Histoire de photographie

C’est toujours très curieux. Avec les livres, il y a les séances photos. Je me souviens des amis qui s’étaient copieusement moqués du bandeau de couverture de Ce matin avec ma pomme en couleur. C’était la charte graphique d’alors pour Flammarion. Suis bien content qu’avec 78 et Fayard, le livre soit sans visage mais avec une affirmation graphique très originale (et que j’aime... j’y reviendrai).

Mais on ne coupe pas aux séances photos. Je me prête cependant au jeu, avec d’autant plus de plaisir qu’il s’agit de rencontrer Richard Dumas... en vrai !

Rendez-vous à l’hôtel Alba en début d’après-midi après une matinée de travail, une semaine de travail. Je suis aussi curieux que fatigué. L’homme est aussi simple que charmant. On parle du livre, des années 70 des punks et de Bob Dylan. On parle musique, et il photographiera en musique quand on sera monté dans le minuscule ascenseur pour atteindre la chambre au milieu des travaux.

Sur la petite table, les objets de la photographie et de la musique, une logique d’ensemble, et son pied, comme à la recherche de la lumière.



Je suis un “modèle” parfait pour lui, me dit-il, docile et immobile. On tourne dans la pièce. Il photographie. Assis, debout, dans l’encadrement d’une porte, près d’une fenêtre, avec ou sans manteau.




C’est donc dans cette chambre qu’il fera ce portrait, parmi les dernières photos prises après une concentration très agréable en fait. Evidemment difficile pour moi de regarder cette image autrement que comme une image tant elle ne correspond pas au type que je croise tous les matins dans la glace ! C’est vraisemblablement moi... mais "en beau" ! Ils sont forts ces photographes. En tout cas un grand merci à Richard Dumas pour ce beau moment.



©Richard Dumas pour Editions Fayard





Sébastien Rongier - 11 juin 2015