<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://sebastienrongier.net/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
	<link>https://sebastienrongier.net/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://sebastienrongier.net/spip.php?id_rubrique=6&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
		<url>https://sebastienrongier.net/IMG/logo/siteon0.jpg?1637577897</url>
		<link>https://sebastienrongier.net/</link>
		<height>96</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Il avait une belle t&#234;te &#187;. Se souvenir de Michel Deguy</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article468</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article468</guid>
		<dc:date>2022-02-20T10:36:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Deguy, Michel</dc:subject>
		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Disparition de Michel Deguy le 16 f&#233;vrier 2022. Quelques souvenirs attabl&#233;s...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot40" rel="tag"&gt;Deguy, Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1050 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L400xH364/deguy_nb-fe786-2e9ec.jpg?1750439065' width='400' height='364' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je parcours les chemins de ma m&#233;moire au moment de la disparition de Michel Deguy, et je me rends compte que nous nous croisions depuis presque une vingtaine d'ann&#233;e. En rentrant chez moi, j'ai ressorti les livres de Michel, j'ai fait une petite photo en me disant que c'&#233;tait rassurant de savoir l'&#339;uvre pr&#232;s de moi. Et j'ai imm&#233;diatement mesur&#233; combien nos rendez-vous informels allaient me manquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de l'aventure collective de remue.net, je me suis mis en t&#234;te d'ouvrir un dossier de r&#233;flexion, de textes, d'&#233;changes entre litt&#233;rature et philosophie. On devait &#234;tre en 2002-2003. J'ai alors pris contact avec Michel Deguy que je ne connaissais mais que je lisais. Il m'a imm&#233;diatement r&#233;pondu et donn&#233; rendez-vous. Un caf&#233; &#224; Saint-Germain. Souvenir impressionn&#233; d'un simple lecteur devant &lt;i&gt;la grande figure&lt;/i&gt; et, en m&#234;me temps, &#233;tonnement de son accueil et de la simplicit&#233; de la rencontre. Ce projet n'a pas vu le jour mais je suis mis en t&#234;te de constituer un dossier &lt;i&gt;Deguy&lt;/i&gt; pour remue.net. Il a vu le jour en 2005, occasion de premiers rendez-vous de discussion et de travail. Il affectionnait alors le &lt;i&gt;Lao Tseu&lt;/i&gt;, boulevard Saint-Germain. On s'y retrouvait de temps en temps pour pr&#233;parer ce dossier et discuter. Michel Deguy aimait aussi les conversations &#224; b&#226;tons rompus o&#249; fusaient les &lt;i&gt;Ah mais vous n'avez pas lu &#231;a ? &lt;/i&gt; ou les &lt;i&gt;Vous en avez pens&#233; quoi, S&#233;bastien, de ce film ?&lt;/i&gt; A l'occasion de cette pr&#233;paration, nous parlions de ses livres et de son parcours. Un jour, il m'annonce tout de go, &lt;i&gt;S&#233;bastien, il faut que vous veniez &#224; l'IMEC avec Martin. Vous faites un petit topo avant Martin et on passe la soir&#233;e l&#224;-bas.&lt;/i&gt; Il s'agissait donc de Martin Rueff. Il faut avoir un degr&#233; d'inconscience et d'insouciance pour s'engager dans une telle soir&#233;e, entour&#233; par&#8230; Martin Rueff et Michel Deguy. Souvenir &#233;mouvant de cette premi&#232;re prise de parole. C'est toujours &#233;trange de parler de l'&#339;uvre d'un auteur en sa pr&#233;sence. Je ne savais pas encore qu'il y aurait d'autres occasions &#8211; celle du colloque Cerisy &#233;tant sans doute la plus m&#233;morable. Le d&#238;ner qui a suivi &#233;tait aussi simple que chaleureux dans une salle de l'Abbaye d'Ardenne. Je ne souviens de ce moment o&#249; Michel a sembl&#233; satisfait en me disant &lt;i&gt;Ah S&#233;bastien, vous mangez de la soupe !&lt;/i&gt; Je ne sais pas tr&#232;s bien &#224; quoi correspondait ce marqueur (la soupe) mais la remarque nous a bien fait rire sur le moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait de nombreux autres rendez-vous intellectuels, parfois tr&#232;s denses. Ils sont dans des livres ou dans diff&#233;rents enregistrements. Outre, l'&lt;a href=&#034;https://sebastienrongier.net/spip.php?article469&#034;&gt;IMEC&lt;/a&gt;, j'ai fait partie de l'aventure &lt;a href=&#034;https://sebastienrongier.net/spip.php?article399&#034;&gt;Cerisy&lt;/a&gt;, ou d'une &lt;a href=&#034;https://sebastienrongier.net/spip.php?article341&#034;&gt;journ&#233;e d'&#233;tude&lt;/a&gt; &#224; la Maison d'Am&#233;rique latine. J'ai &#233;galement particip&#233; &#224; quelques publications (voir &lt;a href=&#034;https://sebastienrongier.net/spip.php?article386&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;https://remue.net/dossier-michel-deguy&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;), y compris une invitation &#224; &lt;a href=&#034;https://sebastienrongier.net/spip.php?article384&#034;&gt;&#233;crire dans &lt;i&gt;Po&amp;sie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, sans oublier &lt;a href=&#034;https://sebastienrongier.net/spip.php?article422&#034;&gt;l'invitation autour du livre de Martin Rueff consacr&#233; &#224; Michel Deguy&lt;/a&gt;. J'ai m&#234;me &#233;t&#233; &#224; l'initiative de l'&#233;dition num&#233;rique d'un de ses textes sur&lt;a href=&#034;https://www.babelio.com/livres/Deguy-De-lillisibilite/217654&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'illisibilit&#233;&lt;/a&gt;quand je m'occupais d'une collection de textes th&#233;oriques. L'importance de l'&#339;uvre de Deguy n'est plus &#224; &#233;tablir, m&#234;me si elle reste &#224; d&#233;fendre. Mais les d&#233;jeuners avec Michel qui en parlera ? Tr&#232;s vite s'est &#233;tabli un &lt;i&gt;modus operandi&lt;/i&gt;. Aux rendez-vous publics de grands s&#233;rieux alternaient ces moments plus l&#233;gers, des rencontres informelles et amicales, loin des salles d'&#233;tudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait quelque chose de simple dans ces rencontres. Elles reprenaient l&#224; o&#249; elles s'&#233;taient suspendues la fois pr&#233;c&#233;dentes, souvent s&#233;par&#233;es de quelques mois. Je me souviens de la gaiet&#233; de nos emportements politiques qui s'achevaient par son sourire ironique que nous soyons en accord ou non. Nous nous sommes longtemps vus au Rostand, avec, au menu, un croque-monsieur et une pression et parfois un plat du jour, voire un croque-madame. D&#232;s qu'on le pouvait, nous nous pr&#233;cipitions en terrasse pour lui permettre d'en griller une. Car, il y avait toujours deux choses qui accompagnait la silhouette de Deguy, une &#233;charpe l&#233;g&#232;re autour du cou et une clope qu'il avait l'habitude de mordre quasiment. Nous nous y retrouvions &#224; n'importe quelle saison. L'hiver nous d&#233;sertions la terrasse de la brasserie. Nos &#233;changes commen&#231;aient parfois par un &lt;i&gt;Vous avez vu &#231;a, S&#233;bastien ?&lt;/i&gt; en me montrant la Une du Monde qu'il venait d'acheter. Deguy avait une r&#233;elle passion d&#233;mocratique pour la chose politique. Nous n'aurons pas eu le temps de parler ensemble des remous naus&#233;abonds de l'actualit&#233; mais je sais exactement o&#249; sa voix aurait tonn&#233;, o&#249; elle aurait &#233;t&#233; d&#233;sesp&#233;r&#233;e par les f&#234;lures d&#233;mocratiques et les mensonges politiques qui agitent l'actualit&#233;. Nous prenions des nouvelles de chacun et de nos projets d'&#233;criture. Il aimait parler des trouvailles de ses titres comme un horizon du livre qui s'&#233;crit et se monte. Parfois, il faisait le compte des amis disparus et des &lt;i&gt;Tombeaux&lt;/i&gt; qu'il aurait &#224; &#233;crire, ce maintien de l'amiti&#233; dans l'&#233;criture du po&#232;me. C'est peut-&#234;tre cela la cl&#233; de cette vie d'&#233;crivain, de penseur, le lien par le po&#232;me. Un jour que nous parlions de pr&#233;noms, il m'avait demand&#233; si j'avais d'autres pr&#233;noms. Je lui avais avais dit : &lt;i&gt;S&#233;bastien, Rapha&#235;l &amp; Michel, figurez-vous&lt;/i&gt;. Il avait souri de la surprise avant de longuement parler avec douleur de son petit-fils. C'est la seule fois que j'ai connu le visage sombre et ferm&#233; de Michel. Il avait encha&#238;n&#233; sur le num&#233;ro en cours de la revue, racontant le travail de titan de Martin, de Claude et des autres. La vie &#233;tait l&#224;. Quand je lui avais parl&#233; de mon projet de roman autour de la R&#233;sistance, il m'avait parl&#233; de sa famille et des r&#233;sistants si proches de sa jeunesse, le souvenir de cet oncle fusill&#233; au mont Val&#233;rien qui occupa une partie du d&#233;jeuner, ce jour-l&#224;. J'esp&#233;rais pouvoir lui remettre le livre en main propre. Ce qui me frappe dans tous ces moments, ce sont les rires joyeux qui nous traversaient. Une proximit&#233; sans &#234;tre intimes. Mais parler des uns et des autres, divers potins, des livres lus, des auteurs rencontr&#233;s. Je lui parlais de romanciers qu'il ne connaissait pas. &lt;i&gt;Comment s'appelle-t-il, dites-vous ?&lt;/i&gt; Et il notait un nom, un titre sur un bout de papier avec son &#233;criture impossible... mais ce M superbe qui formait un grand geste de signature quand il d&#233;dica&#231;ait ses livres. Il partait bient&#244;t en voyage. Il faisait la liste de ses futures destinations. Deguy &#233;tait un infatigable voyageur entre colloques, conf&#233;rences, invitations diverses et d&#233;parts vers des destinations personnelles. Il aimait encore me d&#233;tailler l'avanc&#233;e du sommaire du prochain num&#233;ro de sa revue &lt;i&gt;Po&amp;sie&lt;/i&gt;, un point d'ancrage essentiel dans sa vie intellectuelle. On parlait de plus en plus des agitations dans les maisons d'&#233;ditions. Il s'inqui&#233;tait d'abord pour sa collection et pour sa revue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est arriv&#233; un moment o&#249; le bruit ambiant de la brasserie lui &#233;tait devenu insupportable. Nous sommes alors all&#233;s manger dans une brasserie plus calme du quartier. A peine install&#233; sur une banquette moelleuse que soudain l'id&#233;e de manger des hu&#238;tres a sembl&#233; le rajeunir. Il sortait alors d'op&#233;rations assez lourdes et manger quelques hu&#238;tres l'avait revigor&#233;. L'endroit &#233;tait calme. Les heures pass&#233;es ensembles &#233;taient d&#233;licieuses, m&#234;lant souvenirs, confidences et brusques digressions litt&#233;raires. Mais nous avons &#233;t&#233; chass&#233;s de cette nouvelle brasserie car l'adresse fermait pour travaux. Pas le temps de prendre de nouvelles habitudes De rendez-vous en rendez-vous, nous avons alors err&#233; dans le quartier. Un &#233;t&#233;, nous avons profit&#233; de la fra&#238;cheur du jardin du Luxembourg pour d&#233;jeuner &#224; la terrasse d'un restaurant prot&#233;g&#233; par les branches feuillues. Nous avions pris le temps de parler de Walter Benjamin, du livre que je lui avais consacr&#233; et qu'il avait aim&#233;. Il voulait accueillir un texte de moi pour son num&#233;ro de &lt;i&gt;Po&amp;sie&lt;/i&gt; sur l'Europe. &#201;tait-ce la douceur de l'&#233;t&#233; mais nous avions &#233;t&#233; rejoints au hasard des promenades de chacun par diverses connaissances pour finalement constituer une table agit&#233;e d'&#233;changes&#8230; et la possibilit&#233; d'une griller une petite pour Michel. Nos derniers rendez-vous furent place de la Sorbonne. On y mangeait assez mal. On le savait. Mais nous avions le ciel parisien pour &#233;voquer Baudelaire. C'&#233;tait merveilleux de parler de Baudelaire avec lui, sous les merveilleux nuages. Et pour nous consoler du ciel, il m'avait lanc&#233; &lt;i&gt;S&#233;bastien, soyons extravagants aujourd'hui, commandons une eau p&#233;tillante !&lt;/i&gt; Devant la Sorbonne, nous avions parl&#233; d'universit&#233;, quelques-uns de ses souvenirs, et mon propre renoncement &#224; prolonger mes d&#233;marches. Il en avait &#233;t&#233; pein&#233; pour moi mais il y avait sans doute mieux &#224; faire. Avant de finaliser avec lui un petit projet de r&#233;&#233;dition, je lui avais demand&#233; ce qu'il penserait de la r&#233;&#233;dition de son &lt;i&gt;Comit&#233;&lt;/i&gt;. L'id&#233;e l'avait &#233;tonn&#233;. C'&#233;tait loin d&#233;sormais. Il &#233;tait plus amus&#233; par cette publication d'un de ses textes-sc&#233;nario que je pr&#233;parais pour un volume collectif o&#249; l'on retrouverait le grand et le petit monde du cin&#233;ma. &#202;tre ailleurs et se d&#233;placer, c'est aussi un des traits caract&#233;ristiques de Deguy. Dans nos &#233;changes, nous parlions de nos livres pass&#233;s et futurs. Nous avions rat&#233; le coche d'un livre d'entretien ensemble et les relations avec les &#233;diteurs ne s'arrangeait pas. Je lui parlais de ce projet de livre sur &lt;i&gt;The Party &lt;/i&gt; et nous avions ri en nous rem&#233;morant quelques sc&#232;nes marquantes. Pour pr&#233;parer le petit texte qui accompagne le sc&#233;nario de son film invisible, j'avais interrog&#233; Michel sur sa relation au cin&#233;ma et surtout je lui avais demand&#233; s'il savait pourquoi Godard avait mis un portrait de lui dans son film &lt;i&gt;La Chinoise&lt;/i&gt;. Il n'en savait rien. Je lui avait rappel&#233; ce que Godard lui-m&#234;me en avait dit en 1967 : &#171; Parce que j'ai lu quelques po&#232;mes de lui que j'aime beaucoup. Sa photo est l&#224; comme repr&#233;sentative de l'inventeur. Il avait une belle t&#234;te, qui inspirait confiance. &#187; &lt;br /&gt;&#8212; Voil&#224; S&#233;bastien, j'ai une bonne t&#234;te ! m'avait-il dit.
&lt;br /&gt;&#8212; Une belle t&#234;te, Michel... une belle t&#234;te. Mais vous savez comment il a d&#233;couvert votre po&#233;sie ?
&lt;br /&gt;&#8212; Non. Cela dit peut-&#234;tre... (il avait marqu&#233; une pause). Vous savez que j'ai fait passer son baccalaur&#233;at &#224; Anne Wiazemsky...
&lt;br /&gt;&#8212; Alors l&#224; Michel, il faut que vous me racontiez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il savait, espi&#232;gle, que cette confidence allait me chavirer. Michel Deguy venait souvent &#224; v&#233;lo. Il arrivait d'on ne sait o&#249; et fendait les rues sans h&#233;sitation. Je ne l'ai pas connu motard mais il roulait avec ce m&#234;me esprit frondeur. En quand on se quittait, apr&#232;s avoir &#233;chang&#233; des livres et des nouvelles, j'aimais cette voix franche qui invariablement prenait cong&#233; par un &lt;i&gt;Salut S&#233;bastien ! A bient&#244;t&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/Rongier_Deguy.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/Rongier_Deguy.jpg?1637577917' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ajoute cette photographie de Vincent Baby, prise le 31 mai 2013. A l'occasion de la parution de &lt;i&gt;La Piet&#224; Baudelaire&lt;/i&gt; chez &lt;a href=&#034;https://www.belin-editeur.com/la-pieta-baudelaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Belin&lt;/a&gt;, Martin Rueff a eu l'id&#233;e d'un rendez-vous, d'une journ&#233;e d'&#233;tude et d'amiti&#233; autour de Deguy &#224; la Maison d'Am&#233;rique latine. Une belle et heureuse journ&#233;e. J'aime beaucoup cette photographie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>78 et moi </title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article309</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article309</guid>
		<dc:date>2015-12-09T20:53:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>78</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans 78, outre certaines heures tr&#232;s sombres de notre histoire moderne, je me penche sur le Front National, objet d'une opposition politique constante dans mon parcours. Dans ce roman, je rappelle les racines profondes de l'antis&#233;mitisme et de la collaboration, des admirations fascistes et brutales qui pr&#233;sident &#224; la naissance de ce parti. &lt;br class='autobr' /&gt; En 1978, ce parti politique obtient 0,33 % des voix, oui, 0,33&#8230; je ne me suis pas tromp&#233; de virgule. L'&#233;chec est cuisant mais les transformations (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot93" rel="tag"&gt;78&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_677 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/Gris.jpg?1637577911' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;78&lt;/i&gt;, outre certaines heures tr&#232;s sombres de notre histoire moderne, je me penche sur le Front National, objet d'une opposition politique constante dans mon parcours. Dans ce roman, je rappelle les racines profondes de l'antis&#233;mitisme et de la collaboration, des admirations fascistes et brutales qui pr&#233;sident &#224; la naissance de ce parti.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; En 1978, ce parti politique obtient 0,33 % des voix, oui, 0,33&#8230; je ne me suis pas tromp&#233; de virgule. L'&#233;chec est cuisant mais les transformations couvent. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; C'est ce que j'essaye de mettre en sc&#232;ne dans le livre, le moment de bascule, non pas id&#233;ologique, mais strat&#233;gique (ce que rejoue tr&#232;s exactement la fille de son p&#232;re). Avec la mort de Duprat, la place est libre pour une nouvelle g&#233;n&#233;ration qui a ralli&#233; depuis peu le parti. Ces nouveaux cadres, Stirbois et Collinot, vont donner une inflexion id&#233;ologique (une inflexion de surface, ne pas s'y tromper, mais inflexion strat&#233;gique) et une nouvelle th&#233;matique : marteler que l'immigration, l'&#233;tranger est la source de tous les maux. Ce sera quasiment le seul argumentaire ce parti. L'autre conclusion que tire Stirbois des &#233;lections l&#233;gislatives, c'est un travail de terrain, une perc&#233;e par le bas&#8230; un travail de longue haleine dont on voit les r&#233;sultats (Dreux aura &#233;t&#233; le laboratoire de Stirbois), gr&#226;ce &#233;galement &#224; la construction du personnage du chef du parti qui aura tellement fascin&#233; les m&#233;dias et le personnel politique.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; On a donc oubli&#233; l'histoire de ce parti, l'histoire du pays&#8230; c'est vrai que rappeler que ce parti est l'enfant l&#233;gitime de la collaboration, &#224; savoir l'Etat fran&#231;ais qui sous le pouvoir de P&#233;tain-Laval (et quelques autres) a servi les int&#233;r&#234;ts du nazisme (et parfois en anticipant les demandes par complaisances ou id&#233;ologie&#8230; comme traquer les r&#233;sistants ou d&#233;porter les juifs de France qu'ils soient fran&#231;ais ou &#233;trangers, qu'ils soient hommes, femmes ou enfants). Ceci n'est ni g&#233;n&#233;tique ou informatique (ces argumentaires de bazar sur les &#171; g&#232;nes politiques &#187; ou &#171; le logiciel politique &#187;&#8230; quel galimatias)&#8230; non c'est juste historique. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; &lt;i&gt;78&lt;/i&gt; n'est qu'un roman, sans grande audience, pas plus que mes actions ou r&#233;flexions au fils de mes engagements. Dans les ann&#233;es 1980-1990, chaque meeting du Front National conduisait &#224; des manifestations, et des oppositions rapidement dures avec le service d'ordre du parti d'extr&#234;me-droite connu pour son go&#251;t pour la violence (et aussi quelques confusions parfois avec la police/gendarmerie dont on pouvait constater la complaisance : faut dire que des cr&#226;nes ras&#233;s qui tapent des chevelus, &#231;a faire toujours rire les forces de l'ordre). Parmi les engagements contre ce parti d'extr&#234;me-droite, il y a eu ceux de la p&#233;riode o&#249; je vivais et travaillais dans la vall&#233;e de l'Eure&#8230; un petit groupe qui militait pour d&#233;noncer le FN, ses discours, ses actions. Alors on tractait sur les march&#233;es le dimanche, on causait et on &#233;crivait. Ou alors on collait par-dessus les affiches du parti d'extr&#234;me-droite, notamment &#224; Dreux, notamment en p&#233;riode &#233;lectorale. L&#224;, il fallait tout de m&#234;me faire tr&#232;s attention parce qu'on avait de petits bras, et qu'on n'avait vraiment aucun go&#251;t pour la violence, nous. Cette p&#233;riode m'a permis de voir comment dans une r&#233;gion rurale, ou p&#233;ri-urbaine les id&#233;es du FN s'&#233;tait implant&#233;es, comment certains, alors que la l&#233;thargie &#233;tait le seul danger, les populations vivaient dans une peur parfaitement construite par les discours r&#233;p&#233;t&#233;s sans cesse par le Front National (et bient&#244;t les autres partie, &#224; commencer la droite de Chirac et de Pasqua, puis la ligne Sarkozy-Buisson qui n'en finit pas de singer et fleurter avec l'ignoble, et la gauche n'est pas en reste, h&#233;las). &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Comme &#224; l'accoutum&#233;e, les mines de surprise au moment de d&#233;couvrir les r&#233;sultats du FN sont prises par tous. Tous se composent un visage de circonstance, un discours de gravit&#233; circonstanci&#233; mais tellement circonstanciel. Et puis&#8230; Et puis ? Et puis, j'avouerai seulement un certain d&#233;sarroi, l&#224; maintenant.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Evidemment continuer, avec les moyens qui sont les miens : &#233;crire, enseigner. Donner le go&#251;t de tout ce qui fonde les d&#233;testations de ceux qui font vivre le Front National et l'extr&#234;me-droite (penseurs-propagandistes, politiques, et ceux qui votent par adh&#233;sion ou protestation, c'est &#233;quivalent, ils donnent leur voix &#224; l'extr&#234;me-droite).&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Donc continuer &#224; &#233;crire &lt;i&gt;78&lt;/i&gt; qui rappelle aussi la collaboration, les massacres d'octobre 61, la guerre d'Alg&#233;rie et la torture (cela doit rappeler des choses au FN), et les sources politiques de ce parti. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Poursuivre (encore un peu) la vie enseignante et continuer de dire les livres qu'on aime, les &#233;critures qu'on d&#233;fend sur des sites, dans des rencontres, c'est-&#224;-dire &#233;veiller en s'&#233;veillant soi-m&#234;me, tenter de rester &#233;veill&#233; (m&#234;me si ce soir, il faut l'avouer, c'est un peu la fatigue&#8230; mais demain, on continuer).&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les grues, auteurs de villes</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article269</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article269</guid>
		<dc:date>2013-12-02T22:39:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Bon, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Ma&#239;setti, Arnaud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sur le retour du colloque de Montpellier, Fran&#231;ois Bon, Arnaud Ma&#239;setti et moi-m&#234;me avons fait le constat sur les r&#233;seaux sociaux que nous avions photographi&#233; la m&#234;me grue pr&#232;s de la gare. A dire vrai, je l'avais photographi&#233;e plusieurs fois durant ce bref s&#233;jour. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais surtout ce constat amus&#233; et s&#233;rieux des regardeurs de villes, et pour la fascination pour ces g&#233;ants qui apparaissent on ne sait comment (je sais j'ai observ&#233; les camions les apporter par morceaux). &lt;br class='autobr' /&gt;
Et donc de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Bon, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Ma&#239;setti, Arnaud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le retour du &lt;a href=&#034;http://sebastienrongier.net/spip.php?article268&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;colloque de Montpellier&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3800&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article1278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnaud Ma&#239;setti&lt;/a&gt; et moi-m&#234;me avons fait le constat sur les r&#233;seaux sociaux que nous avions photographi&#233; la m&#234;me grue pr&#232;s de la gare. A dire vrai, je l'avais photographi&#233;e plusieurs fois durant ce bref s&#233;jour.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout ce constat amus&#233; et s&#233;rieux des regardeurs de villes, et pour la fascination pour ces g&#233;ants qui apparaissent on ne sait comment (je sais j'ai observ&#233; les camions les apporter par morceaux).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et donc de photographier ces animaux-l&#224; plus facile &#224; photographier que les oiseaux. J'avais post&#233; une premi&#232;re salve sur twitter. Voici une s&#233;rie compl&#233;t&#233;e et ouverte aux ajouts.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le travail du colloque
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_531 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/1-_Grue_Montpellier_ciel-e0bcd.jpg?1750160033' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit du colloque
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_532 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/1bis-_Grue_nuit-a091e.jpg?1750160033' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For&#234;t (p&#233;riph&#233;rique 1)
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_533 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/2-_Fore_t_grues.jpg?1637577900' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For&#234;t (p&#233;riph&#233;rique 2)
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_534 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/3-_Fore_t_grues_2.jpg?1637577901' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit des for&#234;ts (p&#233;riph&#233;rique 3)
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_536 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/5-_Grue_pe_riph.jpg?1637577902' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Front populaire &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_535 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/4-_Grue_front_populaire.jpg?1637577901' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ondes radio
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_537 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/6-_grue_maison_de_la_radio-1aa7c.jpg?1750160033' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Improbable lyonnaise
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/7-_grue_Lyon-0f055.jpg?1750160033' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pieds de sable
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/8-_grue_Ivry_1-3c9ed.jpg?1750160033' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17h37
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_540 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/8-_grue_Ivry_2.jpg?1637577903' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diagonale du fou
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_541 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/9-_Grue_BC.jpg?1637577903' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bleu du ciel
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_542 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/10-_grue.jpg?1637577899' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une solitude &#233;clatante
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_543 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/11-_Grue_seule_BC-67f7f.jpg?1750160034' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;serve
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_544 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/12-_Grue_profil_BC-d2b04.jpg?1750160034' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des arbres qui cachent d'autres for&#234;ts
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_545 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/13-_Grues_arbres-a6cea.jpg?1750160034' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La carte du ciel (entr-colloque)
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_546 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L360xH480/14-_Grue_Montpellier_2-36a07.jpg?1750160034' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Portrait chinois...</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article265</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article265</guid>
		<dc:date>2013-11-03T10:17:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand les &#233;l&#232;ves d'un lyc&#233;e (en l'occurrence celui dans lequel je fais deux ou trois choses) me demandent un portrait chinois avec photographie de soi... enfant (sic), il s'agit de r&#233;pondre le plus s&#233;rieusement possible aux questions, et de trouver l'image de soi un peu ridicule, histoire de faire rire dans les couloirs ! Je crois que cela fonctionne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous &#233;tiez un film ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce serait The Party de Blake Edwards&#8230; chef d'&#339;uvre absolu et surtout un film qui sauve des vies ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous &#233;tiez (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand les &#233;l&#232;ves d'un lyc&#233;e (en l'occurrence celui dans lequel je fais deux ou trois choses) me demandent un portrait chinois avec photographie de soi... enfant (sic), il s'agit de r&#233;pondre le plus s&#233;rieusement possible aux questions, et de trouver l'image de soi un peu ridicule, histoire de faire rire dans les couloirs ! Je crois que cela fonctionne.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un film ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait &lt;i&gt;The Party&lt;/i&gt; de Blake Edwards&#8230; chef d'&#339;uvre absolu et surtout un film qui sauve des vies !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez une chanson ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Poulet N. 728 120 &#187;, chanson de Philippe Katerine dans &lt;i&gt;Les Cr&#233;atures&lt;/i&gt;, l'histoire d'un poulet achet&#233;, cuit et mang&#233; qui se termine par ces paroles d&#233;finitives pour la chanson fran&#231;aise : &#171; Poulet N. 728 120 / Je t'aime, je pense &#224; toi. &#187;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un personnage c&#233;l&#232;bre ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel Duchamp l'artiste le plus important de la galaxie et alentours.&lt;br/&gt;
Ou Omar dans &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt; !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez une &#233;poque ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, voire apr&#232;s-demain.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez une qualit&#233; ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La patience &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un d&#233;faut ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La patience &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez une citation ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'en ai pas mais une devise : &#171; Quand tout va mal, champagne ! Quand tout va bien, champagne ! &#187;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un plat ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier cuisin&#233; : figues r&#244;ties &#224; la ricotta et vinaigre de framboise
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un loisir ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle horreur !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un objet ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une paire de basket
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un pays ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de Guermantes &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous &#233;tiez un mot ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Superfragilisticexpialidocious&lt;/i&gt; mais prononc&#233; par un bachi-bouzouk des Carpates
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_511 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/photo_potrait_chinois.jpg?1637577915' width='500' height='376' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>OUvroir de REcherche POtentiel (&#233;pisode 2)</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article210</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article210</guid>
		<dc:date>2012-09-20T19:34:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comment s'en sortir (ou pas)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_351 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/Capture_OU_RE_PO_2_JPEG.jpg?1637577905' width='500' height='313' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Afin de prolonger les propositions m&#233;thodologiques faites aux chercheurs en vacance provisoire d'id&#233;es ou de perspectives (voir &lt;a href=&#034;http://sebastienrongier.net/spip.php?article209&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici la premi&#232;re proposition&lt;/a&gt;), mettons au jour de nouvelles perspectives.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chercheur ira d'abord dans espace d&#233;di&#233; &#224; son travail : une biblioth&#232;que. Il peut en exister d'autres mais il trouvera dans la biblioth&#232;que le confort propice &#224; la concentration et un environnement de concentration dans lequel il pourra se r&#233;conforter (et se dire en serrant les dents de joie ou de crainte : je ne suis donc pas seul... ou seule, c'est selon).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux nouvelles propositions donc. Celles-ci peuvent favoriser l'&#233;change car la biblioth&#232;que peut aussi &#234;tre un espace de socialisation mais pas de rencontres amoureuses (pour ce faire, il ira au rayon bricolage du BHV ou au rayon Yaourt de son Monoprix) :
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/ Prendre le livre que lit et &#233;tudie votre voisin ou voisine de gauche. Il s'agira ensuite d'int&#233;grer ce nouveau livre &#224; vos propres recherches en cours (si vous n'avez pas de voisin de gauche, rabattez-vous sur la droite mais avec pr&#233;caution).
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle m&#233;thode peut se cumuler avec la pr&#233;c&#233;dente dite du &#171; hasard objectiv&#233; &#187;&#8230; mais en excluant dans ce cas l'ajout des trois r&#233;f&#233;rences cit&#233;es. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il peut, par exemple, &#234;tre tr&#232;s stimulant d'avoir un voisin qui travaille sur les mod&#232;les de morphog&#233;n&#232;se de Ren&#233; Thom et d'int&#233;grer ceci dans la r&#233;flexion que vous menez sur Mauriac (surtout s'il s'agit d'un livre que vous venez de trouver dans l'heure qui pr&#233;c&#232;de).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Cr&#233;er une coh&#233;sion, une dynamique de recherche et un &#171; esprit de groupe &#187; en &#233;changeant son ordinateur : &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. avec son voisin de droite ou de face&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B. ou en &#233;laborant une strat&#233;gie dite du N+7 : choisir une &#233;chelle de dynamique N+7 places de table, rang&#233;es, ou salles). &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une biblioth&#232;que enti&#232;re (l'ensemble des chercheurs) se met &#224; agir de la sorte, il y a une possibilit&#233;, certes infime, qu'au terme des &#233;changes et commerces des ordinateurs, vous puissiez r&#233;cup&#233;rer le v&#244;tre, apr&#232;s un passage de mains en mains. Dans ce cas, il est recommand&#233; au chercheur d'&#233;teindre son ordinateur, d'aller prendre un caf&#233;, et de mener une r&#233;flexion int&#233;rieure pour d&#233;terminer si sa recherche n'est pas une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>OUvroir de REcherche POtentiel</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article209</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article209</guid>
		<dc:date>2012-09-19T19:03:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Petite esquisse de m&#233;thodologie de recherche &#224; l'usage des chercheurs d&#233;s&#339;uvr&#233;s en milieu biblioth&#233;caire, et notamment aux usagers du rez-de-jardin de la BNF... &lt;br class='autobr' /&gt;
Face aux passages &#224; vide dans les recherches que peuvent mener les valeureux usagers de la bnf et autres espaces d&#233;di&#233;s &#224; la consultation intensive de livres et autres documents de valeur intellectuelle, documentaire et historique, il faut savoir tordre la fatalit&#233;, et, peut-&#234;tre, imposer au hasard une forme d'objectivit&#233; qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_349 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/BNF_.jpg?1637577905' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite esquisse de m&#233;thodologie de recherche &#224; l'usage des chercheurs d&#233;s&#339;uvr&#233;s en milieu biblioth&#233;caire, et notamment aux usagers du rez-de-jardin de la BNF...
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux passages &#224; vide dans les recherches que peuvent mener les valeureux usagers de la bnf et autres espaces d&#233;di&#233;s &#224; la consultation intensive de livres et autres documents de valeur intellectuelle, documentaire et historique, il faut savoir tordre la fatalit&#233;, et, peut-&#234;tre, imposer au hasard une forme d'objectivit&#233; qui permettra de sortir des impasses intimes qui t&#233;tanise ou sid&#232;re le chercheur crisp&#233; au fond de son si&#232;ge, la main ostensiblement arr&#234;t&#233;e au dessus du clavier de son ordinateur, ou du calepin sur lequel on &#233;crit (toujours) au crayon &#224; papier. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, comment s'en sortir ?
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut s'imposer une m&#233;thode simple : commencer une recherche en ne prenant que les livres du libre acc&#232;s d&#233;pos&#233;s sur les tablettes de rangements. Ces livres ont &#233;t&#233; consult&#233;s par d'autres chercheurs. Ils sont donc d&#233;laiss&#233;s apr&#232;s usage et avant leur retour sur les rayons des biblioth&#232;ques.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En prenant ces livres &#224; l'aveugle, on s'impose la d&#233;couverte, l'inconnu, le possible. De plus, si l'on peut s'inscrire dans le sillage d'un autre, on peut plus certainement combler un manque, un abandon, un d&#233;couragement devant une lecture ardue ou une erreur d'aiguillage. Il s'agit de ne prendre que deux livres au maximum en s'interdisant de prendre des volumes connus.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant ce capital de deux livres inconnus, il faut en mettre un dans chaque main et choisir celui de gauche (on d&#233;cidera la veille au soir qui de la gauche ou de la droite sera la main heureuse). On laissera aux manchots le soin d'un choix virtualis&#233;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut ensuite commencer une recherche c'est-&#224;-dire une lecture serr&#233;e du document &#233;lu par le hasard qui permettra d'&#233;clairer ce que l'on cherche, ou ne pensait pas chercher. On autorisera la consultation de trois des r&#233;f&#233;rences cit&#233;es par la bibliographie du volume selon le protocole suivant : la dixi&#232;me r&#233;f&#233;rence cit&#233;e, la vingti&#232;me r&#233;f&#233;rence cit&#233;e et la quaranti&#232;me r&#233;f&#233;rence cit&#233;e. Si l'&#233;tude que vous avez sous la main est monomaniaque et ne cite qu'une seule r&#233;f&#233;rence, vous n'avez pas de chance. Cependant il vous sera autoris&#233; d'utiliser (en bonus) cette r&#233;f&#233;rence lorsque vous choisirez selon la m&#233;thode pr&#233;c&#233;demment d&#233;crite un nouveau livre de recherche, tout en b&#233;n&#233;ficiant des trois autres r&#233;f&#233;rences (selon le m&#234;me sch&#233;ma de s&#233;lection).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple : vous tombez sur un essai autour du th&#232;me de la robinsonnade dans la litt&#233;rature. L'auteur, sait-on pourquoi, ne s'appuie que sur le livre d'un anthropologue qui traite des peuplades de Nouvelle-Guin&#233;e. Vous garderez cette r&#233;f&#233;rence pour votre prochaine recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le hasard vous met entre la main victorieuse, un texte de Maurice Blanchot (&#224; condition de n'avoir pas d&#233;j&#224; travaill&#233; sur cet auteur), vous aurez le loisir d'interroger la relation de Blanchot avec les peuplades de Nouvelle-Guin&#233;e. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques temps (mois, ann&#233;es) de cette pratique aventureuse qui n&#233;cessite des nerfs d'acier, vous pouvez passer la vitesse sup&#233;rieure en changeant de discipline tout en gardant la m&#234;me m&#233;thode d'approche de la recherche.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, un chercheur en litt&#233;rature fran&#231;aise sp&#233;cialis&#233; dans le XVII&#232;me bulgare pourra-il prendre une place dans les rayons de la physique quantique... et inversement, cela va sans dire.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un philosophe sp&#233;cialis&#233; dans les relations entre les pr&#233;-socratiques et la philosophie analytique pourra aller dans les salles de langues orientales et plus particuli&#232;rement le chinois (sauf s'il est lecteur de Badiou, &#233;videmment).
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chercheur sp&#233;cialis&#233; dans l'&#339;uvre de Marcel Duchamp est imm&#233;diatement disqualifi&#233;, ou plus exactement hors comp&#233;tition car TOUT est dans Duchamp. Il en sera de m&#234;me pour Georges Perec.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de multiplier les pistes ouvrant le hasard &#224; des dispositifs de plus en plus al&#233;atoires jusqu'au moment o&#249; le chercheurs tombera en guise de r&#233;f&#233;rence utilisable sur un de ses propres textes, auquel cas tout repart &#224; z&#233;ro et le chercheur est autoris&#233; &#224; d&#233;finir ses propres sujets de recherches... enfin dans la limite des cadres fix&#233;s par les instances universitaires. Cette derni&#232;re peut aussi d&#233;cider de transformer en protocole g&#233;n&#233;ral cette m&#233;thode potentielle.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur de la proposition s'engage &#224; publier sur ce site le fruit d'une recherche ayant suivi cette m&#233;thode voire &#224; mettre en place un symposium &#224; Philadelphie.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://sebastienrongier.net/spip.php?article210&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deuxi&#232;me proposition ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A propos d'Ir&#232;ne d'Alain Cavalier et d'un article paru chez Klincksieck</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article208</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article208</guid>
		<dc:date>2012-07-16T12:42:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Cavalier, Alain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait en 2009. Invit&#233; &#224; participer au &#171; s&#233;minaire Interarts de Paris &#187; autour du th&#232;me l'extr&#234;me, j'avais donn&#233; ce titre g&#233;n&#233;rique &#171; Au bout de l'image, la rel&#232;ve des morts &#187;. L'id&#233;e premi&#232;re avait &#233;t&#233; d'&#233;voquer un moment particulier de l'&#233;volution de la relation entre le cin&#233;ma et la mort : la fin des ann&#233;es soixante peut appara&#238;tre comme un point aveugle et un retournement de cette relation. L'id&#233;e avait &#233;t&#233; celle d'articuler le documentaire Gimme Shelter (1970) &#224; la fiction La Nuit des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;Cavalier, Alain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait en 2009. Invit&#233; &#224; participer au &#171; s&#233;minaire Interarts de Paris &#187; autour du th&#232;me &lt;i&gt;l'extr&#234;me&lt;/i&gt;, j'avais donn&#233; ce titre g&#233;n&#233;rique &#171; Au bout de l'image, la rel&#232;ve des morts &#187;. L'id&#233;e premi&#232;re avait &#233;t&#233; d'&#233;voquer un moment particulier de l'&#233;volution de la relation entre le cin&#233;ma et la mort : la fin des ann&#233;es soixante peut appara&#238;tre comme un point aveugle et un retournement de cette relation. L'id&#233;e avait &#233;t&#233; celle d'articuler le documentaire &lt;i&gt;Gimme Shelter&lt;/i&gt; (1970) &#224; la fiction &lt;i&gt;La Nuit des morts-vivants&lt;/i&gt; (1968) de Romero, tout en rappelant le poids du film d'Abraham Zapruder, film amateur ayant saisi le 22 novembre 1963 l'assassinat brutal et violent de JF Kennedy &#224; Dallas. La question qui occupe alors mon esprit est celle d'un art qui &lt;i&gt;fait s&#233;pulture&lt;/i&gt;, pour reprendre une expression de Michel Deguy.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en &#233;tais donc l&#224; de l'&#233;criture de ce texte : je croisais une lecture rapide et h&#233;t&#233;rodoxe de &lt;i&gt;La Chambre claire&lt;/i&gt; de Barthes et de la pens&#233;e de Derrida ; je rappelais la photographie d'Hippolyte Bayard, &lt;i&gt;Autoportrait en suicid&#233; par noyade&lt;/i&gt; (18 octobre 1840).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis tout s'est arr&#234;t&#233; lorsque je suis all&#233; voir &lt;i&gt;Ir&#232;ne&lt;/i&gt; d'Alain Calvalier qui sortait dans quelques salles en octobre 2009. Et l&#224;, l'&#233;vidence qu'il fallait saisir ce film, sa densit&#233;. Le film s'imposait &#224; moi. Il d&#233;borderait mon propos initial.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_347 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L434xH578/Ire_ne-6b0bf.jpg?1751018415' width='434' height='578' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard un &#233;change s'est engag&#233; avec Alain Cavalier, &#233;change discret et lointain... m&#234;me si une fois alors que j'&#233;tais plong&#233; dans la dioptrique de Descartes, le t&#233;l&#233;phone avait sonn&#233;... c'&#233;tait lui qui m'appelait pour me dire qu'il avait lu la veille &lt;a href=&#034;http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ce matin&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. La surprise totale et radicale de ce grain de voix qui participait de mon intimit&#233; cin&#233;matographique (ou radiophonique) m'avait laiss&#233; un peu cr&#233;tin. Je me souviens d'avoir essay&#233; de bredouiller quelque chose. En vain. J'avais &#233;t&#233; pris par la surprise. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, je lui avais envoy&#233; une copie du texte qui vient de para&#238;tre chez Klincksieck. Il termine son petit mot de retour par cette phrase que je partage : &#171; Je n'habite plus mon chagrin mais le tronc creux de son arbre feuillu encore &#187;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis &lt;i&gt;Ir&#232;ne&lt;/i&gt;, il y a bien s&#251;r eu &lt;i&gt;Pater&lt;/i&gt; et son aventure cannoise, et il y a &#233;galement eu le magnifique livre d'Amanda Robles, &lt;i&gt;Alain Cavalier, filmeur&lt;/i&gt;, paru en 2011 aux &lt;a href=&#034;http://www.r-diffusion.org/index.php?ouvrage=INC-12&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions De l'incidence&lt;/a&gt; (on serait presque jaloux !). Donc plus modestement, quelques pages de mon c&#244;t&#233; qui viennent de para&#238;tre, et un travail plus cons&#233;quent un jour. Car l'&#339;uvre de Cavalier accompagne depuis toujours. Je me souviens gosse du &lt;i&gt;Plein de super&lt;/i&gt;, c'est dire (j'en connais d'autres qui aiment ce film). Mais je ne me suis pas vraiment remis de la libert&#233; &lt;i&gt;La Rencontre&lt;/i&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En attendant, chez &lt;a href=&#034;http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100315860&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Klincksieck&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_346 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L114xH188/Art_extre_me_Klincksieck-14967.png?1751018415' width='114' height='188' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommaire complet :&lt;br/&gt;
Muriel Gagnebin : Hommage &#224; Jean-Louis Leutrat&lt;br/&gt;
Marc Jimenez : Avant-propos&lt;br/&gt;
Claude Amey : De l'extr&#234;me &#224; la d&#233;mesure&lt;br/&gt;
Bernard Andrieu : &#192; l'extr&#233;mit&#233; de son corps, l'eXtr&#234;me ?&lt;br/&gt;
Patrick Barr&#232;s : &#171; &#338;uvres de chaos &#187; du land art, paysage de l'extr&#234;me&lt;br/&gt;
Olivier Beuvelet : La main dans l'image ou l'extr&#233;mit&#233; du regard amoureux dans &lt;i&gt;Br&#232;ve histoire d'amour &lt;/i&gt; de Kieslowski&lt;br/&gt;
Jean-Yves Bosseur : Quelques jalons extr&#234;mes dans la pens&#233;e musicale contemporaine&lt;br/&gt;
Jenny Chan : Extr&#234;me : processus dynamique de l'Inqui&#233;tante &#233;tranget&#233;&lt;br/&gt;
&#201;liane Chiron : &#171; C'est &#231;a ! &#187; Le punctum. L'Extr&#234;me du langage&lt;br/&gt;
St&#233;phane Dumas : Habiter l'extr&#234;me, &#234;tre habit&#233; par l'extr&#234;me&lt;br/&gt;
Oph&#233;lie Hernandez : Lorsque l'extr&#234;me se fait informe : trauma et irrepr&#233;sentable&lt;br/&gt;
Jean-Louis Leutrat : Histoire(s) de cin&#233;ma comme &#339;uvre extr&#234;me&lt;br/&gt;
Julien Milly : L'extr&#234;me ou les commencements de l'&#339;uvre&lt;br/&gt;
Georges Molini&#233; : L'art par le regard : une position extr&#234;me&lt;br/&gt;
Dani&#232;le Pistone : Contre toute attente : la r&#233;ception de l'extr&#234;me artistique&lt;br/&gt;
S&#233;bastien Rongier : Au bout de l'image, la rencontre des morts&lt;br/&gt;
Jean-Pierre Sag : L'extr&#234;me du regard : le regard regard&#233;&lt;br/&gt;
Fran&#231;ois Soulages : L'extr&#234;me et l'esth&#233;tique&lt;br/&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'occupation des heures</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article207</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article207</guid>
		<dc:date>2012-07-14T15:25:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis combien de temps n'ai pas eu le temps de m'occuper de ce site : trop, c'est &#233;vident. Mais les extensions temporelles et les compl&#233;ments d'&#233;nergie n'auront pas toujours suffi pour cette ann&#233;e essentiellement consacr&#233;e &#224; des aventures agr&#233;gatives ( : &#231;a, c'est fait) jusqu'en mai ; puis la r&#233;daction d'un essai pour les Belles Lettres, Cin&#233;mati&#232;re (sur quelques relations entre l'art contemporain, le cin&#233;ma et la litt&#233;rature d'aujourd'hui)&#8230; en esp&#233;rant que cela paraisse au premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_345 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/100_9278.jpg?1637577899' width='500' height='374' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis combien de temps n'ai pas eu le temps de m'occuper de ce site : trop, c'est &#233;vident. Mais les extensions temporelles et les compl&#233;ments d'&#233;nergie n'auront pas toujours suffi pour cette ann&#233;e essentiellement consacr&#233;e &#224; des aventures agr&#233;gatives ( : &#231;a, c'est fait) jusqu'en mai ; puis la r&#233;daction d'un essai pour les Belles Lettres, &lt;i&gt;Cin&#233;mati&#232;re&lt;/i&gt; (sur quelques relations entre l'art contemporain, le cin&#233;ma et la litt&#233;rature d'aujourd'hui)&#8230; en esp&#233;rant que cela paraisse au premier trimestre de l'ann&#233;e prochaine.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les occupations de l'ann&#233;e, il y aura tout de m&#234;me eu l'&lt;a href=&#034;http://sebastienrongier.net/spip.php?article200&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;atelier d'&#233;criture au Louvre&lt;/a&gt;, la participation &#224; la journ&#233;e &lt;a href=&#034;http://sebastienrongier.net/spip.php?article206&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Doueihi &#224; la BNF&lt;/a&gt;, la parution chez &lt;strong&gt;publie.net&lt;/strong&gt; du livre de &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814505582/le-tournant-num%C3%A9rique-de-l-esth%C3%A9tique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nicolas Th&#233;ly&lt;/a&gt; et le travail pour remue.net, notamment la &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article5314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;6&#232;me nuit remue&lt;/a&gt;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, le temps pour soi n'a pas toujours trouv&#233; sa place et le temps num&#233;rique n'a pas permis de se lancer dans tous les projets souhait&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'heure, c'est le temps des chantiers pour l'ann&#233;e qui s'annonce d&#233;j&#224; bien charg&#233;e. Et c'est tant mieux.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Il aura d'abord les projets &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publie.net&lt;/a&gt; qui avancent. De nouveaux textes, de nouveaux auteurs&#8230; mais pour l'heure ne rien dire d'autre que les discussions sur les projets peuvent parfois prendre un peu de temps mais on sait qu'ils aboutiront. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ensuite, il y a le retour lent vers une &#233;criture romanesque et le projet des &lt;i&gt;Sc&#232;nes de l'abandon&lt;/i&gt; que je reprends tant bien que mal dans cette p&#233;riode trouble et complexe
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Un nouveau texte &#224; &#233;crire pour la &lt;i&gt;NRP&lt;/i&gt; autour de la question &#171; Cin&#233;ma et th&#233;&#226;tre &#187; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Et sous les bras les cartons du projet des &lt;i&gt;Fant&#244;mes&lt;/i&gt; qui vont accompagner l'&#233;t&#233; et l'ann&#233;e qui vient, un essai &#224; finir pour LdeS&#8230; excitation maximale et travail de chauffe !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Et aussi pr&#233;parer une nouvelle intervention au Louvre pour un autre atelier d'&#233;criture. Il ne sera pas question d'Eurydice ou de Joconde&#8230; mais on devrait tenter une certaine d&#233;rive.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Et de reprendre une vie de site plus digne que ce retrait, n&#233;cessaire mais maintenant derri&#232;re moi&#8230; et puis aussi il faudrait retourner travailler !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A propos de Silvio Berlusconi </title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article192</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article192</guid>
		<dc:date>2011-11-09T22:11:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait le 11 mars 2002, et me semble-t-il, le tout premier texte que je publiais. C'&#233;tait L'Humanit&#233; . Un ami m'avait propos&#233; de publier cet &#233;nervement d'alors. Je ne l'&#233;crirai sans doute plus de la m&#234;me fa&#231;on, mais je crois que je garderai assur&#233;ment l'essentiel, la trame, en un mot, la substance, ou la mati&#232;re. Mais si je le republie ici, c'est pour saluer le d&#233;part de l'Autre, m&#234;me s'il ne part pas comme on l'aurait, un bon coup de pied au cul par le peuple italien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la question (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait le 11 mars 2002, et me semble-t-il, le tout premier texte que je publiais. C'&#233;tait &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/node/443044&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Humanit&#233; &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Un ami m'avait propos&#233; de publier cet &#233;nervement d'alors. Je ne l'&#233;crirai sans doute plus de la m&#234;me fa&#231;on, mais je crois que je garderai assur&#233;ment l'essentiel, la trame, en un mot, la substance, ou la mati&#232;re. Mais si je le republie ici, c'est pour saluer le d&#233;part de l'&lt;i&gt;Autre&lt;/i&gt;, m&#234;me s'il ne part pas comme on l'aurait, un bon coup de pied au cul par le peuple italien. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la question de la merde dans l'art, l'&#233;nervement est intact. Il n'est qu'&#224; &#233;couter une &lt;a href=&#034;http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-raphael-enthoven-le-monde-selon-de-raphael-enthoven-2011-11-08&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;cente chronique&lt;/a&gt; du &#034;monde selon&#034; Rapha&#235;l Enthoven sur l'art contemporain. La r&#233;action est toute semblable. Oh les beaux jours !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Alors juste de deux mots en forme de conclusion : Bren, bren !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'univers Berlusconi&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 11 mars 2002)
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Italie contemporaine s'est trouv&#233;e, en la personne de Vittorio Sgarbi, un petit Hercule tapageur qui viendrait &#034; laver &#034; mus&#233;es et lieux d'exposition de l'art contemporain. On pourrait aligner les frasques de l'homme, les d&#233;clarations et les actes affligeants du politique, ou encore rappeler les m&#233;diocres provocations de la figure du spectacle. Car Sgarbi est tout cela &#224; la fois. Mais ce n'est pas ce m&#233;lange des genres qui le rend int&#233;ressant. Il est seulement, &#224; ce titre, un sympt&#244;me significatif des activit&#233;s m&#233;diatico-id&#233;ologiques et politico-financi&#232;res de l'univers Berlusconi. L'attaque contre le centre d'art Luigi Pecci a donc &#233;t&#233; une occasion pour le sous-secr&#233;taire d'&#201;tat aux Biens culturels de faire une mise au point (la sienne et celle du gouvernement) sur l'art contemporain. &#034; D&#233;chetterie de l'art contemporain &#034;, ce centre pr&#233;senterait un &#034; art excr&#233;mentiel &#034;. L'argument est connu, il a parcouru les si&#232;cles, notamment le XXe, et il n'&#233;pargnera pas le suivant. Alors oui, avouons-le, l'art contemporain, l'art moderne, l'art tout simplement est excr&#233;mentiel, ou plut&#244;t a quelque chose &#224; voir avec la &#034; merde &#034;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modernit&#233; se constitue &#224; partir d'un sens critique aigu et un renversement des valeurs traditionnelles. Elle met &#224; nu les crit&#232;res classiques du jugement. La &#034; merde &#034; participe donc de ce renversement des valeurs, m&#234;me si l'on ne peut r&#233;duire cette question excr&#233;mentielle &#224; la seule modernit&#233;. Mais c'est pourtant elle, la modernit&#233;, qui interroge les aspects les plus r&#233;actionnaires de modes de pens&#233;es et de repr&#233;sentations, en faisant sauter le verrou qui identifiait le bon au beau, et l'esth&#233;tique &#224; ce jugement de go&#251;t. Effacer le d&#233;chet, &#233;purer la forme est bien ce retour r&#233;actionnaire qui touche aussi bien l'esth&#233;tique que la politique. Lorsque Sgarbi parle d'&#034; art excr&#233;mentiel &#034;, il d&#233;signe ces formes contemporaines de l'art qui explorent d'autres voies que la peinture repr&#233;sentative. En mettant dos &#224; dos les diff&#233;rences artistiques, en opposant Duchamp-Manzoni d'un c&#244;t&#233; et Balthus-Freund de l'autre, il rejoue la restauration de la repr&#233;sentation figurative contre toutes les autres formes contemporaines de l'art. Mais ce n'est pas ici du c&#244;t&#233; de l'esth&#233;tique qu'il faut comprendre cette opposition, mais bien du c&#244;t&#233; de l'id&#233;ologie. Elle renvoie &#224; une pens&#233;e restauratrice qui refuse toute mise en cause des formes de la tradition, qui condamne cet art qui ouvre &#224; la pens&#233;e et interroge le monde contemporain par des formes n&#233;cessairement autres, immanquablement nouvelles.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que cette opposition n'est pas si tranch&#233;e puisque Sgarbi convoque des peintres qui interrogent eux-m&#234;mes l'art et la condition moderne. Comme le souligne le critique italien et historien d'art contemporain Giovanni Joppolo &#224; propos du fascisme italien, l'id&#233;ologie de la mobilit&#233;, initi&#233;e par Marinetti, repose sur une capacit&#233; d'adaptation &#233;lastique. En voulant brouiller les dimensions esth&#233;tiques, Sgarbi tente d'opacifier les enjeux. Pourtant, m&#234;me ces man&#339;uvres grossi&#232;res qui instrumentalisent ces peintres ne sauraient cacher l'id&#233;ologie sous-jacente &#224; ces propos. Dans une interview r&#233;cente, le nouveau &#034; Monsieur Propre &#034; des &#233;curies de l'art parlait en la d&#233;non&#231;ant de la pr&#233;sentation d'un urinoir. Non seulement il ne citait pas le nom de son auteur, Marcel Duchamp, artiste majeur de l'art moderne sur qui l'on fait reposer tous les maux de l'art, mais surtout, comme Pierre Pinoncelli dans un autre registre, il oblit&#233;rait totalement les enjeux esth&#233;tiques et linguistiques de Fontaine. C'est parce que ce &#034; ready made &#034; a &#233;t&#233; et reste encore un pav&#233; subversif dans la mare r&#233;actionnaire de l'art que Sgarbi le r&#233;duit par des approximations.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est quand Sgarbi d&#233;nonce l'&#034; arte povera &#034; que l'on comprend le populisme primitif du politicien historien d'art. R&#233;duit &#224; &#034; des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et &#224; une mafia &#034;, ce mouvement exemplaire selon lui de l'art contemporain est donc d&#233;nonc&#233; comme corrompu et corrupteur. Transformant les enjeux esth&#233;tiques en un discours moral pour le moins douteux, Sgarbi alimente la d&#233;n&#233;gation des exp&#233;riences de la culture contemporaine par une d&#233;magogie affirmative qui neutralise l'ambivalence m&#234;me de tout art. En niant la valeur critique, en voulant noyer l'inconciliation n&#233;cessaire de l'&#233;v&#233;nement artistique et esth&#233;tique, Sgarbi propose - et peut-&#234;tre m&#234;me impose - une esth&#233;tique de la r&#233;conciliation, entendue comme pens&#233;e dominante du relativisme soumettant toute d&#233;marche r&#233;flexive critique &#224; un consensus r&#233;ificateur et conformiste.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dario Fo, d&#233;non&#231;ant r&#233;cemment l'Italie berlusconienne comme l'arriv&#233;e d'un nouveau fascisme, nous engage &#224; &#234;tre attentifs aux effets de neutralisation de la vie publique d&#233;mocratique par des actions qui passent pour secondaires. Mais l'action de contr&#244;le politique de la culture a toujours &#233;t&#233; un des m&#233;canismes amor&#231;ant cette privation de la vie individuelle et collective de toute d&#233;marche autre qu'un mod&#232;le d&#233;termin&#233;. C'est pourquoi ce qui n'entre pas dans la mod&#233;lisation esth&#233;tique de l'art chez Sgarbi devient suspect. Il ne s'agit bien &#233;videmment pas ici de condamner ou d'induire un quelconque &#034; malaise &#034; face aux ouvres figuratives, mais bien de souligner l'instrumentalisation id&#233;ologique que l'on fait d'elles. Et l'on ne peut que rappeler l'action id&#233;ologique et politique du ministre fasciste Guieppe Bottai qui, durant le r&#233;gime mussolinien, exclut toute forme d'art autre que l'esth&#233;tique figurative, malgr&#233; l'esquisse d'un d&#233;bat falsifi&#233; se r&#233;duisant finalement au mouvement institutionnel du Novecento repr&#233;sent&#233; par le peintre Sironi. Pourtant des poches de r&#233;sistance se dessinent en Italie malgr&#233; Sgarbi. La culture, en renouant avec les enjeux politiques qui l'engagent, red&#233;couvre l'exercice critique inh&#233;rent &#224; l'acte de cr&#233;er, de penser. Les soubresauts politiques et diplomatiques du futur Salon du livre &#224; Paris en sont un indice, la mobilisation intellectuelle et artistique italienne en est un autre. On voit par ailleurs na&#238;tre un mouvement de fond qui construit des alternatives. Ainsi, les nouveaux territoires de l'art pourraient bien &#234;tre cette activation critique qui traverse la culture. L'art excr&#233;mentiel a donc de beaux jours devant lui...
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De France Culture &#224; Michaux : remue.net aller et retour</title>
		<link>https://sebastienrongier.net/spip.php?article172</link>
		<guid isPermaLink="true">https://sebastienrongier.net/spip.php?article172</guid>
		<dc:date>2011-01-14T22:21:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Bon, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Chatelier, Patrick</dc:subject>
		<dc:subject>De Jonckheere, Philippe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Se rendre &#224; Radio France (c'est la premi&#232;re fois), c'est se dire qu'on va jeter un &#339;il &#224; l'int&#233;rieur du ventre et c'est se souvenir de ses propres vies radiophoniques, notamment autour des ann&#233;es 1983-1985 quand les radios fm &#233;taient encore interdites. On les disait m&#234;me pirates (d&#233;cid&#233;ment ces r&#233;surgences s&#233;mantiques, elles collent). Elle s'appelait Ohm 89 cette radio, au bas de la rue Joubert, dans l'arri&#232;re boutique d'un disquaire . On avait les cl&#233;s, la libert&#233;. C'&#233;tait l'enfance et un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Bordure de soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Bon, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;Chatelier, Patrick&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://sebastienrongier.net/spip.php?mot44" rel="tag"&gt;De Jonckheere, Philippe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se rendre &#224; Radio France (c'est la premi&#232;re fois), c'est se dire qu'on va jeter un &#339;il &#224; l'int&#233;rieur du ventre et c'est se souvenir de ses propres vies radiophoniques, notamment autour des ann&#233;es 1983-1985 quand les radios fm &#233;taient encore interdites. On les disait m&#234;me &lt;i&gt;pirates&lt;/i&gt; (d&#233;cid&#233;ment ces r&#233;surgences s&#233;mantiques, elles collent). Elle s'appelait &lt;i&gt;Ohm 89&lt;/i&gt; cette radio, au bas de la rue Joubert, dans l'arri&#232;re boutique d'un disquaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour ceux qui auraient oubli&#233;, c'&#233;tait un type qui fumait dans son magasin, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On avait les cl&#233;s, la libert&#233;. C'&#233;tait l'enfance et un auditeur de temps &#224; autres.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans le bazar des travaux, Radio France, on sent tout de suite que c'est plus professionnel.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L180xH240/rondeur-cb7db.jpg?1751018244' width='180' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute cette rondeur devrait rassurer ! Mais c'&#233;tait sans compter avec les ascenseurs. Pour se rendre au Studio 153, il faut monter cinq &#233;tages. Avantage du b&#226;timent moderne : l'ascenseur dont la fonction m&#233;canique est assez simple et heureuse : permettre gr&#226;ce &#224; une astucieuse machinerie reposant sur un syst&#232;me de contre-poids, de monter (ou descendre) des &#233;tages, des niveaux et tout un tas d'autres situations &#224; dominante verticales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons que l&#224; je l'ai bien senti la verticalit&#233;, et nous n'en menions pas large quand les hoquetements et crissements se sont r&#233;p&#233;t&#233;s au point que la machine faisait des sortes d'arr&#234;t technique autonome pour reprendre son souffle et tenter l'assomption d'un nouvel &#233;tape. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Life under de lift&lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/desordres_entier.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Philippe de Jonckheere&lt;/a&gt; tente des blagues sur un building &#224; Chicago, Fran&#231;ois Bon &lt;a href=&#034;http://twitter.com/fbon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;twitte&lt;/a&gt;, Xavier de la Porte appelle des pompiers qui ne viennent pas, ou plus exactement qui nous cherchent &#224; des niveaux o&#249; nous ne sommes pas, et les autres, dont moi, ne pensent qu'&#224; une chose (calmement), le bonheur d'une petite s&#233;rie d'escalier, histoire de renforcer les abdo-fessiers. &lt;br&gt;
Par un m&#233;andre m&#233;canique qu'on n'explique et dont on ne cherche m&#234;me pas l'explication, les portes se sont ouvertes sur... le rez-de-chauss&#233;e. Une marche, deux marches, trois marches, etc. jusqu'au Studio 153, c'est assez chouette, cette visite des escaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si d'aventure, on avait &#224; m'inviter de nouveau &#224; Radio France (r&#234;vons un peu, et pas seulement d'escaliers), me sentirais assez comme cette petite fille, h&#233;sitant sur l'ascenseur.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L309xH240/ascenseur02-34b88.jpg?1751018244' width='309' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Photogramme issu d'un film n&#233;erlandais non essentiel De Lift de 1983 dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'&#233;mission, on en dira rien, elle n'existe dimanche. Je vous rappelle que &lt;a href=&#034;http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-web-et-litterature-les-10-ans-de-remue-net-reseaux-de-la-revolte-tunisien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Place de la toile&lt;/a&gt;, c'est le dimanche.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s passionnante, pr&#233;cise et claire &lt;a href=&#034;http://www.laviedesidees.fr/_Dakhli-Leyla_.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leyla Dakhli&lt;/a&gt; &#224; propos d'Internet et la Tunisie.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis apr&#232;s remue.net qui a pratiqu&#233; un bel &#233;toilement, avec des voix, des positions fortes, parfois distingu&#233;es, une belle &#233;nergie et le plaisir d'&#234;tre ensemble, le tout sous la conduite de Xavier de la Porte (un chaleureux merci &#224; lui pour son invitation, et un amical salut aux remuements annonc&#233;s de son c&#244;t&#233;...).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Philippe De Jonckheere (codeman) et &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?mot332&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Patrick Chatelier,&lt;/a&gt; &#224; l'&#233;coute
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_217 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/PC_PDJ_a_l_ecoute-ad90f.jpg?1751018244' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Au second plan (suivez la m&#232;che), l'homme de la radio, Xavier de la Porte au travail
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/SR_de_la_Porte-26ffc.jpg?1751018244' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand tout est fini, qu'on est tous repartis apr&#232;s un chouette moment sur d'autres &lt;i&gt;Ondes&lt;/i&gt;, bord-cadrer Fran&#231;ois Bon, et le laisser le regard flotter sur les lignes de celle qu'on &#233;coute.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_219 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/FB_bord-7f0eb.jpg?1751018244' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_220 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L320xH240/FB_dos-17569.jpg?1751018244' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de retour, finir de pr&#233;parer les derni&#232;res lignes droites du &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article4001&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rendez-vous de samedi&lt;/a&gt;... et chercher, pour les raisons qu'on imagine, un texte extrait de &lt;i&gt;La nuit remue&lt;/i&gt; d'Henri Michaux. Relire. Et finalement trouver. Allez, en avant-premi&#232;re :
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Est-ce pour regarder qu'ils sont venus sur cette plage, ces deux-l&#224; ? Ou pour s'effrayer, pour &#234;tre glac&#233;s d'&#233;pouvante &#224; cet &#233;trange spectacle qu'ils voient, qu'ils sont seuls &#224; voir ?&lt;br/&gt;
Et rien pour dig&#233;rer leur &#233;pouvante. Aucun soutien. Pas de corps. Il n'y aura donc jamais personne pour avoir un corps ici.&lt;br/&gt;
Mais peut-&#234;tre l'effroi pass&#233;, tourneront-ils le dos au papier, amants, silencieux, appuyant l'un contre l'autre leur maigreur d&#233;licate, seuls &#224; eux deux, de l'autre c&#244;t&#233; du monde, venus ici comme un d&#233;tail du hasard, repartant inaper&#231;us vers d'autres landes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_221 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/jpg/Radio_France.jpg?1637577916' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br&gt;
&lt;a class=&#034;addthis_button&#034; href=&#034;http://addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;img src='https://sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L125xH16/lg-share-en-8e37ecaf-ab8cb.gif?1749905054' width='125' height='16' alt=&#034;Bookmark and Share&#034; style='border:0'/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#username=xa-4b3e73ea34e3a0d3&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour ceux qui auraient oubli&#233;, c'&#233;tait un type qui fumait dans son magasin, qui avait des go&#251;ts bizarres pour la majorit&#233; et qui vendait des vinyls : 33, 45, et maxi 45 tours&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_214 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://sebastienrongier.net/IMG/gif/vinyl-record_93.gif' width=&#034;278&#034; height=&#034;240&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Photogramme issu d'un film n&#233;erlandais non essentiel &lt;i&gt;De Lift&lt;/i&gt; de 1983 dans lequel un ascenseur &lt;i&gt;fou&lt;/i&gt; (encore la faute de la technologie) tuait et &lt;i&gt;mangeait&lt;/i&gt; litt&#233;ralement les occupants... alors qu'on le sait bien c'est le moyen de transport le plus s&#251;r, apr&#232;s les escaliers de Radio France !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
