; distance l'autorit&#233; de l'auteur. C'est le commun, dans sa version asymptotique, qui met &#224; distance le nom d'auteur. Ce qui devient premier et principal, c'est le nom de la figure &lt;i&gt;Instin. &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le second texte, &lt;i&gt;Climax&lt;/i&gt;, est un court r&#233;cit fragment&#233; et mouvant, une sorte de ravaudage autour de la figure d'&lt;i&gt;Instin&lt;/i&gt;, jouant sur les &#233;nigmes temporelles et spatiale (sommes-nous avec un militaire fran&#231;ais de la fin du XIX&#232;me si&#232;cle ou avec un g&#233;n&#233;ral de l'empire romain ? Ou encore autre chose). Cette premi&#232;re incertitude participe de l'identit&#233; mobile du personnage. Par ailleurs, le livre n'est pas pagin&#233;. Ce geste &#233;ditorial appartient &#224; la fois &#224; l'id&#233;e du &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin&lt;/i&gt; (un espace d'&#233;criture dans lequel il est permis de se perdre) et &#224; l'&lt;i&gt;effet &lt;/i&gt;du num&#233;rique dans un espace papier : une forme qui accepte la multiplicit&#233; au lieu du multiple, le d&#233;bordement sur la logique du calcul. De plus, &lt;i&gt;Climax &lt;/i&gt;est un texte sans auteur. C'est plus exactement une fiction collective. Le volume renvoie les sept auteurs effectifs du texte &#224; la derni&#232;re page du livre (celle des mentions l&#233;gales) et au rabat de couverture. La mise &#224; distance d'auteur prend donc tout sont sens dans ce geste de la multiplicit&#233; et du commun contre la figure de l'&#233;crivain ou de l'artiste. Le personnage manquant a pris toute la place de l'espace d'&#233;criture. Enfin, si l'on est attentif au livre, on apprend dans les mentions l&#233;gales de l'&lt;i&gt;Anthologie&lt;/i&gt; que &#171; Othello est un d&#233;partement du nouvel Attila vou&#233; &#224; la non-fiction &#187;. D'un livre &#224; l'autre, l'id&#233;e m&#234;me de fiction est encore &#233;branl&#233;e. La question de &lt;i&gt;Cimax&lt;/i&gt;, sons sous-titre porte en creux une r&#233;ponse ironique dans l'anthologie. Ce que l'on a envisag&#233;e comme &lt;i&gt;biofiction&lt;/i&gt; collective n'est donc peut-&#234;tre pas si fictionnelle que cela. D&#232;s lors, l'anthologie doit prendre une autre orthographe, cette anthologie est une hantologie c'est-&#224;-dire le r&#233;cit r&#233;el d'un fant&#244;me, l'&#339;uvre collective d'un manque toujours invent&#233;e sur nos sites, nos murs, ou nos livres. C'est indiff&#233;rent.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gilles Deleuze, &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;, Paris, P.U.F., 2000, p. 182.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;S&#233;bastien Rongier, &lt;i&gt;Th&#233;orie des fant&#244;mes&lt;/i&gt;, Paris, Les Belles Lettres, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alexandre Gefen, &lt;i&gt;Inventer une vie. LA fabrique litt&#233;raire de l'individu&lt;/i&gt;, Paris, Le Impressions nouvelles, 2015, p. 250.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://remue.net/instin&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/instin&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://www.sp38.de/modules.php?op=modload&amp;name=galerie&amp;file=index&amp;req=voirparcat&amp;cat=113&amp;catnom=STREET-ART-CAMPAGNE%20INSTIN&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.sp38.de/modules.php?op=modload&amp;name=galerie&amp;file=index&amp;req=voirparcat&amp;cat=113&amp;catnom=STREET-ART-CAMPAGNE%20INSTIN&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;La Plasticit&#233; au soir de l'&#233;criture. Dialectique, destruction, d&#233;construction&lt;/i&gt;, Paris, Editions L&#233;o Scheer, 2005, p. 16.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;L'Avenir de Hegel. Plasticit&#233;, temporalit&#233;, dialectique&lt;/i&gt;, Paris, Vrin, 1996, p. 20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &#171; Le V&#339;u de plasticit&#233; &#187; dans &lt;i&gt;Plasticit&#233;&lt;/i&gt;, sous la direction de Catherine Malabou, Paris, Editions L&#233;o Scheer, 2000, p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;L'Avenir de Hegel&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;, p. 26.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;S&#233;bastien Rongier &#171; Tiers Livre, une structure en constellation &#187;, dans &lt;i&gt;Tiers Livre, d&#233;pouille &amp; cr&#233;ation&lt;/i&gt;, Komodo 21, 2015 &lt;a href=&#034;http://komodo21.fr/tiers-livre-structure-constellation/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://komodo21.fr/tiers-livre-structure-constellation/&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gilles Deleuze, &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 273.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Derrida, &lt;i&gt;L'animal que donc je suis&lt;/i&gt;, Paris, Galil&#233;e, 2006, p. 51.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Theodor W. Adorno, &#171; L'Art et les arts &#187;, dans &lt;i&gt;L'Art et les arts&lt;/i&gt;, Traduction Jean Lauxerois et Peter Szendy, Paris, Descl&#233;e de Brouwer, 2002, p. 55.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?rubrique388&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?rubrique388&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nicole Caligaris, &#171; L'auteur comme copiste &#187;, dans &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ral Instin Anthologie&lt;/i&gt;, Paris, Remue.net &amp; Le nouvel Attila, 2015, p. 51.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Milad Doueihi, &lt;i&gt;Pour un humanisme num&#233;rique&lt;/i&gt;, Seuil, 2011, p. 45.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://hors-sol.net/revue/chronique/gi/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://hors-sol.net/revue/chronique/gi/&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://www.generalinstin.net/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.generalinstin.net/&lt;/a&gt; (Derni&#232;re consultation, le 20 juin 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gilles Deleuze et F&#233;lix Guattari, &lt;i&gt;Qu'est-ce que la philosophie ?&lt;/i&gt;, Paris, Les Editions de Minuit, 2000, p. 25. Il faudrait prolonger la discussion en rappelant que l'intensit&#233; s'articule au concept deleuzien de diff&#233;rence et s &#8216;annonce comme question de pens&#233;e dans &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt; : &#171; De l'intensif &#224; la pens&#233;e, c'est toujours par une intensit&#233; que la pens&#233;e nous advient. (&#8230;) En effet, l'intensif, la diff&#233;rence dans l'intensit&#233;, est &#224; la fois l'objet de la rencontre et l'objet auquel la rencontre &#233;l&#232;ve la sensibilit&#233;. &#187; (p. 188-189). De plus, l'intensit&#233; est un enjeu d&#233;terminant pour caract&#233;riser une bascule cin&#233;matographique de la pens&#233;e du visage. Le &#171; visage intensif &#187; est enjeu du passage du r&#233;flexif &#224; une forme d'abstraction, de d&#233;bordement de la repr&#233;sentation. Voir Gilles Deleuze, &lt;i&gt;Cin&#233;ma. I. L'image-mouvement&lt;/i&gt;, Paris, Les Editions de Minuit, 1999, p. 129 et suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Roland Barthes, &#171; L'Effet de r&#233;el &#187;, &lt;i&gt;Communications&lt;/i&gt;, n&#176;11, mars 1968. Le texte est repris dans le recueil &lt;i&gt;Le Bruissement de la langue.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Wolfgang Iser, &lt;i&gt;L'Acte de lecture. Th&#233;orie de l'effet esth&#233;tique&lt;/i&gt;, traduit de l'allemand par Evelyne Sznycer, Bruxelles, Pierre Mardaga &#233;diteur, 1987, p. 83.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mireille Calle-Gruber, &lt;i&gt;L'effet-fiction. De l'illusion romanesque&lt;/i&gt;, Paris, Nizet, 1989, p. 12. Elle ajoute comme une approche m&#233;thodologique de l'effet : &#171; effet-fiction &#8211; cela vise &#224; concilier deux degr&#233;s : l'intelligence du texte, l'intelligence de cette intelligence. C'est lire, et lire la lecture : ce qui conduit &#224; d&#233;chiffrer comment le texte s'&#233;crit, et non pas comment il &lt;i&gt;s'est&lt;/i&gt; &#233;crit, car sans fin il s'&#233;crit, &#224; chaque parcours d'une instance lectrice. &#187;, p. 13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Arnaud Welfringer reprend cette question &#224; propos des animaux des &lt;i&gt;Fables&lt;/i&gt; de La Fontaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Vincent Jouve, &lt;i&gt;L'effet-personnage dans le roman&lt;/i&gt;, Paris, PUF, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Emmanu&#232;le Grandadam, &lt;i&gt;Contes et nouvelles de Maupassant : pour une po&#233;tique du recueil&lt;/i&gt;, Mont-Saint-Aignan, Publication des universit&#233;s de Rouen et du Havre, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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