Le choc des métropoles aux éditions de l’éclat

Livre passionnant et foisonnant.

Une note de lecture sur remue.net.

EXTRAIT (qui également toute sa place ici) :

la théorie sensitive de la modernité apporte un éclairage décisif sur la manière dont a été ressentie, comprise et souvent rejetée la modernité métropolitaine. Elle révèle que l’expérience de la grande ville est, avant toute chose, une expérience traumatique de la modernisation : dominée par l’hyperstimulation sensorielle et l’état de choc, cette expérience est à l’origine, pour le citadin, d’un affaissement psychique, d’une perte de repères spatio-temporels, voire d’une dissolution des expériences de transmission intergénérationnelles. Mais la théorie sensitive de la modernité peut également être comprise comme une tentative — ambiguë sans doute, mais décisive — de dépassement de ces mêmes critiques : pour Simmel et Benjamin, et dans une moindre mesure pour Kracauer, l’hyperstimulation sensorielle et l’état de choc contiennent un potentiel libérateur pour le citadin. [1]



Sébastien Rongier - 6 janvier 2009

[1] Stéphane Füzezzéry et Philippe Simay « Une théorie sensitive de la modernité », in Le choc des métropoles. Simmel, Kracauer, Benjamin, Editions de l’éclat, 2008, p. 16.