OUvroir de REcherche POtentiel (épisode 2)



Afin de prolonger les propositions méthodologiques faites aux chercheurs en vacance provisoire d’idées ou de perspectives (voir ici la première proposition), mettons au jour de nouvelles perspectives.

Le chercheur ira d’abord dans espace dédié à son travail : une bibliothèque. Il peut en exister d’autres mais il trouvera dans la bibliothèque le confort propice à la concentration et un environnement de concentration dans lequel il pourra se réconforter (et se dire en serrant les dents de joie ou de crainte : je ne suis donc pas seul... ou seule, c’est selon).


Deux nouvelles propositions donc. Celles-ci peuvent favoriser l’échange car la bibliothèque peut aussi être un espace de socialisation mais pas de rencontres amoureuses (pour ce faire, il ira au rayon bricolage du BHV ou au rayon Yaourt de son Monoprix) :

1/ Prendre le livre que lit et étudie votre voisin ou voisine de gauche. Il s’agira ensuite d’intégrer ce nouveau livre à vos propres recherches en cours (si vous n’avez pas de voisin de gauche, rabattez-vous sur la droite mais avec précaution).

Cette nouvelle méthode peut se cumuler avec la précédente dite du « hasard objectivé »… mais en excluant dans ce cas l’ajout des trois références citées.

Il peut, par exemple, être très stimulant d’avoir un voisin qui travaille sur les modèles de morphogénèse de René Thom et d’intégrer ceci dans la réflexion que vous menez sur Mauriac (surtout s’il s’agit d’un livre que vous venez de trouver dans l’heure qui précède).

2/ Créer une cohésion, une dynamique de recherche et un « esprit de groupe » en échangeant son ordinateur :

A. avec son voisin de droite ou de face

B. ou en élaborant une stratégie dite du N+7 : choisir une échelle de dynamique N+7 places de table, rangées, ou salles).

Si une bibliothèque entière (l’ensemble des chercheurs) se met à agir de la sorte, il y a une possibilité, certes infime, qu’au terme des échanges et commerces des ordinateurs, vous puissiez récupérer le vôtre, après un passage de mains en mains. Dans ce cas, il est recommandé au chercheur d’éteindre son ordinateur, d’aller prendre un café, et de mener une réflexion intérieure pour déterminer si sa recherche n’est pas une impasse.


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Sébastien Rongier - 20 septembre 2012